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16/07/2015

Cherchez pas Docteur, c'est une hypothyroïdie !

Lepage.jpegJ'ai évoqué dans un post précédant l'ouvrage du Dr Benoît Claeys qui s'est avéré être une révélation. A mes abonnés qui n'ont pas forcément le bagage médical nécessaire, je conseille l'ouvrage de Caroline Lepage. Thyroïde : enfin le traitement qui sauve, six millions de français mal soignés.

Il montre l'étendue du problème sur le plan pratique, venant d'une patiente concernée, il décrit les problèmes tels qu'ils se posent dans la réalité quotidienne. Médicament mal adaptés et mal prescrits quand le problème est diagnostiqué. Alors ne parlons pas de ce qui se passe quant il ne l'est pas !

L'interdiction des extraits thyroidiens en 2006, suite à des abus de médecins amaigrisseurs, est une catastrophe qui s'ajoute au reste. car n'en déplaise aux médecins les hormones synthétiques, c'est pas le top. Surtout quand on s'obstine à prescrire de la T4 qui est mal transformée en T3 par la plupart des patients. Alors quand cette T4 est "enrichie" en lactose produit auxquels pas mal d'hypos sont intolérants c'est la cerise sur la gâteau !

Le livre magistral du Dr Mark Starr

Starr.jpgLe Dr Mark Slatter a publié un ouvrage intitulé Hypothyroidism type 2, the epidemic qui va bien au delà du livre paru chez Souccar. Je ne peux que le recommander à ceux qui lisent l'anglais. J'ai entrepris de le traduire in extenso. C'est de l'anglais assez basique. les traducteurs automatiques donnent des résultats lisibles et je mettrait cette traduction sur le Cloud à disposition des abonnés.

De ce livre j'en ferai un résumé détaillé d'ici un moment. L'ouvrage fait 300 pages et je n'ai pu en étudier minutieusement qu'un peu moins du tiers. Soit dit en passant, preuves statistiques à l'appui, ce livre montre que le dogme des mauvaises graisses (saturées) comme cause des maladies cardio vasculaires est ARCHI FAUX. Cet ouvrage, qui constitué un trait de lumière fulgurante me permettant de rassembler d'une façon cohérente divers acquis en complète contradiction avec les thèses encore en vigueur au sujet de certaines maladies dégénératives m'apparaît comme une sorte de "clef de voûte".

Enfin il n'en reste pas moins vrai qu'il existe au monde deux choses également CRIMINELLES ce sont d'une part les DOGMES RELIGIEUX et les DOGMES MEDICAUX. Clercs plus ou moins "intégristes" toutes religions confondues et médecins rivés à l'académisme sont à foutre dans le même sac et seraient à noyer d'urgence avec une grosse pierre au fond dudit sac si ce n'était pas irréalisable, vu la dose de sentimentalité "humaniste" ambiante ! Quel dommage de penser qu'en France notre sacro sainte révolution ne nous a libéré de rien du tout. Il n'est que de voir la survivance de certains "offices" pour constater que nous sommes encore sous ce que l'Ancien Régime a produit de plus funeste. En revanche, ce qu'il avait de bon nous l'avons et qui faisait obstacle à trop de centralisation et d'unification jacobine nous l'avons carrément perdu !

Qu'est-ce que l'hypothyroidisme de type 2 ?

Vous connaissez le diabète de type 2, caractérisé par une résistance à l'insuline et bien c'est le phénomène analogue avec les hormones thyroïdiennes cette fois qui sont en suffisance d'après les normes mais les cellules les utilisent mal de sorte que les taux sériques sont normaux mais il faut malgré tout faire des apports pour rétablir l'équilibre.

L'hypothyroïdie se caractérisant par un ralentissement du métabolisme basal, elle fait le lit des maladies dégénératives à commencer par l'artériosclérose et le diabète.

Bref, les cas que je discerne autour de moi du fait que mes yeux se sont ouverts subitement à une certaine lumière sont parfaitement conformes à ce qui est expliqué dans l'ouvrage évoqué.

Hélas je ne suis pas médecin...

Pendant plusieurs années, j'ai correspondu avec une femme cyclothymique et insomniaque. Avec un médecin actuellement chargé du suivi des patients faisant le protocole du Dr Schwartz, j'ai fait une répertorisation homéopathique. On est tombé sur le même remède qui n'a rien donné...

Je n'ai pas vu les signes majeurs d'hypothyroïdie. La chose ayant fait tilt, j'envoie un mail à cette personne la pressant de relever ses chiffres de TSH. Elle la fait doser : elle est à 9 et sa TSH a toujours été trop haute. Là il est clair que la prise de lithium est Cie a aggravé l’hypothyroïdie qui est la cause première de son état. Je lui explique la marche à suivre (dosages à effectuer) et lui recommande de trouver au plus vite un endocrinologue doué. Elle relève ses taux sanguins de T3 et T4, ils sont réputés normaux mais enfin la clinique est formelle : c'est une hypothyroïdie de type 2. Elle me réclame des anxiolytiques naturels (végétaux) dont elle pourrait "abuser". J'ai refusé : ça ne marchera pas. Rien ne peut marcher tant que le déséquilibre n'aura pas été corrigé !

Évidemment, cela va être pour elle le parcours du combattant ! Elle n'est pas d'attaque pour secouer l'inertie académique qui règne en France, elle a évidemment du mal à comprendre le problème sous l'angle scientifique.

Autre cas, c'est une infirmière qui brutalement un jour est tombée en dépression. Je me suis renseigné, son allure de myxœdémateuse est héréditaire. Les psychiatres se sont emparés du cas et lui ont fourgué des tonnes de lithium. Elle avance avec lenteur phénoménale mettant un petit pas devant l'autre, elle parle très lentement. Le soit disant traitement a aggravé et a fait de cette femme une épave ambulante. On dirait un bibendum !

Figures de myxoedémateuses

hypothyroidismafter2.jpgDimanche dernier, j'entre dans le sas d'une banque pour prendre des billets. Il y avait 3 personnes, dont une femmes trapues, le visage bouffi, un cou très large qui éponge et soupire. J'engage la conversation et lui demande si son médecin s'est occupé de sa thyroïde. Elle me répond qu'elle a réclamé un examen à cause de son cou qu'elle trouve un peu gonflé. L'écho est négative, pas de nodule et les choses en sont restées là... Trois mois de poudre de thyroïde et cette femme pourrait être radicalement transformée et ce sont des milliers d'Euros d'économies à venir pour l'Assurance Maladie. Elle est partie en disant qu'elle va relancer son généraliste mais ça ne va pas donner grand chose.

Notez en passant que Statter fait remarquer que depuis les années 50 on ne publie plus d'atlas photographique des cas d'endocrinologie qui pour l'hypothyroïdie témoignaient de transformation physique éloquente. N'est-ce pas que les hormones synthétiques, surtout mal utilisées, ne donnent plus des résultats comparables ?

Voir d'autre photographies extraites de l'ouvrage du Dr Starr: http://misslizzy.me/hypothyroid-before-and-after/

Fixation fautive sur la T4

Il est rare que la T4 (Levothyrox) donne des résultats satisfaisant tout simplement parce qu'elle est difficile à doser d'une part et que d'autre part sa demi-vie étant très longue, les effets sont plus lents à venir et on risque d'avantage un excès. Du moins quand l'organisme est encore capable de la transformer en T3 car je rappelle que la T4 est en soi un emplâtre sur une jambe de bois. Elle est INACTIVE !

La T3 ayant une demi-vie de 24 heures, il serait plus intelligent d'opter direct pour le CYNOMEL car en raison même de cette demi-vie, l'élimination étant plus rapide, il est plus facile d'adapter rapidement le dosage encore faut-il prendre la peine d'expliquer au patient comme reconnaître les effets d'un éventuel surdosage.

Mais enfin dans ce domaine, on voit des choses à peine croyable. Un voisin est en hyperthyroïdie. Il doit prendre du Neomercazole pour freiner sa thyroïde. Et bien son généraliste, alors que ce médicament était en rupture lui a collé du Levothyrox et a failli faire crever son patient ! Une erreur qui a causé un malentendu entre l'endocrinologue et un autre spécialiste qui a reçu une lettre incendiaire en lui et place du généraliste fautif !

Je reviendrai longuement sur l'ouvrage cité et je donnerai un résumé aussi complet que possible de ce qu'il faut savoir pour régler sa thyroïde. A noter qu'en ce qui concerne la poudre de thyroïde (Armour aux USA et Erfa au Canada) il s'est posé des problèmes en 2009 un changement dans la galénique aurait conduit à une baisse d'activité. Je ne pourrai pas donner d'indication pour ce genre de fourniture sur le blog car l'importation est interdite en France. Je suis en train de recenser les solutions accessibles ne serait-ce que pour mon propre usage d'hypo (assez léger heureusement) et je ne peux communiquer sur ce point qu'en privé et seulement avec des particuliers susceptible de posséder le minimum de bagage technique nécessaire ou des médecins convenablement sensibilisés au problème. 

13:26 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2015

Comment votre thyroïde risque de vous jouer des tours à votre insu de plein gré (...) et surtout avec la bénédiction des endocrinos...

thyroïdie.jpegJ'ai déjà évoqué le problème du diagnostic de l'hypothyroïdie dans deux notes que je réviserai à l'occasion. Si j'en trouve le temps. Dans la première j'indique une méthode de diagnostic par la prise de température.

http://silicium.blogspirit.com/archive/2014/11/25/la-thyr...

http://silicium.blogspirit.com/archive/2013/08/31/le-prof...

Un médecin que j'ai évoqué à plusieurs reprises, le Dr C., un fils de militaire qui aurait mieux fait de faire une carrière de pianiste avait attiré mon attention sur une TSH élevée, quoique dans les normes suivants les créneaux indiqués par les labos, elle impliquait à ses yeux une hypothyroïdie. Aussi quand est paru l'ouvrage ci-contre du Dr Benoît Claeys, je l'ai vite commandé chez mon libraire.

Il aurait fallu libeller le titre autrement et évoquer ce que le médecin (ou l'endocrinologue) ne vous dit pas tout simplement parce qu'il l'ignore mais que vous devez savoir.

Sur le préfacier

Chose étrange le Dr Thierry Hertoghe, dont l'arrière grand père a donné son nom à la description d'un syndrome hypothyroïdien n'a pas l'air d'être mieux informé que ses confrères si j'en juge par le contenu de sa lettre n° 2 sur l'insuffisance thyroïdienne. Qu'il ne donne pas les normes et les directives pour mener à bien un contrôle biologique, et c'est devenu chose enfantine depuis que j'ai dévoré le livre, je pourrais à la rigueur le comprendre car lui et sa soeur, établis à Bruxelles vivent (grassement j'imagine) du déni dont souffre les hypothyroïdiens. Et de cela je vais en parler !

Plus curieux est ce passage : Le cortisol freine la transformation de l’hormone thyroïdienne thyroxine ou T4, peu active (en réalité INACTIVE !), en hormone thyroïdienne fortement active, la triiodothyronine ou T3 (en théorie seulement car elle a besoin du cortisol pour pénétrer dans les cellules cibles). Une carence en cortisol permet à la T4 de se transformer trop rapidement en T3, surtout lors de stress, ce qui résulte en poussées d’excès d’hormone thyroïdienne au moindre stress qui survient (on aurait donc les signes d'une hyperthyroïdie).

Le traitement consiste à faire des tests de diagnostic de l’insuffisance surrénalienne et prendre, si le diagnostic est confirmé, un supplément en cortisol.

Le Dr Hertoghe me parait s'être embrouillé...

Les aléas qui sont à l'origine d'un mauvais fonctionnement des hormones thyroydiennes

1) Une mauvaise transformation de la T4 en T4 par l'enzyme 5'-désiodase

2) Une transformation de la T4 en R-T3 inactive par la 5-désiodiase

3) Lorsque la T3 ne parvient pas à pénétrer dans les cellules pour agir faute de cortisone et de vitamine D.

Nulle part le Dr Claeys n'a parlé du rôle du cortisol dont l'absence ou la carence inciterait la T4 à se transformer en T3. Enfin l'article évoqué ne vaut pas un pet de lapin. L'héritier du grand spécialiste a sans doute a eu à coeur de ne pas vendre la poule aux oeufs d'or mais en acceptant de préfacer Claeys je crains qu'il ne se soit tiré une balle dans les panards... Pour tout dire je crains que le double rôle qu'il fait tenir au cortisol soit fautif. Toujours est-il que dans le meilleur des cas il aurait détourné l'attention sur un détail qu'il aurait plus ou moins bien compris.

Faut-il acheter le livre de Claeys ?

N'achetez pas ce livre pour vous car je vais vous dire l'essentiel mais si vous voulez l'offrir dans un joli paquet cadeau agrémenté de quelques rubans colorés à votre généraliste ou à votre endocrinologiste, vous pouvez toujours essayer mais il risque de mal le prendre. Alors vous pouvez imprimer mon article et lui remettre cela vous coûtera moins cher et s'il est intelligent il déduira le coût du bouquin de son confrère de ses frais généraux de formation continue.

J'ai expliqué de quoi il retourne à un ami qui pourrait être mon père. Bien qu'il n'entende pas grand chose à la médecine, j'ai vu à son regard que mon exposé a été d'une limpidité telle qu'il a percuté immédiatement.

La clinique d'abord la confirmation biologique ensuite

C'est très simple vous allez voir, l'hypothyroïdie même fruste se déduit de la clinique, ce qui nous vient de l'ancêtre du Dr Thierry Hertoghe est toujours d'actualité. Je parlerai de la clinique et des signes après et je commence par la biologie, soit les examens de laboratoires qui doivent servir de confirmation. Je rappelle qu'on ne peut trouver par la biologie que si on sait ce que l'on cherche ! Tout un programme, la plupart des jeunes médecins ont tendance à inverser la proposition, ils n'ont pas un bon diagnostic alors en biologie ils font les choses à moitiés ou s'égarent carrément. J'en ai connu un qui ne savait même pas ce que c'était que les fructosamines et à quoi ça servait parce que l'Assurance Maladie tend à imposer l'hémoglobine glyquée qui ne se contrôle que tous les trois mois et ne convient pas pour ajuster le traitement d'un diabétique de type II.

La TSH est primordiale oui mais il y a un os quelque part...

Les médecins sont dressés à se référer aux hausses de la TSH mais le créneau de normalité des labos est trop large donc on passe à côté d'une hypo 80 à 90 fois sur 100 quand on en a subodoré une. Depuis 2002 au USA la limite supérieure à été fixée à 2,5 mUI/L, en France on en est encore à 4,4 mUI alors qu'il faudrait la ramener à 1,3 mUI. Je n'ai pas besoin de vous faire de dessin sur le pourquoi du comment il se fait que des milliers de patients ne sont pas et ne seront pas traités comme ils le devraient.

Sur les dosages de T3 et T4

Il est vrai que lorsqu'on soupçonne une hypo, il est absolument inutile de doser et la T3 et surtout la T4 dans le sérum. Même si les chiffres sont dans les créneaux, quelque soient ceux-ci ça ne garantit pas l'absence de trouble. L'Assurance Maladie a raison de faire la chasse aux dosages de T4 et de froncer les sourcils quand on ne s'en tient pas à la TSH  mais encore faudrait-il que pour cette dernière les normes soient fiables. Cependant je m'empresse d'ajouter que chez les rouquins et rouquines la TSH cela ne marche pas, elle est généralement dans les (bons) clous et pourtant il y a hypothyroïdie.

Doser la T3 urinaire suffit si la TSH débloque

Alors oubliez les dosages sanguins des T3 et T4. Si vous avez un doute vu ce que je viens d'exposer, vous foncez direct au labo dont vous avez l'habitude, vous réclamez un flacon pour recueillir vos urines de 24 heures et vous les collectez selon le protocole qu'on vous indiquera (on jette la première urine du matin et on termine par la première du jour suivant) et vous demandez le dosage de la T3 dans les urines de 24 heures. Cela va vous coûter 22 € et puisque cet acte hors nomenclature n'est pas remboursée vous n'avez nul besoin d'ordonnance. Si le labo fait des histoires, soit vous les menacez de changer de crémerie, soit vous tapez du poing sur la table.

Si donc la T3 urinaire n'est pas au top, vous avez la preuve d'une hypothyroïdie si les signes caractéristiques sont présent et vous retournez voir votre généraliste et vous lui demandez de doser votre cortisol libre et vous allez au labo à l'ouverture (8 heures en moyenne), plus le cortisol urinaire des 24 heures. Comme il va falloir encore pisser dans un bocal pendant 24 heures, il vaut mieux avoir un médecin avec qui on peut négocier de façon à ce qu'il vous fasse faire tout dans la foulée. Notez qu'il ne suffit pas de mettre en évidence une T3 en quantité insuffisante mais il faut tester la fonction surrénalienne pour s'assurer que si vous devez accepter une supplémentation, il faut s'être assuré préalablement que cette T3 va pouvoir agir, or le cortisol joue un rôle déterminant au niveau des cellules cibles. Autrement dit il faudra peut-être accepter un peu d'hydrocortisone (et éventuellement de DHEA) au moins temporairement le temps de restaurer la fonction surrénalienne avec notamment une supplémentation en vitamines du groupe B. En particulier... Là ça se complique un peu car des considérations individuelles entrent en ligne de compte.

Je ne vais pas entrer dans tous les détails possibles car tout ce que je raconte ne me rapporte pas un kopec et j'ai toujours l'impression de travailler pour le Roi de Prusse... Donc je m'en tiens aux grandes lignes du cas le plus basique, ce qui est assez généreux de ma part car si ce que j'énonce est limpide vous allez pouvoir vous sortir les doigts du cul avec un peu de diplomatie et là je ne peux pas vous aider...

Supplémentation : l'arnaque à la Lévothyrox !

Maintenant et quand à la supplémentation, vous n'êtes pas sorti(e) encore de l'auberge. Le médecin et/ou l'endocrino vont vous coller quasi systématiquement de la Levothyrox, c'est à dire, de la T4 qui rappelez vous est inactive si elle n'est pas transformée en T3. Donc on va sûrement vous refiler de la T4 et non un mélange de T4 et de T3 (Eurythral). Or si c'est la T3 qui est en rade et que le dosage urinaire de la T4 est correct, ce qui est très généralement le cas vous ne risquez pas d'avance d'un pouce avec ce fichu Levothyrox. Comment se fait-il que les médecins et même des endocrinologues paniquent et ordonnent même d'arrêter un traitement à l'Eurythral quand les patients s'en trouvent bien ?

Mauvais formatage ou calcul

Sans doute un peu des deux mon Général !

Il y a plusieurs réponses possibles et je vous laisse choisir : réaction d'un "con" qui a été mal formaté et qui l'ignore ou qui craint de perdre le contrôle de celui qui le font vivre ? Exemple de calcul plus ou moins criminel : si je ne donne que la T4 et que ça marche à moitié, je suis sur de fidéliser le client !

Une chose est certaine : en France l'incompétence est entretenue on l'a vu pour les "créneaux" relatifs à la TSH, est-ce intentionnel de la part des formateurs pour le compte des labos ?On a vu qu'aux USA les normes pour la TSH sont plus proches de la réalité. En France, il règne un esprit particulier et une méfiance systématique à l'égard des innovations qui ailleurs fonctionnent.

Une chose est certaines les médecins sont mal formés sur le chapitre et la rigidité psychologique qui est le propre de ceux qui se savent plus ou moins inconsciemment mals assurés de leurs connaissances souvent approximatives suffit à expliquer certaines résistances.

Nécessité fréquente de l'Euthyral

La quasi totalité des cas cliniques évoqués par Claeys montre que si en théorie l'association de T4 et T3 est plus délicate à manier à cause de la demi-vie courte de cette dernière, j'ai beau réfléchir je ne vois pas en quoi ça serait plus sorcier que de ne donner que de la T4 mais il est vrai que la plus grande longue de la demi-vie de cette dernière un éventuel surdosage va se manifester plus progressivement. Mais il faut souligner qu'on doit commencer éventuellement par des quarts ou des demis comprimés et monter progressivement avec l'Euthyral.

A la recherche des signes d'hypothyroïdie

Concernant les signes d'hypothyroïdie, ils sont nombreux, la fatigue matinale surtout, la frilosité, l'intolérance à la chaleur, les mains les les pieds glacés, l'hypotension et la bradychardie (pouls lent) - mais pas toujours surtout chez les personnes âgées -, les tendances dépressives, la sécheresse cutanée, le dessous des pieds jaunes, les pieds plats, les crampes musculaires, la constipation (surtout chez les femmes), une mauvaise circulation des liquides (jambes, œdèmes du visage et des paupières) et un détail assez parlant, savoir le fait que le tiers externes des sourcils est comme "rapé", ces signes et d'autres encore,  comme une perberté tardives, des petits seins, la pillule qui fait grossir tout cela converge en faveur du déficit dont il est question dans tout ce post.

Les causes de fatigue chronique

La fatigue étant un des signes majeurs, elle implique d'éliminer les causes non hormonales, savoir les causes infectieuses, une dysbiose, et ou une intoxication quelconque (métaux lourds, polluants ménagers divers, pollution électromagnétique). Or la vogue de la maladie de Lyme avec ses éventuels, co-facteurs, les errements conceptuels à propos des prétendues "candidoses systémiques", l'obsession du mercure et de l'aluminium etc... tendent à faire oublier qu'il faudrait sans doute commencer par interroger les signes propres à justifier un soupçon d'hypothyroïdie.

Notez que l'hypercholestérolémie et le diabète de type II, la tuberculose, un infarctus avant 50 ans çà compte parmi les signes dont il faut tenir compte avec le plus fort coefficient. Et si un certain nombre de pathologies qui accaparent notre attention et ruinent l'Assurance Maladie avaient pour racine une hypothyroïdie plus ou moins larvée ?

Les hypothyroïdiens sont légions

Depuis que j'ai une vue claire des choses, des cas d'hypothyroïdies j'en découvre autour de moi qui ont été mal traités, j'en devine quelques uns notamment chez une femme déprimée avec qui j'ai correspondu pendant des années. Son remède homéopathique a échoué et en relisant l'observation faite avec un médecin, je vois les signes d'hypothyroïdie me sauter à la figure et j'ai pas demandé les analyses afférentes car je supposais que les médecins généralistes savent discerner ce genre de trouble hormonal. On a collé sur une correspondante un syndrome de Gougerot (syndrome sec) sur le dos, or elle a fait une thyroïdite, il n'y avait donc pas lieu d'aller chercher au diable Vauvert la cause de sa constipation opiniâtre. Or elle est mal supplémentée, elle était en forme avec l'Euthyral et tire la langue avec le Levothyrox.   

Enfin, pour ce qui me concerne la prise en compte du contenu du livre de Benoît Claeys que j'ai dévoré et assimilé en a peine plus d'une lecture nocturne aura été un trait de lumière. Ma vie aurait sans doute pris une autre tournure si j'avais été en état de mieux fonctionner. Je n'ai pas encore dosé mes T3 urinaires mais comme je suis atypique en tout, il se peut que je sorte des cas de figures les plus courants et n'y trouve pas mon compte. J'ai cependant de bonnes raisons de croire que ce post à des chances de s'avérer l'un des plus utiles sur ce blog.

17:06 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2014

La thyroïde et ses dysfonctionnements

Barnes.jpgJ'ai reçu d'un correspondant un gros paquet d'articles tirés de revues alternatives dont Energie Santé que je viens de m'efforcer de trier. Qu'il en soit ici remercié pour le cas où j'aurais du mal à retrouver son email car la fonction recherche de Foxmail déconne et des mails j'en reçoit pas mal. A propos de la revue citée, une lectrice m'a promis de la scanner entièrement et je n'en ai pas de nouvelles. Mais c'est un peu de ma faute car elle m'avait demandé de lui faire une liste de priorités et la chose m'est sortie de la tête, là encore je vais avoir du mal à retrouver son mail.

Dans le N° 70 de juin 2006 est paru un article intéressant qui répond à quelques unes des questions que je me posais mais sans évidement que tout soit élucidé.

Deux faits sont confirmés par l'article, les dysfonctionnements de la thyroïde et en particulier l'hypothyroïdie sont très répandus et les effets, très nombreux demeurent souvent inaperçus dans le cas d'une hypo. D'autre part les dosages hormonaux sont délicats à interpréter. Je scannerai l'article et il sera disponible sur le Cloud qui est accessible par abonnement et donc sous condition. L'envisage de la compléter et je me bornerai pour l'instant à un bref résumé.

Le dosage se fait sur 3 facteurs, la TSH comme hormone stimulatrice des hormones proprement thyroïdiennes soit T3 et T4. Mais le fait que ces dernières atteignent des chiffres normaux ne veut finalement pas dire grand chose car cela ne prouve pas qu'elles remplissent correctement leur rôle au plan cellulaire. Et si la TSH tend à monter, bien que le taux de T3 et T4 soit dans les clous cela implique une difficulté de stimulation, cela veut dire qu'il y a un problème. L'article évoque un "point fixe" de T4 mais ne donne aucune précision à ce sujet.

J'ai trouvé sur le forum suivant une référence à ce point fixe dans un texte comportant des passages proches de l'article dont je dispose :

http://www.forum-thyroide.net/index.html?http://www.forum...

Mais l'explication demeure absente. Voici une page nettement plus explicite mais qui reste à analyser et à traduire et pas seulement autour de ce "point fixe" de la T4 qui semble permettre de juger de la situation par la seule TSH :

http://home.scarlet.be/~tsd51298/thyro_labo.htm

Cette page donne sur des dosages plus élaborés de seconde intention (anticorps par exemple) des indications cliniques et l'on doit d'abord se baser sur la clinique avant de se lancer dans des dosages. La liste des symptômes se recoupe avec celle dont je dispose qui est un peu plus étendue et mentionne un signe que j'avais retenu depuis longtemps : la raréfaction des sourcils et j'ajoute surtout à la pointe. s'il existe d'autres signes comme la fatigue, la frilosité, la somnolence et des signes de métabolisme ralenti, il faut se poser des questions !

Le test de température basale du Dr Barnes

La température se prend au réveil dans le lit et sans bouger, sous le bras pendant 8 minutes et durant une huitaine de jours. Et effectivement j'ai vérifié qu'il existe une différence d'environ 0,5° avec la prise dans le rectum. Je suppose que le lieu de la prise a une importance et dans ce cas ma propre température serait légèrement basse. La fiabilité de ce test serait de 85%. 

On trouve sur Internet plusieurs allusions à cette méthode, complétée par celle de Wilson, plus controversée qui se prend dans la bouche.

La normalité se situerait à partir et au dessus de 36,4 et même 36,6° selon les sources. On descend par palier de gravité d'environ - 0,5° à légèrement bas, bas et très bas. 

Les causes de dysfonctionnement peuvent être nombreuses, stress, métaux lourds, carence en oligo-métaux, tabagisme, conflits, insuffisance rénale, excès d'iode, contraceptifs oraux, glucocorticoïdes, Cordarone et ses génériques, interféron etc...

Concernant la thérapeutique on préconise en hypo notamment des suppléments de L-Tyrosine, des adaptogènes (cas de stress), et une formule d'aromathérapie (ex : Rosmarinus, Juniperus, Origanum, Commiphora myrrha) mais il n'existe pas de formule passe partout. Le grémil a été utilisé en cas d'hyperthyroïdie, il s'agirait d'un véritable "casse pierre" mais en cas de lithiase et de suspicion d'hypothyroïdie, il convient d'éviter cette plante.

Retenir que le diagnostic est difficile que l'hypothyroïdie est assez répandue, que divers facteurs peuvent intervenir comme causes et être imbriqués, que les généralistes s'en tiennent à la TSH et ne semble même pas conscients qu'avec la dosage des T3 et T4 (qu'il faut souvent réclamer) on risque d'être trompé par des résultats apparemment normaux, que les mêmes ne pensent pas déterminer s'il existerait un ralentissement du métabolisme basal en commençant par le test de température. Il faut dire également que ces signes de ralentissement peuvent dépendre de la météorologie.

Bref tout dysfonctionnement marqué de ce métabolisme en hypo ou en hyper devrait inciter à déterminer le statut thyroïdien du patient concerné. Et j'ai vu plusieurs personnes patauger parce que leur médecins n'avaient pas l'air de maîtriser le sujet. Maintenant il faut bien dire que le fait de s'en référer à un endocrinologue n'est nullement une garantie, il s'agit d'une discipline qui demande des dosages répétés à différentes heures plus une grande finesse d'interprétation. Mais il existe tellement de troubles plus ou moins larvés qui peuvent avoir pour origine principal un dysfonctionnement thyroïdien même relativement léger qu'il m'a paru nécessaire de sensibiliser mes lecteurs à ce sujet qui est loin d'être simple.   

15:04 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)