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11/10/2017

Levothyrox nouvelle formule : La thèse du Dr Dupagne, dernier épisode ?

Capture Levo.JPG

MAJ du 14 octobre

L'ANSM est infoutue d'employer les expressions qui conviennent, on s'en doute que les problèmes rencontrés sont dus à un déséquilibre thyroïdien mais pourquoi n'avoir pas expliqué clairement que dès lors qu'on change de médicament un problème de bioéquivalence lié à des facteurs personnels peut se produire. décidément les problèmes de communication perdurent. oui pas de symptômes nouveaux mais je rappelle que certains effets indésirables ne sont que des signes d'hypo ou d'hyper. Décidément c'est vraiment le pagaille ! Alors faut pas s'étonner de la panique qui est bien sûr aggravée par les médias qui bien évidemment amplifient les erreur de terminologie. Quel bordel que cette administration incompétente et perclue de conflits d'intérêts par dessus le marché... J'ose espérer que, cette fois, la messe est dite...

MAJ du 11 octobre

Voir : http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/10/11/les-effets...

Il s'agit bien, j'en suis convaincu, d'un problème d'adaptation des dosages. Et les fautifs sont d'abord les toubibs qui n'ont pas fait les contrôle requis. Normal, l'immense majorité de ceux-ci, y compris beaucoup d'endocrinos, ne comprennent rien au sujet. Rien d'étonnant car il faut dire que les "normes" de la TSH sont fausses. En d'autres termes, l'intervalle entre les clous est trop élevé puisque selon les spécialistes, il y a suspicion d'hypo dès 1.3 à 1.5 de TSH...

C'est donc en définitive une belle connerie d'avoir remis en selle, provisoirement le Lévo ancienne manière devant l'ampleur de la bronca. C'est crétin d'autant plus que l'approvisionnement s'est avéré défectueux car enfin de toute façon il va falloir se faire à la nouvelle formule...ce rétropédalage a cependant du bon qui démontre l'impéritie de nos dirigeants et il faut souhaiter qu'à présent le refus se recentre sur la nouvelle obligation vaccinale et que le cas échéant les français descendent massivement dans la rue.

Bande de connards

Enfin le comité de pharmacovigilance s'inquiète au sujets des cas « certains patients qui présentent à la fois des signes d’hypo ou d’hyperthyroïdie ».

Apparemment, c'est pour eux une grande découverte, pas pour moi ! Les quelques cas que j'ai suivi m'ont fait toucher du doigt qu'effectivement des symptômes d'hyper peuvent se présenter sur un fond de signes d'hypo dominants. C'est là tout le problème de l'ajustage de la supplémentation et ce n'est pas simple.

Cela dit si on n'avait pas carrément interdit sans raison la poudre de thyroïde, on aurait sans doute plus de facilité à traiter certains cas. En l'absence de thyroïdite auto-immune où l'opothérapie est à éviter... Car en effet il existe 4 hormones thyroïdiennes soit T1 à T4 et si elles existent à l'état naturel c'est que chacune à sa nécessité.

Sur la liste des effets secondaires ou indésirables

Ce qui prouve magistralement l'ignorance et le défaut de maîtrise des spécialistes c'est de voir figurer dans cette liste des symptômes d'hypo, c'est-à-dire en définitive de sous dosage. Fatigue persistante, insomnie et surtout perte de cheveux c'est CLAIREMENT de l'hypo, ces signes n'ont dont pas à figurer dans une liste censée concerner des effets indésirables.

Vraiment, cette affaire du Lévothyrox permet de discerner l'INCOMPETENCE de la gens médicatrix dans certains domaines !! Et ça je vous fiche mon billet que je suis sans doute le seul à le dire aussi clairement !

Moralité ! quel IMMENSE BORDEL que cette malheureuse affaire !

Mise à jour du 19 septembre : La mise au point du Dr Dupagne.

Jacques Valentin, bien connu pour son site Gestion Santé sur free m'a signalé la thèse du Dr Dupagne. Je cite :

Dans le flot d'information inutiles qui nous inondent, vous a peut-être échappée celle-ci :
http://www.atoute.org/n/article359.html
Le Dr Dominique Dupagne qui a consulté un pharmacologue statisticien, pense, à mon avis à juste titre, que Merck a moyenné artificiellement les variations importantes autour de la moyenne de la bioéquivalence du nouveau produit par rapport à l'ancien.
Autrement dit les nouveaux excipients renforcent ou inhibent pour un % non négligeable des personnes la libération du principe actif d'où des traitements déréglés avec hypo ou hyperthyroïdie à la clé.
Comme le traitement est pris par un nombre très important de malades, bonjour les dégâts.
 
Conclusion du Dr Dupagne : Gardons en tête que le nouveau LEVOTHYROX est de meilleure qualité que l’ancien, que la majorité des utilisateurs n’ont rien ressenti d’anormal lors du changement, et que tout finira par s’arranger en adaptant la posologie. Mais il est temps de sortir du paternalisme médical franchouillard : l’information doit être accessible à tous et ce n’est pas en cachant les réalités que l’on évite les crises, bien au contraire. 
 
Effectivement cette page m'avait échappé ! Je connais le site en question mais je n'ai pas eu l'idée d'y regarder...
L'effet nocebo a pu jouer pour un certain nombre de patientes. Il y a aussi le fait que les fortes chaleurs de cet été ont été une source de fatigue et ont pu aggraver le déficit de supplémentation. Enfin, je pense que le Dr Dupagne a mis le doigt sur le vrai problème. On constate en effet que beaucoup de femmes doivent modifier le dosage en plus.

Il est à noter que Richard Haas  n'était était dans la bonne direction qui a fait un rapprochement avec le problème posé par la génériques.

Enfin cette grosse cagade donne une très fâcheuse idée quand à la compétence des officines et des nos dirigeants ! L'afflux de produits concurrentiels risque d'être une cause de soucis. Changer de médicaments pose le même problème d'une adaptation nouvelle et les toubibs sont tellement brillants en matière de thyroïde (car mal formés notamment par des créneaux erronés pour la TSH) qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge.

Plainte contre le Lévothyrox : affaire classée à prévoir !

On vient d'avoir le résultat de l'enquête judicaire au sujet des pilules contraceptives de dernière génération. Affaire classée, circulez il n'y a rien à voir ! Alors vous pouvez prévoir le sort des plaintes contre X à propos du Lévothyrox ! Voir :

http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/pilules-contra...

Mise à jour du 18 septembre 2017 : la piste chinoise (??)

Me M-O Bertella-Geffroy : "Il y a eu une sorte de rétropédalage de la ministre de la Santé. C’est très bien. Nous sommes face à une crise sanitaire. Il ne faudrait pas que cela devienne une catastrophe sanitaire. Il faut des mesures de prévention, c'est-à-dire changer de formule. On avait un monopole en France avec le laboratoire Merck. On n'a pas eu le choix ni l'information du changement de formule. En France, sur les trois millions de personnes prenant du Levothyrox, il y a 9.000, peut-être 15.000 maintenant, signalements d'effets indésirables. Il faut faire une enquête sur les conditions de fabrication. Je vais écrire aux juges d'instruction de Marseille pour demander une enquête, notamment sur une usine en Chine."

Aux dernières nouvelles c'était un laboratoire allemand qui frabriquait la nouvelle formule...

Voir : http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/levothyrox-nous...

Un certain Dr Chevalier a noté également l'étrangeté de certains effets secondaires comme les crampes...

Mise à jour du 15 septembre

Cliquer sur l'image pour les dernières réactions.

L'affaire du "Lévo" tourne au scandale depuis qu'Anne Duperey est montée au créneau. Elle accuse le ministère de nous cacher quelque chose. Le ministre et les spécialistes ne cachent rien sinon leur profonde ignorance. Bourdin a interpellé la ministre. Le résultat c'est un rétropédalage  fort peu glorieux qui va accroïtre à juste titre la méfiance. Souhaitons que l'on arrive à faire retropédaler sur la question des 11 vaccinations car ça c'est INFINIMENT plus grave et plus menaçant ! Mais je n'y crois pas ! Le système français a quelques chose de totalitaire et même d'assez soviétique sous des apparences "soft", apparences de plus en plus fragiles même pour ceux qui conservent beaucoup de merde dans les yeux !

Les questions et les réponses officielles :

http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/levothyrox-vos-q...

Réponse correctes en apparence. Car une question demeure sans réponse c'est le mélange de signes d'hypo et d'hyper d'une part, phénomène qui n'est pas nouveau au demeurant. Mon généraliste l'avait constaté avec le "Lévo" à l'ancienne. Une autre question concerne la présence d'effets secondaires qui ne relèvent pas franchement de l'hypo ou de l'hyper et qui sont du reste notés dans la liste figurant sur la notice italienne de l'ancien Lévo. J'a émis la thèse d'une intolérance au mannitol mais on nous dit que la chose existe pour le lactose mais pas pour ce laxatif. Je suis quand même frappé par la violence et l'étrangeté de certains troubles. On nous promet une conclusion en octobre mais je doute qu'on explique quoique ce soit.

Rétropédalage de la ministre

Devant l'ampleur de la protestation populaire, le ministère recule et va redonner l'ancienne formule en France. En effet, j'ai chiffré à 0,3% les plaintes d'après les signalement mais les assos prétendent avoir reçu 1 million de ces plaintes soit 1/3 des médiques. De toute évidence, c'est faux. J'ai profité d'une d'un réunion importante pour faire un petit sondage. Il y a plus de gens qui se trouve aussi bien de la nouvelle formule que de gens qui s'en plaignent.

Sur le rétropédalage voir :

http://actu.orange.fr/france/levothyrox-l-ancienne-formul...

Il existe entre Menton et Vintimille une petite pharmacie où je vais quérir des lysats bactériens qui ont été supprimés en France. C'est un gros village où il y a un supermarché très fréquenté, notamment pour les spiritueux. On me dit qu'il y avait la queue dans la rue. C'est à vérifier. En tous les cas on n'y réclame pas d'ordonnance. On a du se rendre compte en haut lieu que ça allait faire comme pour les cigarettes et on nous annonce en plus la cessation de la non concurrence. Il ne va plus manquer que la dédramatisation de la soit-disant violence de l'Euthyral. Va t-on conserver les 2 formules ? Mystère.

Bref, je ne crois pas à un complot, ou qu'on nous cache quelque chose. Il est clair que les spécialistes appelés à la rescousse ne maîtrise pas la question mais il faut un œil et une oreille averti pour discerner à quelles questions ils ne répondent pas. Il est vrai que la principale n'a pas été posée. Les toubibs sont mal formés, endocrinos compris, alors les journalistes n'en parlons pas !  

Mise à jour du 7 septembre

La ministre est montée au créneau et promet un rapport pour octobre. Autant cette personne s'est avérée détestable quant à la décision de multiplier les vaccins infantiles, autant ses propos sur le "crise" du "Lévo" sont sensés mais nettement insuffisants. Je crois être bien le seul intervenant à avoir fait le tour de la question.

Enfin, les services de pharmacovigilance sont débordées. Pas étonnants. La démagogie a poussé la Marisol Touraine a mettre à disposition un système de déclarations accessibles aux particuliers. Comme ces derniers n'ont pas le discernement requis, çà bouchonne d'autant plus que les employés qui transcrivent les  déclarations n'ont pas la possibilité de contacter les toubibs.

C'est aux pharmaciens et surtout aux médecins d'encadrer cette "crise" mais ils sont si mal formés en matière de thyroïdie qu'il fallait s'attendre à un "gros caca".

La grande difficulté, je le vois bien, c'est clairement de distinguer entre des symptômes typiques d'une remontée de l'hypothyroïdie d'avec des symptômes réellement nouveaux et étrangers à cette problématique. Des désordres intestinaux pourraient être dus à des intolérance à des doses infimes de mannitol. Ce n'est, notez le bien, qu'une hypothèse mais personne ne l'a évoquée.

Je vous avoue que loin de m'arracher des larmes, cette "panique", essentiellement due à la sur information de mauvaise qualité type Internet me fait plutôt me pisser de rire dessus qui a au moins l'heureux effet d'exciter mon mépris abyssal pour cette société où la majeure parties des citoyens sont complètement "starbés"...

Quoiqu'il en soit, j'ai la certitude d'avoir fourni les repères pour faciliter une interprétation correcte du "phénomène". J'ai vraiment envie de distribuer des claques quand on me rapporte que les endocrinos trouvent l'Euthyral "trop violent". La ministresse a annoncé qu'elle a demandé au labo fournissant la thyroxine liquide d'augmenter la production et elle dit vouloir mettre un terme a l'exclusivité dont bénéficie Mercx pour la forme comprimé.

Notez encore que je ne suggère de commander l'ancienne formule en Belgique que pour les patientes qui ont réellement de gros problèmes et simplement pour les rassurer et je ne voudrais pas qu'on en déduise que je condamne la nouvelle formule. Je reste persuadé qu'on doit pouvoir solutionner beaucoup de plaintes en montant un peu le dosage après contrôle de la TSH.

Maintenant, je ne répéterai jamais assez que l'Euthyral n'est pas dangereux, contenant 20 mcg de T3 pour 100 de T4, on observé en général une amélioration en une dizaine de jours avec 1/4 de comprimé de plus. Je viens encore d'en avoir l'exemple ce matin. A supposer qu'on ait eu la main trop lourde, les signes de surdosage durent beaucoup moins qu'avec un surdosage de T4 en raison de la durée de vie de la T4 beaucoup plus longue. Bref, les endocrinos qui ont peur de l'Euthyral en le qualifiant de "trop violents" sont des bourriques.

Cela dit, j'exprime des opinions sensées et raisonnables, je ne pratique pas d'exercice illégal de la médecine dans la mesure où si j'affirme que dans beaucoup de cas l'Euthyral est une alternative, les patients doivent négocier avec leurs toubib pour obtenir le précieux médicament. Et le cas échéant, changer de crémerie. Il leur appartient donc, à ces patients, d'assimiler correctement les données fournies, et d'expliquer çà à leur médecin. Ils ne sont quand même pas tous bouchés à l'émeri ces praticiens et je suis persuadé qu'en lisant ce blog, ils pourraient parfaite leur information sur quelques points.

Certes ça me démange de dire tout le mal que je pense du "Système" ambiant mais je dois dire que je me lave les mains de tout ce bazar, assez franchement comique pour qui garde la tête hors de l'eau !

A propos de "comique", j'apprends que beaucoup de plainte viennent de la région de Nice, c'est sans doute un relent des effets de la canicule récente, il faut sans doute un crâne blindé de "nordique" pour subir sans dommage le soleil de plomb local...

Voir : http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/levothyrox-pourq...

On a eu bien raison de dire que le principal "effet secondaire" de la crise c'est une inflammation de la production des blogueurs lambda. N'ayant pas été cité en exemple par les "merdias" qui ont noté le phénomène, ça serait plutôt un bon point !

Mise à jour du 6 septembre

Dernière minute : un blogueur a émis l'hypothèse que le brevet du Lévothyrox tombant en 2019, le changement de formule viserait à l'obtention d'un nouveau brevet.

En tant que juriste, mes études en droit on été motivées par le souci de défendre efficacement mes droits d'auteurs dans le domaine des arts graphiques. Je me suis également intéressé à la propriété intellectuelle en général.

La question qui se pose est de savoir si dans un médicament le changement de formule d'éléments purement périphériques et au demeurant communs (les excipients), suffirait à créer un "nouveau médicament".

Excipients : Voir cet article qui, dès le 27/08 clarifiait la question.

J'en doute et l'explication avancée, qui est purement mercantile, me parait assez fantaisiste. Mais sait-on jamais ? Il serait souhaitable qu'un juriste spécialisé dans la question des brevets pharmaceutiques donne sa version. Mais si l'hypothèse s'avérait plausible, ce serait à dégueuler !

J'ai fait une recherche sur la base brevet au sujet de la lévothyroxine sodique, il est sortie 9 réponses dont 3 pour Merck mais anciennes. Soit dit en passant, les gens de l'INPI, seraient à fouetter en place publique: il faut pour consulter ces brevets sauver chaque page séparément. C'est nouveau, ça vient de sortir.

Décidément, dans ce pays, il existe une catégorie de fonctionnaires pervers particulièrement nuisibles qui ne sont que des emmerdeurs patentés ! Il faudra un jour se décider à faire courir tous ces gens là en les poursuivant à coup de fourches aux fesses ! Vu qu'il existe un risque, de plus en plus redouté en haut lieu, on vient d'apprendre que la France, à l'imitation du royaume uni et d'Israël ou encore des américains au moyen orient, cette France pourrie a décidé, c'est nouveau ça aussi, ça aussi, d'armé des drones. Sauf que descendre un drone en flammes, si on dispose d'équipements adapté, ça ne doit assez aisément faisable surtout que pour l'instant on les compte encore sur les doigts d'une ou deux mains. Évidemment, on invoque encore le terrorisme comme prétexte et justification. Mais une fois qu'un bombe à retardement a explosé, à part faire des belles photos artistiques, un drone n'est strictement d'aucune utilité...

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L'affaire vient de prendre une tournure "théâtrale" avec le renfort du témoignage de la comédienne Anne Duperey. Je cite :

J'ai commencé à avoir des malaises très inquiétants, une fatigue intense mais une incapacité à dormir, des vertiges, des crampes aux cuisses qui me tétanisent dans mon lit, des désordres intestinaux socialement handicapants.

On comprend fort bien l'émoi ce cette dame qui à 68 ans envisageait de tourner des "scènes de sexe", avec des malaises genre tord boyaux, c'est rapé !

Cela dit, fatigue intense, insomnie ce sont encore des symptômes d'hypothyroïdie.

Désordres intestinaux

Plusieurs informations semblent mettre l'accent sur une localisation intestinale qui sort du cadre de des signes d'hypothyroïdie. En hypo on observe de la constipation et en hyper des diarrhées. Ces désordres m'incitent et m'incite à pointer le mannitol auxquels certaines patientes pourraient être réfractaires même à doses infinitésimales...

Confirmation d'un emballement médiatique

Cette histoire m'intrigue car je ne vois nulle part de propos témoignant d'un minimum de raison, que cela vienne des médiqués, des médecins ou des officines (ANSM, Comité de pharmacovigilance) alors j'ai fait ma petite enquête. J'ai questionné une dame que je connais pour être supplémentée, c'est une marchande de journaux qui m'avait raconté que son généraliste était incapable de trouver la bonne dose d'où la nécessité d'engraisser son endocrino.

C'est à peine si elle a remarqué le changement de formule. Pour elle rien n'a changé. Alors comme on ne fait pas de stats sur un cas, j'ai questionné mon pharmacien qui a une très grosse clientèle, c'est vraiment le "cador" du coin. Aucune réclamation jusqu'à ce que la presse s'en mêle. A partir de ce moment là quelques plaintes, en fait insignifiantes. Une personne qui dormait mal se plaint de ne plus dormir. En fait le changement de formule n'aura été qu'un prétexte pour majorer une insatisfaction antérieure. Rien de flagrant !

Comme indiqué plus haut, il est possible que la nouvelle combinaison d'excipients ne réussisse pas à quelques patients. Il se peut que Madame Duperey ne supporte pas le mannitol à doses infinitésimales et qu'il entrave l'assimilation du principe actif. Enfin on ne verra clair dans cette histoire que lorsque les patients "lévothyroxatomisés" aurait fait doser leur TSH et que l'on pourra apprécier le % de ceux qui ont vu leur TSH grimper.

Le mannitol a remplacé le lactose, or les granules homéopathiques sont toujours à base de lactose et je n'entends jamais les patients qui consomment de l'homéopathie se plaindre de désordres intestinaux... La part du phénomène de "contagion hystérique" dans cette histoire n'est pas négligeable ! Il y a certes des patientes chez qui la "nouvelle formule" coïnce et il doit suffire d'adapter le dosage pour remédier... Mis pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

Le problème essentiel reste de déterminer le % réel des patients réagissant mal aux nouveau Lévothyrox. Sur les 3 millions d'abonnés au médicament incriminés, c'est probablement moins de 1 %. C'est sans doute peu mais il importe de solutionner leur problème.

Le véritable scandale : en France, pas d'alternative au Lévothyrox !  Des patients transformés intentionnellement en vulgaires "cobayes"

La formule du médicament a été changée à la demande de l'ANSM parce que la tenue du principe actif résistait mal au facteur temps et la nouvelle formule a finalement aggravé cette situation

Cet article démontre l'existence d'une anomalie. Merck devait changer la formule partout en Europe. La France a été choisie comme cobaye en raison du fait que le Lévothyrox n'y subit aucune concurrence, pas même d'un simple générique !

Voir : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/levothyrox...

En effet partout ailleurs en Europe, l'ancienne formule a été conservée et le choix existe de produits concurrents. Il y a bien une crise sanitaire dont la France semble posséder le secret.

Commandez votre Lévothyrox ancienne formule en Belgique à Corbion !

La solution pour les patients qui ne "digèrent" pas la nouvelle formule, c'est de commander en Belgique. En raison du principe de libre circulation des marchandises, les douanes ne peuvent aps s'opposer à ce genre d'importation. Il faut rappeler que Labo Life a fait condamner la France pour s'être opposé à l'importation de ses produits.  En pratique, demandez à votre médecin une ordonnance pour plusieurs mois de consommation et abouchez vous avec une pharmacie belge limitrophe.  

Voyez avec http://www.pharmaciecorbion.be/3-micro-immunotherapie-lab...

Cette pharmacie est à la frontière, ils n'ont qu'à la traverser pour poster un colis. L'envoi de produit Labo Life est légal et l'envoi de produits à bases d'hormones thyroïdiennes l'est tout autant à condition de joindre un ordonnance. Il n'y a pas nécessité de se déplacer.

Mise à jour du 4 septembre

J'ai reçu de Richard Haas, un texte relatif à un "coup de gueule" au sujet du problème posés par les excipients.

Nous nous rejoignons en ce sens qu'il faut bien distinguer les effets relatifs aux excipients considérés indépendamment de la molécule d'avec les effets éventuels de la combinaison excipients/molécule active quand à la stabilité et efficacité de cette dernière.

Il n'est pas impossible que Merck ait raté son coup en changeant les excipients. Pour ma part, en prenant le recul nécessaire, j'observe que les prétendus effets indésirables ne sont pas du aux excipients mais que ce qui est décrit c'est une perte d'efficacité du médicament et une remontée de l'hypothyroïdie chez des patientes qui étaient relativement stabilisée.

En creusant certains commentaires j'apprends que les pharmaciens auraient du conseiller un dosage de la TSH à 6 semaines de l'adoption de la nouvelle formule, quand aux médecins ils auraient du prescrire ce dosage d'office. Quand l'ANSM évoque un "défaut d'information" c'est probablement de cette consigne qu'il s'agit.

Moralité : que tous les patients qui se plaignent de la nouvelle formule fassent faire le dosage et comparer avec les antérieurs. Ainsi on risque d'aboutir à la conclusion que Merck a dégradé son médicament avec nécessité d'augmenter les dose.

A ce propos, outre les interférences possibles des nouveaux excipients avec le principe actif, Richard évoque une autre possibilité :

Lors de la fabrication d’un médicament générique ou nouveau Lévothyrox qui utilise un excipient différent de l’original, le fabricant est éventuellement amené à modifier la pression de sa machine pour agglomérer le nouveau comprimé d’où une modification éventuelle de la dureté de ce dernier, sa durée de dissolution et l’endroit ou il se dissout dans le système digestif ainsi que sa persistance dans l’organisme.

Voir aussi le chapitre des questions : l'auteur du coup de gueule se demande à qui profite le crime et met en cause implicitement l'ANSM pour n'avoir pas exigé une expérimentation sur un panel suffisant de patients.

Pour ma part, je ne pense pas qu'un labo puisse avoir intérêt à saboter un médicament éprouvé et que tout ça s'explique par une bonne dose d'incompétence et de j'menfoutisme à tous les échelons !

Donc première chose à faire, redoser la TSH, comparer avec les antérieurs et augmenter le dosage administré. Mais s'il faut l'augmenter beaucoup, ça voudra dire que la concentration n'est absolument pas fiable ! On n'a sûrement pas fini de parler de cette grosse "boulette" de Merck.

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Je rappelle ma thèse au sujet de ce problème :

La plupart des femmes qui sont sous Lévothyrox sont mal supplémentées, la T4 qui est inactive est mal transformée en T3 et il se peut que les cellules cibles de cette T3 ne soient pas très opérationnelles.

Je ne parle pas de nombreuses femmes, et plus rarement des hommes, qui ne sont même pas diagnostiqués hypothyroïdien alors qu'ils le sont réellement tout simplement parce que les "clous" fixés par les labos pour la TSH montent trop haut (jusqu'à 4 MUI voir 6 et j'ai vu un cardiologue ne pas réagir à 9, Un comble) !

Je le répète, à partir de 1.3/1.5 et plus il y a suspicion d'hypo. Et le diagnostic se fait IMPERATIVEMENT par la clinique.

Dernière minute : le cas de "Armelle", et si question "stabilité" Merck avait raté son coup !

Arrivé à la fin de mon article, j'ai cherché une photo pour l'illustrer. J'ai trouvé celle-ci très bien car elle associe l'image du "Lévo" à une physionomie classique d'hypothyroïdisme. Voyez la photo originale pour le signe de Hertoghe (tiers externe des sourcils rapés). Je présume que si on lui pince la peau ça lui fait assez mal...

Voir http://www.20minutes.fr/sante/2121135-20170824-levothyrox...

Ce que je subodore au travers de ce témoignage n'invalide pas ce que j'ai écrit avant. Et ce qui ressort dudit témoignage, c'est que la TSH  monté et que les signes d'hypo se sont aggravé ce qui pourrait indiquer que le labo a raté son coup en voulant améliorer la stabilité du principe actif !

A diffuser largement !

Peut-être que les excipients nuisent à cette stabilité mais en aucun cas, j'en suis sûr, il ne sont, en eux-mêmes et intrinsèquement, la cause d'effets secondaires qui leur seraient particuliers. Alors s'il s'avérait que le labo a finalement nuit au principe actif, et si la chose venait à être reconnue, ce serait un sacré scandale.

Voilà une piste à laquelle je n'avais pas pensé... Elle demande à être confirmée par d'autres exemples mais il n'est pas besoin d'en trouver des tonnes ! Si vous découvrer plusieurs témoignages indiquant que la TSH a grimpé avec la nouvelle formule vous pourriez considérer que le cas est clair !

Soyez charitables, je n'ai pas le temps d'aller pérorer sur les forums spécialisés mais vous pourriez y relayer mes propos car pour l'instant il est clair que les gens qui s'occupent de la questions tournent en rond et ça risque de durer. En effet le labo a annoncé qu'il ne reviendra pas à l'ancienne formule.

Une autre raison m'interdit d'aller me commettre sur d'autres pages c'est la modération qui, 9 fois sur 10, tourne à la censure. Il faut adopter un ton politiquement correcte et tourner autour du pot et moi ça me gave! Dans certains cas apposer un lien est interdit !

Le changement de formule et les pétitions ont créé un écran de fumée et lancé la population sur une fausse piste !

Le changement de formule est non seulement innocent à mes yeux mais positif, le mannitol à haute dose n'est pas recommandable, ça fout la chiasse mais comparé au lactose en tant qu'excipient, c'est un progrès.

Beaucoup de patientes étaient mal supplémentées et elles on fait une fixation sur le changement de formule en s'y raccrochant comme à la cause de leur malaise et par un phénomène d'hystérie médiatique se les ont plus ou moins amplifiés mais lorsqu'on examine les soit-disant effet secondaires on voit bien que ça masque plus ou moins une persistance d'une hypothyroïdie.

Un bon questionnaire pour juger de l'état de la thyroïde

Ce questionnaire canadien est très bien car vous pouvez imprimer le résultat et le montrer à votre médecin, voir l'annoter et surligner les points importants pour plus de clarté.

http://www.thyroid.ca/fr/thyroid_questionnaire_fr.php

Tous les autres test par questions (avec une question à la fois) et qui se soldent par une note sont mal foutus ! C'est nul à chier ! Voilà donc un test tout à fait "pro" et un site bien documenté.

Donc en cas de fatigue, somnolence, manque de sommail, frilosité, signe de Hertoghe (extrémité des sourcils rapés (oublié dans ce test, il faut y penser), il vaut la peine d'y regarder de plus près.

Limites du questionnaire

Non seulement, les signes indiqués comme positifs doivent être vérifiés et soupesés par le médecin et même s'ils sont concordants ils n'indiquent une hypothyroïdie que si la TSH est relativement élevée (+ de 1,3/1.5). J'ai vu un cas où en dépit du nombre de réponses positives l'hypo a été exclue sur la base de la TSH et de la photo du visage. On ne fait pas d'auto diagnostic sur la base des données (toujours confuses) d'un forum ou d'un échange de mails.

Des signalements qui grimpent en flèche des le 16 août

On voit bien que la pétition ou plutôt les deux pétitions on créé un emballement.

Toutefois on observe que sur les quelque 5 000 déclarations, 765 cas ont pour l’instant été transmis aux centres régionaux de pharmacovigilance, débordés. « Seuls 30 dossiers étaient complets, dont 25 présentaient des hypo ou hyperthyroïdies », souligne Dominique Martin, directeur général de l’agence.

Au total 0,6% de signalements pertinents !

En clair, sur 5000 signalements, 25 sur 30 ont été clairement identifiés comme "hypo". Les 765 cas qui restent à l'étude, sont pour l'instant inélucidés (15%).

Ces 0,6% représentent une supplémentation insuffisante ou excessive (5 cas).

Le reste est très probablement plus ou moins ininterprétable, tout simplement parce que des particuliers n'ayant pas de formation médicale sont incapable de transmettre une observation objective. Enfin quand on sait que l'immense majorité des médecins ne sait pas que les chiffres des labos pour la TSH sont trompeurs, faut pas demander à leurs patientes de faire des étincelles en matière de discernement.

La nouvelle formule semble pouvoir jouer sur l’équilibre des hormones thyroïdiennes, sans que la cause précise de ces effets indésirables soit à ce jour élucidée. « Aucun cas grave n’a à ce jour été signalé », indique M. Martin. 

Le mystère des prétendus "effets indésirables"

Certes les hypothyroïdiennes en particulier sont sujettes à des réactions paradoxales. Raucité de la voix ou difficulté à parler par sensation de serrage de la gorge, palpitations quand on augmente un peu la supplémentation mais sans que les signes clairs d'hypo disparaissent. Les palpitations sont plutôt un signe d'hyper mais ce signe n'est pas suffisant pour conclure à un surdosage. J'ai vu aussi un cas de décharge d'iode urinaire considérable chez une hypothyroïdienne alors que rien dans l'alimentation ne la justifiait, un vraie mystère !

Une enquête de pharmacovigilance est en cours, dont les premiers résultats devraient être connus en octobre.

Acceptons en l'augure, mais au train où vont les choses, je crains qu'il n'en résulte pas beaucoup de lumière...

Voici ce qu'on trouve dans la presse à propos de ces prétendus effets secondaires :

Fatigues, vertiges, troubles de la concentration, douleurs, palpitations…

A mes yeux de tels signes, surtout la fatigue, tout cela relève d'une supplémentation mal équillibrée, ça ne peut pas venir des excipients !

L'ANSM reconnaît un manque d'information

Rappel des faits : l’ANSM a demandé en mars 2012 au laboratoire Merck d’améliorer la formule du Levothyrox, prescrit à 80 % à des femmes, afin que le médicament soit plus stable. Le principe actif, la lévothyroxine, est resté le même. Le lactose, excipient à effet notoire pouvant entraîner des intolérances, a été remplacé par le mannitol et l’acide citrique, très utilisé dans les médicaments et dans les aliments.

Le problème ne vient pas de l'ANSM mais de l'incompréhension des patients, autrement dit de leur inculture. Il y aurait eu un problème de stabilité du principe actif. Il se trouve que le labo a du profiter de l'occasion pour virer le lactose qui a pu provoquer des effets secondaires.

Les patientes et les médecins se rabattent sur une formule liquide réservée au enfants

Réservé aux enfants car en déposant des gouttes sur la langue il n'y a pas nécessité de déglutir.

Mais là catastrophe, il  y aurait risque de pénurie ! Ce à quoi je réponds : que l'ANSM et les labos se DEMERDENT ! C'est leur problème !

C'est sans doute plus facile, galéniquement parlant, d'assurer la précision d'un dosage et la stabilité d'un principe actif dans un liquide. Et puis quelle galère quand il faut partager des comprimés qui s'effritent !

Une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" !

Voilà à présent le bouquet ! Il y a des bonnes femmes qui ne doutent de rien et qui n'ont évident rien compris à la manière dont les choses fonctionnent, la justice en particulier. En ce qui concerne le comité de pharmacovigilance, la montagne va probablement accoucher d'une souris et la plainte sera classée.

Les responsables sont complètement "largués"

Voilà en définitive, ce qui ressort de tout ce bordel médiatique que je viens d'évoquer? Je ne répéterai jamais assez que la cause principale de tout ce binx c'est que la fausseté des normes des labos pour la TSH et l'aveuglement plus ou moins volontaires des toubibs qui ne veulent rien savoir de la clinique et se retranchent derrière cette norme. Norme très pratique car si la supplémentation n'est pas coûteuse, elle est délicate quand à l'équilibrage car les extraits thyroïdiens, en France ont été interdits à cause des abus des amaigrisseurs, sinistres individus qu'il aurait fallu pendre haut et court plutôt que de supprimer un remède parfois incontournable. En l'absence de thyroïdite auto immune, les extraits ont en général une action bien supérieur car il existe 4 hormones thyroïdiennes, et T1 et T2 ont forcément une utilité biologique puisqu'elles existent.

Régression médicale

Il ya a deux livres à lire pour bien comprendre tout ce qui regarde la thyroïde c'est le livre du Dr Claeys et celui du Dr Starr, un américain, sur l'hypothyroïdisme de type II. Je me suis donné la peine de les étudier, j'ai appris à lire sur les visages grâce aux nombreux photographies prise avant et après traitement par le Dr Hertoghe. Apprendre la clinique dans le domaine de l'endocrinologie çà passe aussi par le visuel, et aussi la palpation...

C'est malheureux à dire mais on a sérieusement régressé dans ce domaine.

http://www.20minutes.fr/sante/2125039-20170901-scandale-l...

http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/01/levothyrox...

Lire l'article sur les compléments qui peuvent aider au bon fonctionnement de la thyroïde

22:50 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

06/09/2017

Thyroïde : les compléments qui peuvent aider

SOR-64475-1.jpgJ'ai réuni quelques textes importants sur le sujet, ils sont ici. Cela devrait m'éviter de me répéter trop souvent.

Concernant les compléments qui peuvent aider le fonctionnement de la thyroïde, on peut se référer à deux articles très pertinents de Althea Provence. J'ai quelques précisions à ajouter et je propose quelques produits que l'on trouve chez Iherb. L'un pour l'hypo, l'autre pour l'hyper...

https://www.altheaprovence.com/blog/hypothyroidie/

https://www.altheaprovence.com/blog/hyperthyroidie/

Les indications suivantes nécessite d'avoir bien assimilé un certain nombre de données cliniques et de lire très attentivement ce qui précède et ce qui suit.

Les compléments utiles en cas d'hypo

Il y a d'abord des aliments goitrogènes à éviter (famille des brassicassées). Dans certains cas le gluten est à éviter.

Pour l'intelligence pratique de la question, il faut distinguer deux catégories de compléments.

Les "co-facteurs" polyvalents

Il y a ceux qui sont inclus dans tous les multivitamines américains : vitamine D taux à contrôler), l'iode, le sélénium, Zinc et quantité d'autres co-facteurs présents justement dans les multivitamines.

D'où une première remarque : les compléments spécialisés ne couvrent qu'une partie de ces co-facteurs et se limitent aux éléments qui viennent d'être cités. D'où il résulte que prendre un multivitamine n'est pas du luxe. Il manque dans la liste de Althea Provence la B6, la B12 et l'acide folique proposés dans la plupart des complexes à visée thyroïdienne.

Sauf que la L-tyrosine peut être considérée comme un co-facteur mais c'est un acide aminé et il ne figure dans aucun multivitamine, pas même dans le Life Extension Mix Tablets.

Remarques à propos de l'iode

Ce que je peux affirmer c'est que la prise d'iode sous forme de poudre de Kelp améliore l'hypothyroïde et peut réduire un signe comme la frilosité. Un certain auteur, se basant sur la consommation des japonais a observé des apport de plus de 40 mg jour et préconise une recharge et supplémentation en mg et non en mcg.

L'auteur cité mentionne que l'iode pourrait être déclencheur de la maladie d'Hashimoto, mais à ma connaissance ce n'est pas l'iode en tant que telle qui a été mise en cause mais le sel iodé.

Wolff-Chaikoff Effet et "idiophobie mondiale"

Sur cette question voir cet article :

Il serait raisonnable de faire doser l'iode sanguin et l'iode urinaire. Concernant l'iode urinaire, j'ai vu un cas d'une sorte de "génération spontanée" considérable d'iode urinaire totalement inexplicable par l'alimentation mais c'est sans doute un phénomène rare qui fait penser aux transmutations de Kervran...

Le problème est que les médecins rechignent à prescrire autre chose que le dosage de la TSH. Sauf que pour l'iodurie, ça n'a pas d'incidence. Ce dosage n'est pas remboursé et coûte 27 € de votre poche.

Remarques à propos de la L-Tyrosine

L'auteur émet des doutes sur l'efficacité de cet acide aminé qui pourrait être indiqué surtout chez les bégétariens. Il n'a pas trouvé d'études sérieuses sur l'effet de ce supplément.

Les "compléments" hors multivitamines

Ce sont la L-Tyrosine, et certaines plantes médicinales exotiques,  l'Ashwaganbdha qui peut aider à faire monter le taux de T4 et de T3, le Schisandra qui est une plante protectrice et stimulante du foie, or le foie  joue un rôle dans la conversion de la T4 en T3.cette plante est adaptogène et peut aider à réduire le stress. De ce point de vue, elle n'est pas la seule, loin de là...

Coleus Forskolli, un médicament ayurvédique, semble activer la production de T3 et T4 à la manière de la TSH, la forskoline agirait directement sur la glande. Mais s'il n'y a plus de glande ou en cas de problème autoimmun,

Le Gugul est particulièrement intéressant, car l'hypothyroïdie s'accompagne souvent d'une montée du cholestérol. Or en médecine ayurvédique cette résine est utilisée pour réduire l'excès de lipide sanguins.  Le gugul facilite la conversion de T4 en T3 et améliore l'utilisation de l'iode par la thyroïde.

Conduite à tenir

NWY-14928-6.jpgOn trouve chez Iherb un complexe censé procurer l'énergie nécessaire à la thyroïde dont voici un exemple :

Now Foods, Thyroid Energy, formule spéciale thyroïde, 180 gélules végétales.

C'est un mélange de quelques co-facteurs (non exhaustif) auquel on a rajouté de la L-tyrosine, de l'Ashwagandha et du Gugul.

On peut l'essayer mais si un progrès est observé, on ne saura pas quel élément l'a provoqué. Je préfère pour ma part, partir d'un mutlivitamine tel,que Alive ou Two per day et le compléter en essayant des suppléments,pour ma part je prendre celui-ci :

Nature's Way, Alive! Max3 Daily, quotidien, multi-vitamines, 180 comprimés

Il me semble plus intéressant que le Two per Day à cause de l'ajout de nombreux nutriments d'origine végétale (spiruline, champignons médicinaux et j'en passe...), en revanche il ne contient pas de chrome fort important si on est en délicatesse avec le glucose, chose fréquent à partir d'un certain âge...

Suppléments spécialisés

index.png

Pour une recherche ciblée sur IHERB, actionnez ce lien, Merci !

Le choix est important voici une sélection :

L-Tyrosine

Himalaya Herbal Healthcare, Ashwagandha, 60 Comprimés

Himalaya Herbal Healthcare, Guggul, 60 gélules végétales

Solaray, Herbes Ayurvédiques, Super Forskohlli, 400 mg, 60 Gélules végétales

En cas d'insuffisance hépatique

Le seul moyen de diagnostiquer une insuffisance hépatique et de la contrôler est l'indice hépatique du bilan cancérométrique de Vernes. Le chiffre est alors négatif en cas d'insuffisance.

Un post sur ce type d'analyse biologiques hors nomeclature est en préparation.

On peut y remédier à l'insuffisance par des plantes :

Himalaya Herbal Healthcare, Liver Care, 180 Vegetarian Capsules

Cette formule est identitique au célèbre Liv 52, à l'exception d'une dose de fer de 46 mg par gélule qui peut être rajoutée, le cas échéant. Voici un supplément de 36 mg par gélule.

et surtout :

Now Foods, Liver Detoxifier & Regenerator, 180 Veg Capsules

Ces deux formules sont complémentaires qui associent la phyto locale et la phyto ayurvédique. On peut également les alterner et augmenter les doses.

En cas d'hypothyroïdie

HBP-00262-1.jpgAthea provence propose quelques plantes pour lutter contre les symptômes de l'hyperthyroïdie. La médecine conventionnelle propose 2 solutions barbares génératrices d'hypothyroïdie : l'ablation et l'iode radioactif. Une solution plus raisonnable est la prise de médicaments qui frieinent la production hormonale.

Parmi les plantes le Lithospermum officinale (appelé vulgairement gremil) est à employer avec précaution car c'est un contraceptif. En revanche cette plante est diurétique et aurait une action sur les calculs rénaux et biliaires (?)

La L-carnitine freine l'assimilation de la T3 à raison de 2 à 4 g jour.

Les taux de CoQ10 seraient plus bas chez les hyperthyroïdiens à cause de sa consommation par le stress oxydatif.

Comme plante le Lycopus serait la plante la plus efficace pour diminuer l'activité de la thyroïde.

16/08/2017

Levée de boucliers contre le "nouveau Levothyrox", un bel exemple de désinformation...

levothyrox.jpg

Un vrai dialogue de sourdingues !

MAJ : La mise en cause des excipents a constitué une fausse piste ! Voir les corrections en bleu ! d'après ce que j'ai constaté, il y aurait 2 pétitions en circulation, la dernière mettant en cause les excipients et une plus précise insistant sur la présence de stéarate de magnésium soupçonné de contenir un acide gras trans et l'on demande en fait le retour à l'ancienne formule contenant du lactose ! Un comble !

Je suis certain que cette histoire d'excipients est un faux problème ! Que le forum "vivre sans thyroïde" et autres lieux de bavardages frivoles de bonnes femmes totalement incompétentes ne sert qu'à tout embrouiller. Malheureusement, je n'arrive pas à me connecter à ce foyer de désinformation brouillonne pour y faire entendre raison.

Le Levothyrox ancienne ou nouvelle formule sont assez souvent inefficace et cela fait un bout de temps que j'ai donné l'explication et c'est quand même pas sorcier à comprendre. Ce qui est rageant c'est de constater qu'une fois de plus Internet ne sert guère qu'a diffuser et à amplifier toutes sortes de confusions.

Une (seconde) pétition a été lancée par une patiente sur Internet qui a recueilli 20000 signatures et 9000 commentaires.

On reproche au laboratoire d'avoir changé la formule portant sur les excipients qui causeraient d'importants effets secondaires. Je cite la pétition :

En effet, les laboratoires ont décidé de changer certains excipients et il en résulte que trop de patients ne supportent pas le nouveau Lévothyrox, ils ressentent d'importants effets secondaires.

C'est une fausse piste ! Voir plus loin au sujet de la disparition du lactose de la formule ancienne !

L'existence d'un changement de formule qui viserait, à la demande de l'ANSM, à « garantir une stabilité plus importante de la teneur en substance active tout le long de la durée de conservation du médicament ». Je me souviens d'avoir vu circuler des dires portant sur le fait que la précision du dosage de la thyréostimuline aurait été abaissée en vue de s'aligner sur la mauvaise qualité des "génériques".

Bref, c'est l'obscurité la plus complète car la seule information fiable est cette demande de l'ANSM car pour le reste, j'ai l'impression que l'on raconte n'importe quoi.

J'en veux pour preuve, le fait que la patiente initiatrice de cette foutue pétition qui embrouille tout évoque une faux problème, je cite : quand on sait qu'il est très difficile de stabiliser la TSH, il est inadmissible d'avoir modifié ce médicament. 

L'auteure de cette pétition, je le dis tout net est une (...) CONNE ! 

Je suis un peu violent, mais il arrive un moment où, devant la connerie ambiante, il faut taper du poing sur la table et gueuler pour arriver à se faire comprendre.

Une conne désireuse sans doute de se faire remarquer et qui n'a rien compris à la manœuvre : le but d'un traitement substitutif n'est pas de stabiliser la TSH. On se contrefout de la TSH car on doit juger le traitement sur les effets cliniques : disparition de la fatigue, de la frilosité, réduction de la prise de poids etc...

Quand à la TSH au lieu de grimper, elle doit descendre sans que l'on puisse indiquer un chiffre de référence. Elle tombe souvent aux environ de 0,4 parfois elle se maintient à un chiffre supérieur à 1, ce qui peut laisser supposer que la substitution n'est pas suffisante.

Il est bien établi que la possibilité de ce dosage de la TSH a complètement égaré les médecins car les labos fixent des "clous" beaucoup trop largement (entre 4 et 6 MUI). Foutez vous dans la cervelle, une bonne fois pour toutes, que les troubles de la thyroïde se voient chez les femmes du moins, comme le nez au milieu de la figure. J'exagère à peine. Le diagnostic se fait sur une série de questions et de signes physique, comme le signe de Hertoghe.

Tout repose sur l'examen clinique

Mais en fait, il faut comprendre qu'une TSH supérieure à 1,5 indique une suspicion d'hypo, sauf que les labo place la barrière supérieure à 4 parfois plus, ce qui est excessif. En réalité on ne doit pas se fier à la TSH mais au signes cliniques très flagrant à mon avis quand on connaît la question, ensuite seulement on regarde la TSH. Pour ce qui concerne le dosage de la T4 et de la T3, il n'a d'intérêt que comme repère avant substitution; Ensuite, lorsqu'un effet clinique suffisant et obtenu on peu la redoser à titre indicatif. A mon humble avis les chiffres obtenu n'ont de valeur qu'individuelle.

En effet il ne faut pas oublier que la T4 est inactive, qu'elle doit être transformée en T3 par l'organisme et que les cellules cibles doivent être en mesure de l'assimiler. or c'est dans la transformation de la T4 en T3 et éventuellement dans l'assimilation de la T3 que résident les problèmes rencontrés. D'où l'hypothèse du Dr Starr d'une hypothyroidie de type II à l'imitation du diabète de même grade. Lorsque cette assimilation ne fonctionne pas, il y a des choses à tenter en matière de complémentation.

Une pétition qui fout la merde et risque d'égarer l'opinion !

Premièrement, les labos pharmaceutiques sont censés connaître leur job et être capable de décider d'une formulation sans avoir à prendre l'avis de patient généralement très mal informés ! Mettons les chose au point clairement : la patiente qui a rédigé cette pétition est une bourrique qui m'a l'air de se prendre pour le centre du monde. Cela c'est l'effet du poison démocratique qui fait que le vulgum s'arroge des prétentions qu'il ne peut soutenir.

Une modification de formule

Selon l'ANSM, il y avait un problème de stabilité du principe actif dans le temps. Est-ce à l'aide d'excipient que l'on résout ce genre de problème. Franchement j'en doute ! Seul élément objectif : on parle de stabilité du principe dans le temps. J'ai entendu parler jadis d'une imprécision des dosages. Ca se tient ou du moins ça se ressemble !

La formule nouvelle constitue une évolution favorable par suppression du lactose au profit du mannitol qui n'est certes pas génial mais moins problématique car il ne provoque de diarrhées qu'à hautes doses.

Ce n'est pas très heureux comme innovation, il faut le dire ! Sauf que quand on impute de la fatigue et des pertes de cheveux au nouveau Lévothyrox, il me vient à l'esprit que tout simplement ce médicament n'agit pas et les explications possibles je les ai données plus haut. Raison pour laquelle, lorsqu'on me sollicité, je suggère aux intéressées d'insister auprès de leur médecin pour qu'il fasse l'essai de l'Euthyral. Ce n'est pas la certitude absolue d'obtenir une amélioration mais ça peut être un premier pas. En effet, je constate que soigner une hypothyroïdie est devenu, de nos jours, plus compliqué qu'au temps du Dr Hertoghe le pionnier qui a lancé les extraits thyroïdiens. c'est que l'on observe des effets plutôt imputables à une hyper dans le cadre d'une hypo. Nul doute que rien n'est simple. Et n'étant pas médecin, je ne suis pas en mesure de tirer çà au clair et j'ajoute qu'au surplus je suis handicapé par des témoignages qui ne sont pas forcément très précis. On ne peut cerner les choses qui si on a la possibilité de questionner oralement, cas au demeurant assez rare.

Dans cette histoire un train en cacherait un autre !

Au terme, de cette revue fondée sur des réflexions de bon sens, je crains qu'il ne faille tirer une autre conclusion, à savoir que le fait de s'être focalisé sur un changement de formule d'excipient n'ait servi qu'à dissimuler le fait que le Lévothyrox, composé de T4 intrinsèquement inactive par elle-même, ne soit la principale cause d'échec de la supplémentation. Il se peut et c'est même assez probable que ce changement de formulation (certes malheureux si on a rajouté du lactose) n'ai, au final, que servi de prétexte en fournissant un faux argument.

L'examen des commentaires montre à l'évidence, que ce changement de formule, a servi d'abcès de fixation à un problème ne datant pas d'hier. Il faut faire défiler une assez longue liste de commentaires pour tomber sur celui d'une patiente affirmant que depuis 1990 le Lévothyrox ne marche pas. Tous les commentaires que j'ai vu son influencé par la teneur de la pétition, teneur dont j'ai démontrée qu'elle est nulle et non avenue ! 

Ce qui est scandaleux, c'est l'incompétence des journalistes et des toubibs

Les journalistes d'abord qui jugent un scoop à son retentissement quantitatifs mais enfin rappelez vous ce n'est pas parce que des millions d'imbéciles pensent que l'erreur est vérité que cette erreur peu devenir vérité...

Hélas nous sommes bien dans le règne, sans partage, de la quantité, l'usage que l'on fait de statistiques largement biaisées est un indicateur et ce n'est pas par hasard si la première année de médecine commence par une formation, plus ou moins éliminatoire, à ce genre de foutaise prétendument scientifique...

Pas un de ces plumitifs qui ont relayée cette foutue mais spectaculaire pétition n'ont discerné le véritable problème. Pire encore : aucun médecin ne semble être intervenu pour tenter de clarifier la situation. Je constate une fois de plus que les "phénomènes" de mon espèce ne sont pas légions et c'est ça qui est inquiétant car, je le répète, je ne fais que tirer les conclusions de raisonnements fondés sur des connaissances objectives, connaissances qui circulent. Mais il est clair que la majorité des patients et des médecins n'ont pas encore compris que pour que la T4 agisse il faut qu'elle soit transformée en T3 et que, de plus, cette T3 soit assimilée correctement par les cellules cibles. Ce n'est quand même pas difficile à piger, il me semble !

Enfin, peu importe, cette cagade me donne l'occasion d'insister sur certains points décisifs...

19:33 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2017

Questions sur le Lévothyrox, l'hypothyroïdie (et le magnésium)

130752-levothyrox-lalternative-eutirox-disponible-dans-les-pharmacies-622x0-1.jpgCi dessous un échange par mail qui mérite d'être publié
 
 
‌Bonjour Monsieur Metzger,
 
Je souhaitais porter à votre connaissance un problème qui prend de l'ampleur depuis que le laboratoire MERKS a décidé de changer la formule du Levothyrox au niveau des excipients à savoir le remplacement du lactose par du mannitol. Une pétition a été lancée sur mes opinions.com avec plus de 17000 signatures et 7000 commentaires à ce jour  :
 
 
Re : La pétition est un peu légère. La seule modification serait le remplacement de lactose par le mannitol. Je serais tenté de penser que c'ets une évolution favorable. Le mannitol est susceptible d'avoir un effet laxatif mais à des doses qui se mesurent en grammes. La pétition ne donne aucune détail sur les effets indésirables sous entendu.
 
De nombreuses personnes dont je fais partie ont ressenti des effets secondaires et pas des moindre. Aussi, je m'interroge de savoir comment un changement d'excipient peut-il affecter à ce point la thyroïde. Des témoignages font état d'une TSH en forte hausse. Visiblement le laboratoire n'a pas fait la preuve de son innocuité. Que faire maintenant ? Se tourner vers la thyroxine vendue sous forme de gouttes par le laboratoire Serb ou bien existe t-il des compléments alimentaires ?
 
Re: Si la TSH a monté cela ne peut pas être imputable au changement d'excipiaznt J'ai le souvenir d'avoir lu quelque part que l'ANSES aurait contraint les fabriquant du Lévo à s'aligner sur l'imprécision des dosages des génériques. Mais c'est un point difficile à vérifier car les discussions que l'on trouve sur Internet viennent généralement de gens incultes en matière médicale. Une hausse de la TSH suite à un changement dans le Levo reste à prouver et si c'est le cas, cela ne pourrait signifier qu'une perte en principe active soit un sous dosage de la T4. Encore faudrait-il pouvoir corréler étroitement cette hausse à un changement de composition de la Lévo. C'est pas gagné ! En fait le problème est que je ne vois rien de précis sur les effets indésirables censés avoir fiat suite à une évolution du produit.
 
Je souffre pour ma part d'une hypo Hashimoto depuis la naissance de ma fille il y a 22 ans de cela. Je ne me suis jamais intéressée à cette pathologie m'en remettant complètement au corps médical. Aujourd'hui je le regrette infiniment car elle fut je pense à l'origine de problèmes qui ont affecté ma santé depuis toutes ses années. J'en veux pour preuve une dépression récurrente, un diabète de type 1.
 
RE : Le problème est qu'il est difficile d'équilibrer une hypothyroïdie (dans votre cas elle est d'origine auto immune) avec la seule T4 qui doit être transformée en T3, depuis il faut que les cellules cibles de la T3 répondent, or une hypothyroïde de type 2 semble être devenue courante. Si donc j'étais médecin, j'opterais d'emblée pour l'EUTHYRAL. Mais il existe une panique à propos de ce médicament comme mélange de T4 et de T3 et j'ignore pourquoi les toubibs et les endocrino en ont si peur. cela n'est pas justifié. La dmei vie de la T3 étant très courte, les résultats sont plus rapides (10/15 jours) et plus faciles à maîtriser.  Maintenant il est vrai que cela n'est pas simple : on observe des réactions parfois curieuses mais qu'il est difficile d'apprécier à partir de ce qui se dit sur les forums. Un facteur "hystérique" n'ets pas à exclure comme dans le cas le la panique générée par l'installation récente des Linky...
 
De même que je suis convaincue d'un lien existant avec mon cancer des ovaires qui au passage m'a valu des thérapies aux conséquences désastreuses et irreversibles sur le plan digestif et urinaire (grêle et vessie radiques). Je suis officiellement guérie mais au prix d'énormes souffrances. On m'a "soignée" d'un côté pour complètement me déglinguer de l'autre à vie. Ce serait à refaire, et là je vous rejoins, je me contenterais des opérations et basta toutes ces thérapies barbares.
 
RE : C'est malheureusement, en cancérologie, pour ainsi dire la règle
 
Je me suis dès lors intéressée aux thérapeutiques alternatives très instructives et passionnantes pour peu que l'on fasse la part du vrai et du faux ce qui n'est pas toujours évident.
 
RE : Pour la thyroïde, dans votre cas les extraits glandulaires, interdits en France, sont contre indiqués dans le cas d'un Hashimoto. Si vous n'êtes pas satisfaite de votre équilibrage thyroidien, il faudrait demander à passer à l'Euthyral et éventuellement prendre un complément multivitamine type Two per Day qui n'est pas onéreux du tout et qui comprend tous les nutriments pour aider les céllules cibles à digérer la T3
 
J'en profite pour vous demander votre avis sur le magnésium transcutané commercialisé notamment par "Au coeur des traditions". Je recherche un magnésium rapidement assimilable et dans la mesure où je souffre entre autres de malabsorption intestinale, du fait de mon grêle radique, sans doute est-ce une bonne alternative.
 
 
L'exploitation de la fameuse huile de magnésium du Zechstein m'apparait comme n'étant qu'une grosse arnaque. Il faudrait que l'on m'explique pourquoi il serait plus apte à passer la barrière transcutanée. Notez que ce genre de publicité ciblé les femmes qui sont, sauf exception, assez crédules car peu portées sur la technique et dans le cas d'espèce la biologie. Le magnésium dont on parle n'est qu'une concentration de chlorure de magnésium. Je ne nie pas à priori la possibilité d'un apport transcutané mais je ne connais pas d'études prouvant la supériorité d'un apport cutané sur un apport sanguin par la voie orale. A supposer que ce soit efficace vous pourriez utiliser une solution de chlorure faite à partir d'un sachet de 20 g acheté en pharmacie. Maintenant si vous tenez à cette source naturelle, voyez dans l'article la voie la plus économique et méfiez vous du marketing. Vous récupérez un pulvérisateur et diluez correctement le produit.
 
Enfin pour en revenir au problème de l'hypothyroïdie, j'ai découvert un site des plus intéressant du docteur Norbert Kurland ou l'on apprend beaucoup de choses sur cette pathologie entre autres puisqu'il est également question de fibromyalgie J'ai notamment relevé un lien évident semble t-il entre une hypothyroïdie et une faiblesse des glandes surrenales. Je vous mets le lien : http://www.fibrokur.com/fibromyalgie_Francais/
 
RE : Ce médecin israëlien est un opportuniste. ce que je vois sur son site ne casse pas des briques. Vous feriez mieux de lire le livre du Dr Starr
 
Vous remerciant de nous faire partager le fruit de votre travail et espérant vous lire en retour,
 
Bien cordialement,
 
Nicole
 

 

 

16/07/2015

Cherchez pas Docteur, c'est une hypothyroïdie !

Lepage.jpegJ'ai évoqué dans un post précédant l'ouvrage du Dr Benoît Claeys qui s'est avéré être une révélation. A mes abonnés qui n'ont pas forcément le bagage médical nécessaire, je conseille l'ouvrage de Caroline Lepage. Thyroïde : enfin le traitement qui sauve, six millions de français mal soignés.

Il montre l'étendue du problème sur le plan pratique, venant d'une patiente concernée, il décrit les problèmes tels qu'ils se posent dans la réalité quotidienne. Médicament mal adaptés et mal prescrits quand le problème est diagnostiqué. Alors ne parlons pas de ce qui se passe quant il ne l'est pas !

L'interdiction des extraits thyroidiens en 2006, suite à des abus de médecins amaigrisseurs, est une catastrophe qui s'ajoute au reste. car n'en déplaise aux médecins les hormones synthétiques, c'est pas le top. Surtout quand on s'obstine à prescrire de la T4 qui est mal transformée en T3 par la plupart des patients. Alors quand cette T4 est "enrichie" en lactose produit auxquels pas mal d'hypos sont intolérants c'est la cerise sur la gâteau !

Le livre magistral du Dr Mark Starr

Starr.jpgLe Dr Mark Slatter a publié un ouvrage intitulé Hypothyroidism type 2, the epidemic qui va bien au delà du livre paru chez Souccar. Je ne peux que le recommander à ceux qui lisent l'anglais. J'ai entrepris de le traduire in extenso. C'est de l'anglais assez basique. les traducteurs automatiques donnent des résultats lisibles et je mettrait cette traduction sur le Cloud à disposition des abonnés.

De ce livre j'en ferai un résumé détaillé d'ici un moment. L'ouvrage fait 300 pages et je n'ai pu en étudier minutieusement qu'un peu moins du tiers. Soit dit en passant, preuves statistiques à l'appui, ce livre montre que le dogme des mauvaises graisses (saturées) comme cause des maladies cardio vasculaires est ARCHI FAUX. Cet ouvrage, qui constitué un trait de lumière fulgurante me permettant de rassembler d'une façon cohérente divers acquis en complète contradiction avec les thèses encore en vigueur au sujet de certaines maladies dégénératives m'apparaît comme une sorte de "clef de voûte".

Enfin il n'en reste pas moins vrai qu'il existe au monde deux choses également CRIMINELLES ce sont d'une part les DOGMES RELIGIEUX et les DOGMES MEDICAUX. Clercs plus ou moins "intégristes" toutes religions confondues et médecins rivés à l'académisme sont à foutre dans le même sac et seraient à noyer d'urgence avec une grosse pierre au fond dudit sac si ce n'était pas irréalisable, vu la dose de sentimentalité "humaniste" ambiante ! Quel dommage de penser qu'en France notre sacro sainte révolution ne nous a libéré de rien du tout. Il n'est que de voir la survivance de certains "offices" pour constater que nous sommes encore sous ce que l'Ancien Régime a produit de plus funeste. En revanche, ce qu'il avait de bon nous l'avons et qui faisait obstacle à trop de centralisation et d'unification jacobine nous l'avons carrément perdu !

Qu'est-ce que l'hypothyroidisme de type 2 ?

Vous connaissez le diabète de type 2, caractérisé par une résistance à l'insuline et bien c'est le phénomène analogue avec les hormones thyroïdiennes cette fois qui sont en suffisance d'après les normes mais les cellules les utilisent mal de sorte que les taux sériques sont normaux mais il faut malgré tout faire des apports pour rétablir l'équilibre.

L'hypothyroïdie se caractérisant par un ralentissement du métabolisme basal, elle fait le lit des maladies dégénératives à commencer par l'artériosclérose et le diabète.

Bref, les cas que je discerne autour de moi du fait que mes yeux se sont ouverts subitement à une certaine lumière sont parfaitement conformes à ce qui est expliqué dans l'ouvrage évoqué.

Hélas je ne suis pas médecin...

Pendant plusieurs années, j'ai correspondu avec une femme cyclothymique et insomniaque. Avec un médecin actuellement chargé du suivi des patients faisant le protocole du Dr Schwartz, j'ai fait une répertorisation homéopathique. On est tombé sur le même remède qui n'a rien donné...

Je n'ai pas vu les signes majeurs d'hypothyroïdie. La chose ayant fait tilt, j'envoie un mail à cette personne la pressant de relever ses chiffres de TSH. Elle la fait doser : elle est à 9 et sa TSH a toujours été trop haute. Là il est clair que la prise de lithium est Cie a aggravé l’hypothyroïdie qui est la cause première de son état. Je lui explique la marche à suivre (dosages à effectuer) et lui recommande de trouver au plus vite un endocrinologue doué. Elle relève ses taux sanguins de T3 et T4, ils sont réputés normaux mais enfin la clinique est formelle : c'est une hypothyroïdie de type 2. Elle me réclame des anxiolytiques naturels (végétaux) dont elle pourrait "abuser". J'ai refusé : ça ne marchera pas. Rien ne peut marcher tant que le déséquilibre n'aura pas été corrigé !

Évidemment, cela va être pour elle le parcours du combattant ! Elle n'est pas d'attaque pour secouer l'inertie académique qui règne en France, elle a évidemment du mal à comprendre le problème sous l'angle scientifique.

Autre cas, c'est une infirmière qui brutalement un jour est tombée en dépression. Je me suis renseigné, son allure de myxœdémateuse est héréditaire. Les psychiatres se sont emparés du cas et lui ont fourgué des tonnes de lithium. Elle avance avec lenteur phénoménale mettant un petit pas devant l'autre, elle parle très lentement. Le soit disant traitement a aggravé et a fait de cette femme une épave ambulante. On dirait un bibendum !

Figures de myxoedémateuses

hypothyroidismafter2.jpgDimanche dernier, j'entre dans le sas d'une banque pour prendre des billets. Il y avait 3 personnes, dont une femmes trapues, le visage bouffi, un cou très large qui éponge et soupire. J'engage la conversation et lui demande si son médecin s'est occupé de sa thyroïde. Elle me répond qu'elle a réclamé un examen à cause de son cou qu'elle trouve un peu gonflé. L'écho est négative, pas de nodule et les choses en sont restées là... Trois mois de poudre de thyroïde et cette femme pourrait être radicalement transformée et ce sont des milliers d'Euros d'économies à venir pour l'Assurance Maladie. Elle est partie en disant qu'elle va relancer son généraliste mais ça ne va pas donner grand chose.

Notez en passant que Statter fait remarquer que depuis les années 50 on ne publie plus d'atlas photographique des cas d'endocrinologie qui pour l'hypothyroïdie témoignaient de transformation physique éloquente. N'est-ce pas que les hormones synthétiques, surtout mal utilisées, ne donnent plus des résultats comparables ?

Voir d'autre photographies extraites de l'ouvrage du Dr Starr: http://misslizzy.me/hypothyroid-before-and-after/

Fixation fautive sur la T4

Il est rare que la T4 (Levothyrox) donne des résultats satisfaisant tout simplement parce qu'elle est difficile à doser d'une part et que d'autre part sa demi-vie étant très longue, les effets sont plus lents à venir et on risque d'avantage un excès. Du moins quand l'organisme est encore capable de la transformer en T3 car je rappelle que la T4 est en soi un emplâtre sur une jambe de bois. Elle est INACTIVE !

La T3 ayant une demi-vie de 24 heures, il serait plus intelligent d'opter direct pour le CYNOMEL car en raison même de cette demi-vie, l'élimination étant plus rapide, il est plus facile d'adapter rapidement le dosage encore faut-il prendre la peine d'expliquer au patient comme reconnaître les effets d'un éventuel surdosage.

Mais enfin dans ce domaine, on voit des choses à peine croyable. Un voisin est en hyperthyroïdie. Il doit prendre du Neomercazole pour freiner sa thyroïde. Et bien son généraliste, alors que ce médicament était en rupture lui a collé du Levothyrox et a failli faire crever son patient ! Une erreur qui a causé un malentendu entre l'endocrinologue et un autre spécialiste qui a reçu une lettre incendiaire en lui et place du généraliste fautif !

Je reviendrai longuement sur l'ouvrage cité et je donnerai un résumé aussi complet que possible de ce qu'il faut savoir pour régler sa thyroïde. A noter qu'en ce qui concerne la poudre de thyroïde (Armour aux USA et Erfa au Canada) il s'est posé des problèmes en 2009 un changement dans la galénique aurait conduit à une baisse d'activité. Je ne pourrai pas donner d'indication pour ce genre de fourniture sur le blog car l'importation est interdite en France. Je suis en train de recenser les solutions accessibles ne serait-ce que pour mon propre usage d'hypo (assez léger heureusement) et je ne peux communiquer sur ce point qu'en privé et seulement avec des particuliers susceptible de posséder le minimum de bagage technique nécessaire ou des médecins convenablement sensibilisés au problème. 

13:26 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2015

Comment votre thyroïde risque de vous jouer des tours à votre insu de plein gré (...) et surtout avec la bénédiction des endocrinos...

thyroïdie.jpegJ'ai déjà évoqué le problème du diagnostic de l'hypothyroïdie dans deux notes que je réviserai à l'occasion. Si j'en trouve le temps. Dans la première j'indique une méthode de diagnostic par la prise de température.

http://silicium.blogspirit.com/archive/2014/11/25/la-thyr...

http://silicium.blogspirit.com/archive/2013/08/31/le-prof...

Un médecin que j'ai évoqué à plusieurs reprises, le Dr C., un fils de militaire qui aurait mieux fait de faire une carrière de pianiste avait attiré mon attention sur une TSH élevée, quoique dans les normes suivants les créneaux indiqués par les labos, elle impliquait à ses yeux une hypothyroïdie. Aussi quand est paru l'ouvrage ci-contre du Dr Benoît Claeys, je l'ai vite commandé chez mon libraire.

Il aurait fallu libeller le titre autrement et évoquer ce que le médecin (ou l'endocrinologue) ne vous dit pas tout simplement parce qu'il l'ignore mais que vous devez savoir.

Sur le préfacier

Chose étrange le Dr Thierry Hertoghe, dont l'arrière grand père a donné son nom à la description d'un syndrome hypothyroïdien n'a pas l'air d'être mieux informé que ses confrères si j'en juge par le contenu de sa lettre n° 2 sur l'insuffisance thyroïdienne. Qu'il ne donne pas les normes et les directives pour mener à bien un contrôle biologique, et c'est devenu chose enfantine depuis que j'ai dévoré le livre, je pourrais à la rigueur le comprendre car lui et sa soeur, établis à Bruxelles vivent (grassement j'imagine) du déni dont souffre les hypothyroïdiens. Et de cela je vais en parler !

Plus curieux est ce passage : Le cortisol freine la transformation de l’hormone thyroïdienne thyroxine ou T4, peu active (en réalité INACTIVE !), en hormone thyroïdienne fortement active, la triiodothyronine ou T3 (en théorie seulement car elle a besoin du cortisol pour pénétrer dans les cellules cibles). Une carence en cortisol permet à la T4 de se transformer trop rapidement en T3, surtout lors de stress, ce qui résulte en poussées d’excès d’hormone thyroïdienne au moindre stress qui survient (on aurait donc les signes d'une hyperthyroïdie).

Le traitement consiste à faire des tests de diagnostic de l’insuffisance surrénalienne et prendre, si le diagnostic est confirmé, un supplément en cortisol.

Le Dr Hertoghe me parait s'être embrouillé...

Les aléas qui sont à l'origine d'un mauvais fonctionnement des hormones thyroydiennes

1) Une mauvaise transformation de la T4 en T4 par l'enzyme 5'-désiodase

2) Une transformation de la T4 en R-T3 inactive par la 5-désiodiase

3) Lorsque la T3 ne parvient pas à pénétrer dans les cellules pour agir faute de cortisone et de vitamine D.

Nulle part le Dr Claeys n'a parlé du rôle du cortisol dont l'absence ou la carence inciterait la T4 à se transformer en T3. Enfin l'article évoqué ne vaut pas un pet de lapin. L'héritier du grand spécialiste a sans doute a eu à coeur de ne pas vendre la poule aux oeufs d'or mais en acceptant de préfacer Claeys je crains qu'il ne se soit tiré une balle dans les panards... Pour tout dire je crains que le double rôle qu'il fait tenir au cortisol soit fautif. Toujours est-il que dans le meilleur des cas il aurait détourné l'attention sur un détail qu'il aurait plus ou moins bien compris.

Faut-il acheter le livre de Claeys ?

N'achetez pas ce livre pour vous car je vais vous dire l'essentiel mais si vous voulez l'offrir dans un joli paquet cadeau agrémenté de quelques rubans colorés à votre généraliste ou à votre endocrinologiste, vous pouvez toujours essayer mais il risque de mal le prendre. Alors vous pouvez imprimer mon article et lui remettre cela vous coûtera moins cher et s'il est intelligent il déduira le coût du bouquin de son confrère de ses frais généraux de formation continue.

J'ai expliqué de quoi il retourne à un ami qui pourrait être mon père. Bien qu'il n'entende pas grand chose à la médecine, j'ai vu à son regard que mon exposé a été d'une limpidité telle qu'il a percuté immédiatement.

La clinique d'abord la confirmation biologique ensuite

C'est très simple vous allez voir, l'hypothyroïdie même fruste se déduit de la clinique, ce qui nous vient de l'ancêtre du Dr Thierry Hertoghe est toujours d'actualité. Je parlerai de la clinique et des signes après et je commence par la biologie, soit les examens de laboratoires qui doivent servir de confirmation. Je rappelle qu'on ne peut trouver par la biologie que si on sait ce que l'on cherche ! Tout un programme, la plupart des jeunes médecins ont tendance à inverser la proposition, ils n'ont pas un bon diagnostic alors en biologie ils font les choses à moitiés ou s'égarent carrément. J'en ai connu un qui ne savait même pas ce que c'était que les fructosamines et à quoi ça servait parce que l'Assurance Maladie tend à imposer l'hémoglobine glyquée qui ne se contrôle que tous les trois mois et ne convient pas pour ajuster le traitement d'un diabétique de type II.

La TSH est primordiale oui mais il y a un os quelque part...

Les médecins sont dressés à se référer aux hausses de la TSH mais le créneau de normalité des labos est trop large donc on passe à côté d'une hypo 80 à 90 fois sur 100 quand on en a subodoré une. Depuis 2002 au USA la limite supérieure à été fixée à 2,5 mUI/L, en France on en est encore à 4,4 mUI alors qu'il faudrait la ramener à 1,3 mUI. Je n'ai pas besoin de vous faire de dessin sur le pourquoi du comment il se fait que des milliers de patients ne sont pas et ne seront pas traités comme ils le devraient.

Sur les dosages de T3 et T4

Il est vrai que lorsqu'on soupçonne une hypo, il est absolument inutile de doser et la T3 et surtout la T4 dans le sérum. Même si les chiffres sont dans les créneaux, quelque soient ceux-ci ça ne garantit pas l'absence de trouble. L'Assurance Maladie a raison de faire la chasse aux dosages de T4 et de froncer les sourcils quand on ne s'en tient pas à la TSH  mais encore faudrait-il que pour cette dernière les normes soient fiables. Cependant je m'empresse d'ajouter que chez les rouquins et rouquines la TSH cela ne marche pas, elle est généralement dans les (bons) clous et pourtant il y a hypothyroïdie.

Doser la T3 urinaire suffit si la TSH débloque

Alors oubliez les dosages sanguins des T3 et T4. Si vous avez un doute vu ce que je viens d'exposer, vous foncez direct au labo dont vous avez l'habitude, vous réclamez un flacon pour recueillir vos urines de 24 heures et vous les collectez selon le protocole qu'on vous indiquera (on jette la première urine du matin et on termine par la première du jour suivant) et vous demandez le dosage de la T3 dans les urines de 24 heures. Cela va vous coûter 22 € et puisque cet acte hors nomenclature n'est pas remboursée vous n'avez nul besoin d'ordonnance. Si le labo fait des histoires, soit vous les menacez de changer de crémerie, soit vous tapez du poing sur la table.

Si donc la T3 urinaire n'est pas au top, vous avez la preuve d'une hypothyroïdie si les signes caractéristiques sont présent et vous retournez voir votre généraliste et vous lui demandez de doser votre cortisol libre et vous allez au labo à l'ouverture (8 heures en moyenne), plus le cortisol urinaire des 24 heures. Comme il va falloir encore pisser dans un bocal pendant 24 heures, il vaut mieux avoir un médecin avec qui on peut négocier de façon à ce qu'il vous fasse faire tout dans la foulée. Notez qu'il ne suffit pas de mettre en évidence une T3 en quantité insuffisante mais il faut tester la fonction surrénalienne pour s'assurer que si vous devez accepter une supplémentation, il faut s'être assuré préalablement que cette T3 va pouvoir agir, or le cortisol joue un rôle déterminant au niveau des cellules cibles. Autrement dit il faudra peut-être accepter un peu d'hydrocortisone (et éventuellement de DHEA) au moins temporairement le temps de restaurer la fonction surrénalienne avec notamment une supplémentation en vitamines du groupe B. En particulier... Là ça se complique un peu car des considérations individuelles entrent en ligne de compte.

Je ne vais pas entrer dans tous les détails possibles car tout ce que je raconte ne me rapporte pas un kopec et j'ai toujours l'impression de travailler pour le Roi de Prusse... Donc je m'en tiens aux grandes lignes du cas le plus basique, ce qui est assez généreux de ma part car si ce que j'énonce est limpide vous allez pouvoir vous sortir les doigts du cul avec un peu de diplomatie et là je ne peux pas vous aider...

Supplémentation : l'arnaque à la Lévothyrox !

Maintenant et quand à la supplémentation, vous n'êtes pas sorti(e) encore de l'auberge. Le médecin et/ou l'endocrino vont vous coller quasi systématiquement de la Levothyrox, c'est à dire, de la T4 qui rappelez vous est inactive si elle n'est pas transformée en T3. Donc on va sûrement vous refiler de la T4 et non un mélange de T4 et de T3 (Eurythral). Or si c'est la T3 qui est en rade et que le dosage urinaire de la T4 est correct, ce qui est très généralement le cas vous ne risquez pas d'avance d'un pouce avec ce fichu Levothyrox. Comment se fait-il que les médecins et même des endocrinologues paniquent et ordonnent même d'arrêter un traitement à l'Eurythral quand les patients s'en trouvent bien ?

Mauvais formatage ou calcul

Sans doute un peu des deux mon Général !

Il y a plusieurs réponses possibles et je vous laisse choisir : réaction d'un "con" qui a été mal formaté et qui l'ignore ou qui craint de perdre le contrôle de celui qui le font vivre ? Exemple de calcul plus ou moins criminel : si je ne donne que la T4 et que ça marche à moitié, je suis sur de fidéliser le client !

Une chose est certaine : en France l'incompétence est entretenue on l'a vu pour les "créneaux" relatifs à la TSH, est-ce intentionnel de la part des formateurs pour le compte des labos ?On a vu qu'aux USA les normes pour la TSH sont plus proches de la réalité. En France, il règne un esprit particulier et une méfiance systématique à l'égard des innovations qui ailleurs fonctionnent.

Une chose est certaines les médecins sont mal formés sur le chapitre et la rigidité psychologique qui est le propre de ceux qui se savent plus ou moins inconsciemment mals assurés de leurs connaissances souvent approximatives suffit à expliquer certaines résistances.

Nécessité fréquente de l'Euthyral

La quasi totalité des cas cliniques évoqués par Claeys montre que si en théorie l'association de T4 et T3 est plus délicate à manier à cause de la demi-vie courte de cette dernière, j'ai beau réfléchir je ne vois pas en quoi ça serait plus sorcier que de ne donner que de la T4 mais il est vrai que la plus grande longue de la demi-vie de cette dernière un éventuel surdosage va se manifester plus progressivement. Mais il faut souligner qu'on doit commencer éventuellement par des quarts ou des demis comprimés et monter progressivement avec l'Euthyral.

A la recherche des signes d'hypothyroïdie

Concernant les signes d'hypothyroïdie, ils sont nombreux, la fatigue matinale surtout, la frilosité, l'intolérance à la chaleur, les mains les les pieds glacés, l'hypotension et la bradychardie (pouls lent) - mais pas toujours surtout chez les personnes âgées -, les tendances dépressives, la sécheresse cutanée, le dessous des pieds jaunes, les pieds plats, les crampes musculaires, la constipation (surtout chez les femmes), une mauvaise circulation des liquides (jambes, œdèmes du visage et des paupières) et un détail assez parlant, savoir le fait que le tiers externes des sourcils est comme "rapé", ces signes et d'autres encore,  comme une perberté tardives, des petits seins, la pillule qui fait grossir tout cela converge en faveur du déficit dont il est question dans tout ce post.

Les causes de fatigue chronique

La fatigue étant un des signes majeurs, elle implique d'éliminer les causes non hormonales, savoir les causes infectieuses, une dysbiose, et ou une intoxication quelconque (métaux lourds, polluants ménagers divers, pollution électromagnétique). Or la vogue de la maladie de Lyme avec ses éventuels, co-facteurs, les errements conceptuels à propos des prétendues "candidoses systémiques", l'obsession du mercure et de l'aluminium etc... tendent à faire oublier qu'il faudrait sans doute commencer par interroger les signes propres à justifier un soupçon d'hypothyroïdie.

Notez que l'hypercholestérolémie et le diabète de type II, la tuberculose, un infarctus avant 50 ans çà compte parmi les signes dont il faut tenir compte avec le plus fort coefficient. Et si un certain nombre de pathologies qui accaparent notre attention et ruinent l'Assurance Maladie avaient pour racine une hypothyroïdie plus ou moins larvée ?

Les hypothyroïdiens sont légions

Depuis que j'ai une vue claire des choses, des cas d'hypothyroïdies j'en découvre autour de moi qui ont été mal traités, j'en devine quelques uns notamment chez une femme déprimée avec qui j'ai correspondu pendant des années. Son remède homéopathique a échoué et en relisant l'observation faite avec un médecin, je vois les signes d'hypothyroïdie me sauter à la figure et j'ai pas demandé les analyses afférentes car je supposais que les médecins généralistes savent discerner ce genre de trouble hormonal. On a collé sur une correspondante un syndrome de Gougerot (syndrome sec) sur le dos, or elle a fait une thyroïdite, il n'y avait donc pas lieu d'aller chercher au diable Vauvert la cause de sa constipation opiniâtre. Or elle est mal supplémentée, elle était en forme avec l'Euthyral et tire la langue avec le Levothyrox.   

Enfin, pour ce qui me concerne la prise en compte du contenu du livre de Benoît Claeys que j'ai dévoré et assimilé en a peine plus d'une lecture nocturne aura été un trait de lumière. Ma vie aurait sans doute pris une autre tournure si j'avais été en état de mieux fonctionner. Je n'ai pas encore dosé mes T3 urinaires mais comme je suis atypique en tout, il se peut que je sorte des cas de figures les plus courants et n'y trouve pas mon compte. J'ai cependant de bonnes raisons de croire que ce post à des chances de s'avérer l'un des plus utiles sur ce blog.

17:06 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2014

La thyroïde et ses dysfonctionnements

Barnes.jpgJ'ai reçu d'un correspondant un gros paquet d'articles tirés de revues alternatives dont Energie Santé que je viens de m'efforcer de trier. Qu'il en soit ici remercié pour le cas où j'aurais du mal à retrouver son email car la fonction recherche de Foxmail déconne et des mails j'en reçoit pas mal. A propos de la revue citée, une lectrice m'a promis de la scanner entièrement et je n'en ai pas de nouvelles. Mais c'est un peu de ma faute car elle m'avait demandé de lui faire une liste de priorités et la chose m'est sortie de la tête, là encore je vais avoir du mal à retrouver son mail.

Dans le N° 70 de juin 2006 est paru un article intéressant qui répond à quelques unes des questions que je me posais mais sans évidement que tout soit élucidé.

Deux faits sont confirmés par l'article, les dysfonctionnements de la thyroïde et en particulier l'hypothyroïdie sont très répandus et les effets, très nombreux demeurent souvent inaperçus dans le cas d'une hypo. D'autre part les dosages hormonaux sont délicats à interpréter. Je scannerai l'article et il sera disponible sur le Cloud qui est accessible par abonnement et donc sous condition. L'envisage de la compléter et je me bornerai pour l'instant à un bref résumé.

Le dosage se fait sur 3 facteurs, la TSH comme hormone stimulatrice des hormones proprement thyroïdiennes soit T3 et T4. Mais le fait que ces dernières atteignent des chiffres normaux ne veut finalement pas dire grand chose car cela ne prouve pas qu'elles remplissent correctement leur rôle au plan cellulaire. Et si la TSH tend à monter, bien que le taux de T3 et T4 soit dans les clous cela implique une difficulté de stimulation, cela veut dire qu'il y a un problème. L'article évoque un "point fixe" de T4 mais ne donne aucune précision à ce sujet.

J'ai trouvé sur le forum suivant une référence à ce point fixe dans un texte comportant des passages proches de l'article dont je dispose :

http://www.forum-thyroide.net/index.html?http://www.forum...

Mais l'explication demeure absente. Voici une page nettement plus explicite mais qui reste à analyser et à traduire et pas seulement autour de ce "point fixe" de la T4 qui semble permettre de juger de la situation par la seule TSH :

http://home.scarlet.be/~tsd51298/thyro_labo.htm

Cette page donne sur des dosages plus élaborés de seconde intention (anticorps par exemple) des indications cliniques et l'on doit d'abord se baser sur la clinique avant de se lancer dans des dosages. La liste des symptômes se recoupe avec celle dont je dispose qui est un peu plus étendue et mentionne un signe que j'avais retenu depuis longtemps : la raréfaction des sourcils et j'ajoute surtout à la pointe. s'il existe d'autres signes comme la fatigue, la frilosité, la somnolence et des signes de métabolisme ralenti, il faut se poser des questions !

Le test de température basale du Dr Barnes

La température se prend au réveil dans le lit et sans bouger, sous le bras pendant 8 minutes et durant une huitaine de jours. Et effectivement j'ai vérifié qu'il existe une différence d'environ 0,5° avec la prise dans le rectum. Je suppose que le lieu de la prise a une importance et dans ce cas ma propre température serait légèrement basse. La fiabilité de ce test serait de 85%. 

On trouve sur Internet plusieurs allusions à cette méthode, complétée par celle de Wilson, plus controversée qui se prend dans la bouche.

La normalité se situerait à partir et au dessus de 36,4 et même 36,6° selon les sources. On descend par palier de gravité d'environ - 0,5° à légèrement bas, bas et très bas. 

Les causes de dysfonctionnement peuvent être nombreuses, stress, métaux lourds, carence en oligo-métaux, tabagisme, conflits, insuffisance rénale, excès d'iode, contraceptifs oraux, glucocorticoïdes, Cordarone et ses génériques, interféron etc...

Concernant la thérapeutique on préconise en hypo notamment des suppléments de L-Tyrosine, des adaptogènes (cas de stress), et une formule d'aromathérapie (ex : Rosmarinus, Juniperus, Origanum, Commiphora myrrha) mais il n'existe pas de formule passe partout. Le grémil a été utilisé en cas d'hyperthyroïdie, il s'agirait d'un véritable "casse pierre" mais en cas de lithiase et de suspicion d'hypothyroïdie, il convient d'éviter cette plante.

Retenir que le diagnostic est difficile que l'hypothyroïdie est assez répandue, que divers facteurs peuvent intervenir comme causes et être imbriqués, que les généralistes s'en tiennent à la TSH et ne semble même pas conscients qu'avec la dosage des T3 et T4 (qu'il faut souvent réclamer) on risque d'être trompé par des résultats apparemment normaux, que les mêmes ne pensent pas déterminer s'il existerait un ralentissement du métabolisme basal en commençant par le test de température. Il faut dire également que ces signes de ralentissement peuvent dépendre de la météorologie.

Bref tout dysfonctionnement marqué de ce métabolisme en hypo ou en hyper devrait inciter à déterminer le statut thyroïdien du patient concerné. Et j'ai vu plusieurs personnes patauger parce que leur médecins n'avaient pas l'air de maîtriser le sujet. Maintenant il faut bien dire que le fait de s'en référer à un endocrinologue n'est nullement une garantie, il s'agit d'une discipline qui demande des dosages répétés à différentes heures plus une grande finesse d'interprétation. Mais il existe tellement de troubles plus ou moins larvés qui peuvent avoir pour origine principal un dysfonctionnement thyroïdien même relativement léger qu'il m'a paru nécessaire de sensibiliser mes lecteurs à ce sujet qui est loin d'être simple.   

15:04 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)