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16/07/2012

Les "piqûres miracles" du Dr Albert Rouger (abcès de fixation)

Palaiseul.jpgJe reçois le mail suivant d'un correspondant régulier :

Avez vous entendu parler de cette piqure a base d huile et de savon qui a permis au Dr Jean Vurpillot de soigner des centaines de malades, il est decedé au printemps 2012 :

http://www.sudouest.fr/2011/08/21/la-potion-magique-du-vi...

J'ai vu son livre hier. Histoire qui devrait vous interesser

Ce que je sais...  

Voici les données que j'ai réunies :

Le Dr Rouger est mort en 1969, on venait par cars entiers se faire piquer chez lui.

Il a transmis son "secret" à un successeur, je ne connais pas son nom, mais en cherchant du côté de la Société de Biothérapie, on le trouvera. Le sommaire des Cahiers est sur le Net. J'ai quelques numéros, je ne chercherai pas, que mes lecteurs travaillent un peu...

Le contenu de la piqure est un mélange d'oleate de soude (76%) avec du stéarate de soude (24%) + un soupçon d'huile camphrée. On obtient cela avec de la lessive Saint Marc, du savon de Marseille, de l'huile d'arachide et un peu de camphre à l'aide d'une source de chaleur.

Pour un chimiste c'est pas sorcier, j'en ai un dans ma manche, c'est un élève de Norbert Dufaut. Je l'interrogerai à l'occasion mais je garderai la réponse pour moi. De toutes façons je ne serai guère plus avancé, se pose un problème de conservation du produit. S'il faut le conditionner en ampoules, c'est un investissement et au bout du compte, je ne pourrais rien en faire. Sinon j'aurais l'inquisition médico pharmaceutique sur la coënne et je ne vais pas risquer ma liberté pour des gens brouillons qui attendent que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

Serai-je en mesure de fournir discrètement quelques ampoules que ce serait peine perdue, les utilisateurs ne trouveraient pas de médecins ou d'infirmières pour leur administrer la piqure salvatrice.

D'après ce que j'ai pu trouver en 30 minutes chrono, je note également qu'il y a des contre-indications (rénales, cardiaques, cancérose). Les miracles ne se produisent en moyenne que dans 80% des cas. Enfin je n'ai pas d'indications sur le dosage et les modalités précises d'administration.

Le Dr Vurpillot était toujours vivant à 85 ans. Il a Internet puisqu'il a communiqué (timidement) à deux reprises dans un forum spécialisé nécessitant un mot de passe, sans que cela ne provoque de réaction et pour cause. Les experts ont déclaré la méthode moyennageuse et obsolète depuis la découverte des antibiotiques. J'ai dans l'idée qu'ils ne se sont pas beaucoup fatigués pour dire cela : ils n'ont fait que répéter ce qui se disait à l'époque où Albert Rouger opérait et ils ont du pomper çà chez Palaiseul.

L'article a fait dire à Vurpillot que sa première piqure lui a rendu en une minute la fougue de ses 15 ans. Ce à quoi je réponds : mon cul, c'est impossible ! Excusez ma vulgarité mais j'enrage et j'ai envie d'étriper jusqu'à ce que mort s'ensuive une papardelle de ces journalistes qui racontent les histoires de façon sensationnaliste et qui se contente de rapporter le scénario classique du médecin qui demande une expérimentation hospitalière alors qu'on sait très bien qu'il n'en saurait être question, quand sous la pression du lobby pharmaceutique, des "experts" marrons bouffant à tous les rateliers ont décidé une bonne fois pour toutes que telle technique est obsolète.

A ce propos si la liberté de prescription demeure en théorie, pourquoi on nous emmerde à nous parler des A.M.M. car s'il faut n'utiliser que des médicaments sous A.M.M. et comme il n'y a plus guère que de la merde génératrice de multiples effets secondaires sous A.M.M. (car les médicaments que l'on peut conseiller comme étant à peu près parfaitement sécurisés sont très minoritaires) où est cette liberté de prescription qui théoriquement mais théoriquement seulement demeure inscrite dans le droit et la jurisprudence ?

Comprenez bien (car on n'aura bientôt plus le droit de le dire) que ON se fout de notre gueule !

Coup de gueule !

Mais je le répète, je ne vais pas prendre la défense des pauvres patients qui n'ont au fond que ce qu'ils méritent car après avoir bouffé n'importe quelle saloperie comme des cochons parce que la Sécurité Sociale était là pour pallier à leurs conneries nutritionnelles on a négligé la prévention. Alors les pauvres patients qu'ils se démerdent ! Je donne des informations en déjouant les pièges, les arnaques etc... Mais qu'ils se démerdent avec leurs toubibs.

Même les plus "carrés" (le mien de généraliste est un ancien urgentiste qui m'a bluffé à deux ou trois reprises ce qui en général n'arrive jamais...) il faut tenir son calendrier et leur rappeler de doser ceci ou cela en temps et lieu. Je pourrais citer de nombreux cas où carrément des médecins font leur boulot de travers : un exemple simple, un de mes voisins est soigné pour un diabète et des troubles lipidiques, il a au menu du Crestor (une statine) et deux antidiabétiques. Quand je lui demande à quand remonte ses derniers examens, il me répond en levant les bras au ciel, oh il y a bien plus d'un an qu'on ne m'en a pas prescrit. Mais le cardiologue ne délivre pas d'ordonnance à renouveler, il exige une visite mensuelle. Or en cas de diabète, il faut au moins contrôler l'hémoglobine glyquée tous les 3 mois ou au moins tous les 6 mois. Bref, il y a un minimum ! Et bien il n'est pas fait parce que la SS pousse à la réduction des dépenses mais là les RMO (références médicales obligatoires) sont claires. 

J'ai envie de hurler quand je vois cela mais à quoi bon se gendarmer, les gens ont peur d'entendre parler de médecine. Ils ne veulent pas affronter leurs problèmes et sont comme des morts entre les mains des laveurs de cadavres devant leurs médecins. Ils en ont peur ! Moi pas du tout ! Si ça devait merder, je taperai du poing sur la table. Mais j'évite que ça merde en étant vigilant mais on ne l'est jamais assez !

Il n'y a guère que quelques rares cancéreux qui sous la morsure de l'électrochoc se réveillent et prennent en mains leurs cas... On va en parler...

Donc en 1985, le Dr Vurpillot était encore vivant, il doit l'être toujours, le nom du président de son comité de soutien est donné je vais essayer de le joindre afin de déterminer comme l'intéressé compte transmettre ce dont il dispose. Le mieux serait, au point où nous en sommes de tout balancer sur Internet. Mais sans doute faudrat-il reléguer ça dans ce que l'on appelle l'Internet profond pour le mettre à l'abri de la censure. Mais je n'ai jamais mis les pieds dans ce dédale, j'espère y être initié prochainement. Je dois dire qu'ancien informaticien, très féru de sécurité, les choses se sont tellement compliquées depuis ces dernières années que je n'ai pas envie de prendre trop de risques. Et surtout c'est du temps et j'ai à faire !