Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/07/2016

Le Dr Donatini et les probiotiques

probiotiques.jpgLe lecteur qui m'a signalé l'alternative aux mycéliums sous forme de graines de lins moulues comme support possibles de ses mélanges d'huiles essentielles m'a fait la remarque suivante :

Je fais ce traitement de temps en temps. Cela ne remet pas autant les pendules à l'heure que certains probiotiques mais la démarche est intéressante !

Occultation intentionnelle et infondée des probiotiques

Sur le moment, je me suis dis qu'un témoignage unique ne saurait constituer une caution mais toutes ces histoires m'ont donné l'idée de reprendre le livre du Dr Mouton évoqué dans le précédant post et je constate qu'on n'y trouve pas grand chose qui corrobore ce que raconte Donatini, or le livre de son collègue est bardé de justifications scientifiques. Quasiment chaque alinéa de son pavé d'un demi millier de page se réfère à une source citée en fin de chapitre. Ce n'est certes pas une garantie absolue car on peut s'abuser sur une étude mais comparé aux discours évanescents de Donatini qui en fait d'écrits n'avance rien de solide, il est manifeste que le rémois ne fait pas le poids devant son confrère belge.

Quels sont les arguments de Donatini contre les probiotiques, je cite de mémoire mais s'il faut retrouver les circonstances de ses propos pour le coincer, je m'en donnerai la peine. Sauf qu'à présent je suis bien sûr qu'il n'aura pas la moindre envie de contester ce que j'avance dans la mesure où il ne pourrait qu'aggraver son cas ! Voici donc en résumés ses arguments !

  1. Ce n'est pas une solution d'administrer des bactéries probiotiques quand il y en a déja trop ! Argument faux dans la mesure où Mouton commence par mettre l'accent sur le fiat que le cas le plus général est un déséquilibre de la flore de putréfaction au détriment de la flore de fermentation. C'est donc une affaire de qualité et non de quantité ! L'argument n'est pas seulement faux il est GROSSIER et MANIPULATEUR et de surcroit ANTISCIENTIFIQUE.
  2. Les probiotiques coûtent cher ! Certes certes, personne ne dira le contraire mais à 26 € les 100 g. de poudre d'écorce grossièrement moulues (et j'aimerais savoir comment, dans quelles conditions et par qui ?) mêlé d'une faible proportion de mycélium, c'est une fois de plus se foutre de notre gueule.
  3. Les probiotiques risquent de faire grossir : et oui ça c'est une allusion à certains travaux de Didier Raoult de l'Université de Marseille qui a établi un parallèle entre la présence dans certains yaourt de probiotiques utilisés par les industriels pour faire engraisser la volaille d'élevage...

Tout pour ses maudits mycéliums !

J'arrive à la conclusion, que tout dans le discours de Donatini est organisé de façon à mettre en valeur ses foutus mycéliums et j'espère qu'après tout ce que je viens d'en dire, il auront pris une bonne dose de plomb dans l'aile. Soyons clair, les champignons médicinaux c'est intéressants, il y a de plus en plus de travaux scientifiques mais à ma connaissance on n'a rien de précis et de rationnel pour les utiliser dans le cadre des dysbioses. Il faut rappeler que selon le Dr Mouton, ce domaine est semblable à une carte de l'Afrique encore blanche dont on n'aurait tracé que les fleuves !

Donc pour ce qu'il en est des probiotiques, leur rôle positif est bien établi quand à la possibilité d'un rééquilibrage d'une flore tendant à la putréfaction, ce qui pour toutes sortes de raisons est le cas général. Je me rappelle que le remède familial en cas de diarrhées, c'était le Lactéol que l'on bouffait à raison d'un ou deux tubes par prise dans un peu d'eau. Or autant que je me souvienne, il ne s'agit pas de bactéries vivantes. Quoiqu'il en soit c'était efficace !

Autre chose, un ami qui est en train de faire une maladie de Crohn, utilisait de la levure fraiche de boulangerie (saccharomyces serv.) pour soigner ses diarrhées et ça marchait aussi ! Cela dit je ne me hasarderai pas à recommencer cette recette qui n'a d'intérêt qu'assez ponctuellement et pas sur des périodes prolongées.

Maintenant, il y a probiotiques et probiotiques et Didier Raoult a sonné le tocsin à propos de yaourt suspect. Donc il faut ouvrir l'oeil et on a tendance à vendre n'importe quoi. La seule objection que l'on peut faire est que l'administration d'un probiotique adéquat risque de n'être qu'un palliatif. Il ressort des travaux cités par Mouton que chaque individu possède une microflore spécifique qui pourrait servir de carte d'identité et si des facteurs comme l'absence d'allaitement maternel et/ou trop d'hygiène dans l'enfance jouent un rôle négatif sur la microflore acquise, il est bien possible que l'on puisse comparer l'administration de probiotiques à des greffes in-susceptibles de prendre et donc à répéter indéfiniment.

Sur quelles bases reposent les complexes d'HE préconisés par Donatini : mystère et boules de gommes !

Mais qu'est-ce qui nous garantit que ses mélanges d'huiles essentielles seraient plus efficaces ? D'abord sur quels travaux reposent les trois complexes proposés. Sur ce point le Dr Mouton signale une liste non limitative de plantes susceptibles de booster la digestion. L'administration d'huile essentielle de menthe en fin de repas, je me souviens de l'avoir vue dans une vieille ordonnance qui devait venir du Dr Schmidt de Genève et qui parlait de dosage de l'indol. 

Les occidentaux ne sont pas "méthanogènes" mais sulfato-réducteurs

Ces 3 complexes sont indexés à une prédominance de 3 gaz, hydrogène, méthane, méthylacétate. Très curieusement, le Dr Mouton parle bien d'hydrogène et de méthane mais je n'ai pas trouvé trace de méthylacétate mais il est possible que ma vue ait fatigué. A  propos de l'hydrogène et du méthane on apprend page 38 que la présence de méthane dans l'haleine des occidentaux et chose rare voir quasi inexistante parce que notre alimentation étant riche en sulfate nous hébergeons surtout des bactéries sulfato-réductrices en compétition vis-à-vis de l'hydrogène avec les bactéries méthanogènes.

La méthylacétogénie inconnue au bataillon du Dr Mouton

Mouton évoque 4 espèces de bactéries (protéolytiques, saccharolytiques, sulfato-réductrices et méthanogènes) et leurs substrats respectifs (p. 33), mais je ne trouve pas trace d'une catégorie méthylacétatogène correspondant à un estomac qui se serait transformer en vinaigrier. En d'autres termes, ça ne colle pas vraiment...

ras le bol de devoir veiller pour décharger ma mémoire

J'ai été réveillé à une heure et demie du matin par un courant d'air qui m'a ramené les flonflon du maudit bal du 14 juillet et ne pouvant me rendormir instantanément, je me suis replongé dans la lecture du livre de Mouton où je découvre quantité d'arguments qui relativisent voir tendent à plus ou moins complètement dissoudre les thèses de Donatini dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne reposent sur aucune citation autre que très évasive de travaux. Comme dans ces cas là je ne suis pas certain, en me réveillant de me souvenir de tout ce que j'ai appris, je me vois à chaque fois dans l'obligation de rallumer l'ordinateur pour consigner mes observations sur ce maudit blog.

Inutile de vous dire que cette obligation de rendre compte de la vérité contre des erreurs et des approximations manifeste me gonfle au delà de tout ce que vous pouvez imaginer car je ne peux pas m'en foutre. Cela ne concerne pas que les autres, j'ai besoin d'élucider tout cela pour ma propre gouverne. Enfin je crois avoir démontré que Donatini a bel et bien manigancé son discours pour privilégier son fichu commerce de mycéliums. Bref, il devrait être interdit à tout médecin d'avoir le moindre intérêt direct ou indirect dans la vente d'un produit.

Oublions et passons à la trappe le Dr Donatini !

Vu qu'il ne faut sûrement pas s'attendre à ce que Donatini justifie scientifiquement ses dires attendu que je l'ai surpris en flagrant délit d'erreur sur plusieurs points, je ne vois pas d'autre solution que de les ignorer purement et simplement faute de pouvoir faire le tri minutieux qui s'impose. Cela dit, je ne peux pas vous promettre de faire un compte-rendu détaillé du livre du Dr Mouton, le résumer me parait impossible et je suis las vraiment las de devoir guerroyer contre toute sortes d'incompétences, d'impostures et de roueries mercantiles.

Hypothyroïdie et dysbiose, il y a bien un rapport (affaire à suivre)

Un dernier point avant de terminer ce post : j'ai déclaré dans un article précédant que je ne vois pas le rapport direct entre hypothyroïdie et dysbiose, et bien si il est documenté à partir de la page 385 de l'ouvrage évoqué mais qu'importe, quand il y a hypothyroïdie il faut commencer par régler ce problème avant de s'attaquer à la dysbiose. Or je constate que les généralistes, parce qu'ils sont sous la coupe des endocrinologues et ces derniers parce qu'ils ont été endoctrinés par des idées à la fois fausses et fixes, ne veulent absolument pas entendre parler d'un mélange de T4 et de T3. Or je constate que les quelques lectrices que j'ai pu persuader de se battre pour passer de la Lévo à l'Euthyral, ont connu des améliorations. Mais pour commencer et avant d'entreprendre une substitution, il y aurait sans doute lieu dans bien des cas de commencer par une supplémentation à base d'un mélange d'iode et d'iodure de potassium. On en reparlera probablement...

Une mystérieux cas d'iodurie massive

Parmi les trois femmes que j'ai pu convaincre de se gendarmer pour obtenir de l'Euthyral, il y en a une qui a été améliorée mais qui à été alerté par des chiffres d'iodurie des 24 heures faramineux : elle était à 4206 µg/L et si le chiffre a été quasiment divisé par 2, ça reste inexplicable. Ca ne peut pas venir de l'alimentation et elle n'a jamais pris de médicament à base d'iode et aucune supplémentation même minime.

Évidemment pour ceux qui croient à l'effet Wolff-Chaikof c'est pas bon mais cet effet est une grosse foutaise inventée en 1948 pour d'obscures raisons. Enfin si quelqu'un a déjà vu ce phénomène et peut avancer une explication nous sommes preneurs !

Décadence française

D'un côté des prétendus scientifiques qui arrangent et manipulent la réalité en fonction de leurs intérêts et de l'autre un Président qui a besoin d'un coiffeur maquilleur à 10 000 € par mois (sans les implants). Voila la France pendant que Daech organise le grignotage et la subversion de l'Europe. Après l'Euro 2016 et les bleus, ces coqs ridicules, qui se sont fait empapaouter par les Portugais (quelque part il y a tout de même un peu de justice), voici le tour de France et bientôt les Jeux olympiques de Rio. La vieille recette romaine pour amuser les émasculés du cervelet n'a pas pris une ride. Quel dommage qu'un terroriste n'ai pas balancé un petit missile sur une "fan zone", cela aurait soulagé notre pauvre vaisseau spatial de quelques quintaux de bactéries polluantes. Quand je pense à tous ces crétins qui, sous prétexte de sécurité se laissent enfermer dans de véritables pièges où il est défendu d'apporter boissons et sandwich, je ne peux que concevoir le plus grand mépris pour une large majorité de mes contemporains. Mais enfin tant que l'on pourra s'exprimer sans se sentir tenu de faire dans la dentelle, cette grosse comédie restera supportable.

J'espère qu'il existe une "vie" après la mort, non dans l'espoir d'un très hypothétique paradis avec "houris" et/ou "échansons" éternellement jeunes au goût de chacun, une petite loge assez haut placée avec restauration légère et rafraichissements à volonté me suffirait pour voir la suite du spectacle et ça risque encore de durer avant la catastrophe terminale.

Les commentaires sont fermés.