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16/07/2012

Jeune et cancer

lundi 16 juillet 12 - 051205.jpg

Le même correspondant que celui évoqué dans le post précédant me demande ceci :

Que pensez vous de ces tests effectués en Angleterre et beaucoup moins cher que ce qu on peut trouver en labo en France. Et avec la caution du Dr Lallement ce qui n est pas rien...

http://www.docteur-michel-lallement.com/mon-livre-sur-l-a...

Je ne connais pas ce test, et il convient de poser la question à l'intéressé ! Il ne s'agit manifestement pas de ces test immunologiques que je connais puisqu'il ne nécessite pas de prise de sang. De quoi peut-il s'agir ? J'ai entendu parler d'une analyse de cheveux, si c'est le cas, ça ne peut pas être sérieux pour 1000 et une raisons.

Quant à l'avis qu'on m'a demandé sur le Dr Lallement, je vais le résumer en quelques mots. C'est sans doute un bon nutritionnisme et il ne m'est pas difficile de deviner que sa source d'inspiration c'est le Pr Joyeux et le Dr Seignalet. Rien à dire là-dessus :

Il a pondu un article sur le jeune thérapeutique dans le traitement du cancer que vous pouvez trouver sur son site duquel il ressort que de courtes périodes de jeûne précédant une chimio énergique sont une idée intéressante etc.. etc... Mais bon la chose est à l'étude !

Là je hurle. Je vois autour de moi les résultats de la chimio, c'est tout simplement catastrophique. Or, je suis persuadé que la combinaison du jeune, d'un régime et surtout l'utilisation d'une batteries d'enzymes peut permettre d'éviter dans bien des cas cet empoisonnement. Maintenant quand on arrive à un âge canonique, si c'est pour prolonger de quelques années une vie pourrie par les effets secondaires terrifiants des chimios, je pense qu'il vaut mieux faire un choix, mettre ses affaires en ordre et partir dignement. 

Il existe un petit livre très intéressant du Dr Joseph Levy, intutlé Voies alternatives dans le traitement du cancer, j'en reparlerai. C'est autre chose que les compilation signées Luc Bodin...

Et puis il y a la prévention, à savoir le protocole de Gernez. Le seul obstacle consiste à se procurer du sirop de Chloral. Même s'il est réservé à des usages hospitaliers après qu'on lui aurait découvert des effets cancérigènes (curieux n'est-ce pas ?) la difficulté n'est pas insurmontable... 

Donc voilà un exemple emblématique d'un stratégie consistant à ménager la chèvre et le choux. Le brave Dr a monté un Web très comme il faut sur lequel, parmi ses talents chirurgicaux il indique ceci : je mets à votre service cette expertise en vous proposant des interventions à visée esthétique, fréquemment utilisées dans le cadre de la chirurgie des cancers du sein.

En fait cette stratégie conciliatrice s'explique par le fait que le Dr Lallement est avant tout chirurgien, il doit gagner sa vie principalement avec des "reconstructions mammaires" et une "chirurgie gynécologique", il n'apparaît pas qu'il soit spécialiste de l'oncologie et sa pratique médicale se limite à une prise en charge globale du terrain cancéreux. Il ne peut donc pas risquer de se mettre à dos le milieu des cancérologues et celui de l'industrie de la chimiothérapie sinon il ne ferait pas long feu. Le problème c'est que s'il s'agit d'un bon diététicien, la reforme alimentaire si elle est primordiale n'est nullement suffisante !

Enfin, vous aurez compris qu'il s'adresse de préférence à la clientèle féminine et ce n'est pas tout à fait innocent parce que cette clientèle est très sensible aux argument plutôt "bio" de l'intéressé et si vous avez la curiosité de "gratter" vous constaterez qu'il met en promotion des consultations à 23 € quand les oncologues de la région se palpent jusqu'à 75 € pour la moindre consultation de routine. On ne va pas manquer de me dire que c'est méritoire puisqu'il applique le "tarif syndical" imposé par la Sécu. Ce à quoi je vous répondrai que ce n'est pas innocent, que quand on est encore jeune, il faut compter avec la concurrence.

Oui certes le produit est bien ficelé, cette pub a été bien étudiée et il est vrai que ceux qui s'adresseraient à ce médecin, ont certes plus de chances de limiter les dégâts. Mais à moi ça ne me convient pas. D'abord je suis tout à faire capable de déterminer la diététique convenable et je n'aurais besoin que d'un suivi clinique. Seulement voilà quand vous êtes atteint d'un cancer et que vous refusez la chimio, il n'est pas rare que l'on vous fasse savoir que vous n'aurez plus droit aux scanners et Cie. Que l'on ne me dise pas que j'invente : je pourrais citer plusieurs exemples dont un concernant un hopital situé non loin de Poitiers. Ah évidement, il y a des choses que l'on vous dira mais que l'on ne vous écrira jamais !

Bref, je suis un rebelle et je refuserai toujours les chantages. Dans un cas de ce genre, voici la conduite à tenir. Vous écrivez ceci au chirugien :

Docteur,

Je note que lors de ma visite du tant, vous m'avez fait savoir oralement que si je n'acceptais pas la chimiothérapie qui m'a été proposée, je n'aurai plus droit au suivi de la tumeur et qu'en l'occurence je serai privé de scanner.

J'estime qu'il existe d'autres thérapeutiques équivalentes et même supérieures à la chimiothérapie, à savoir une combinaison entre des jeunes et un batterie d'enzymes et j'en fais mon affaire.

Par conséquent je n'accepte pas le chantage auquel j'ai été soumis et j'adresse copie de la présente à titre d'information à M. le Procureur de la République. Si donc je recontrai des difficultés pour obtenir le suivi qui m'est du, vous auriez probablement à en répondre devant la justice pénale.

Etc...

Bien entendu, vous m'objecterez que celui qui oserait agir ainsi pourrait avoir à craindre pour sa vie s'il devait repasser sur le billard. J'ajoute que lorsqu'on est capable d'une telle résistance, cela implique sans doute de possèder une degré d'immunité plutôt incompatible avec un état cancéreux. Et j'ajouterai  qu'avoir la capacité de se gendarmer ainsi en reprenant les choses en mains c'est aussi un "remède" puissant. On ne m'ôtera pas de l'idée que certaines situations d'échec font le lit du cancer. Il y a forcément du vrai dans la théorie de Hamer même si ce dernier à salement dérapé en formant une véritable secte.

Je prêche la révolte tout en étant conscient que cela ne sert pas à grand chose. Tout simplement parce que les connaissances nécessaires pour s'assumer quand on est plus ou moins gravement malade, cela ne s'improvise pas au dernier moment. J'ai le don d'agacer une partie de mon entourage parce que j'aime à parler de médecine et que ça fout la trouille à certains car c'est plus facile de mettre les tuiles qui vous tombent dessus sur le compte de la fatalité. La fatalité et le "karma" çà existe mais il ne faut tout de même pas pousser...

Enfin, il faut se rendre à l'évidence, rarissime sont les patients susceptibles de se gendarmer car même dans le meilleur des cas une partie du traitement restera à leur charge car non suscpetible d'être remboursé.

J'écoutais l'autre jour une philosophe belge qui parlait de "sorcellerie capitaliste" à France Inter. Je n'ai pas lu le livre d'Isabelle Strengers mais je vous recommande de vous  intéresser au thème dont elle parle. Voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sorcellerie_capitaliste

Je n'ai pas la foi dans les manifestations de protestation altermondialiste. En revanche le concept de "sorcellerie" à l'égard du capitalisme est tout à fait ce qui convient pour décrire la manière dont nous sommes ficelés. Et le "désenvoûtement" qui s'impose est avant tout un exercice personnel qui réclame un discernement qui va bien au delà des connaissances scientifiques érudites que peut possèder un contemporain.

Il s'agit bien en effet de "sorcellerie" au véritable sens du terme car si la mise en place de tout un arsenal législatif et judiciaire contraire aux droits les plus légitimes et les plus fondamentaux (cf le problème des OGM et des semences hybridées), toute une mise en condition psychique par le biais du diktat de tout ce qui relève du "politiquement correct" vient compléter l'arsenal évoqué.

Je ne suis pas sûr que l'auteur ait bien envisagé toute la portée de toute la "sorcellerie" en question car il faut sans doute y avoir été "initié" par des circonstances particulières pour en mesurer toute la puissance. Et ceux qui s'y sont heurtés, finissent en général dans un hopital psychiatrique quand ils n'ont pas été doté d'un certain charisme relevant du discernement des esprits. Bref, l'expérience en ce domaine n'est guère transmissible car elle nécessiterait trop d'explications qui ne peuvent guère être que sources de malentendus. Comprenne qui pourra !


Les "piqûres miracles" du Dr Albert Rouger (abcès de fixation)

Palaiseul.jpgJe reçois le mail suivant d'un correspondant régulier :

Avez vous entendu parler de cette piqure a base d huile et de savon qui a permis au Dr Jean Vurpillot de soigner des centaines de malades, il est decedé au printemps 2012 :

http://www.sudouest.fr/2011/08/21/la-potion-magique-du-vi...

J'ai vu son livre hier. Histoire qui devrait vous interesser

Ce que je sais...  

Voici les données que j'ai réunies :

Le Dr Rouger est mort en 1969, on venait par cars entiers se faire piquer chez lui.

Il a transmis son "secret" à un successeur, je ne connais pas son nom, mais en cherchant du côté de la Société de Biothérapie, on le trouvera. Le sommaire des Cahiers est sur le Net. J'ai quelques numéros, je ne chercherai pas, que mes lecteurs travaillent un peu...

Le contenu de la piqure est un mélange d'oleate de soude (76%) avec du stéarate de soude (24%) + un soupçon d'huile camphrée. On obtient cela avec de la lessive Saint Marc, du savon de Marseille, de l'huile d'arachide et un peu de camphre à l'aide d'une source de chaleur.

Pour un chimiste c'est pas sorcier, j'en ai un dans ma manche, c'est un élève de Norbert Dufaut. Je l'interrogerai à l'occasion mais je garderai la réponse pour moi. De toutes façons je ne serai guère plus avancé, se pose un problème de conservation du produit. S'il faut le conditionner en ampoules, c'est un investissement et au bout du compte, je ne pourrais rien en faire. Sinon j'aurais l'inquisition médico pharmaceutique sur la coënne et je ne vais pas risquer ma liberté pour des gens brouillons qui attendent que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

Serai-je en mesure de fournir discrètement quelques ampoules que ce serait peine perdue, les utilisateurs ne trouveraient pas de médecins ou d'infirmières pour leur administrer la piqure salvatrice.

D'après ce que j'ai pu trouver en 30 minutes chrono, je note également qu'il y a des contre-indications (rénales, cardiaques, cancérose). Les miracles ne se produisent en moyenne que dans 80% des cas. Enfin je n'ai pas d'indications sur le dosage et les modalités précises d'administration.

Le Dr Vurpillot était toujours vivant à 85 ans. Il a Internet puisqu'il a communiqué (timidement) à deux reprises dans un forum spécialisé nécessitant un mot de passe, sans que cela ne provoque de réaction et pour cause. Les experts ont déclaré la méthode moyennageuse et obsolète depuis la découverte des antibiotiques. J'ai dans l'idée qu'ils ne se sont pas beaucoup fatigués pour dire cela : ils n'ont fait que répéter ce qui se disait à l'époque où Albert Rouger opérait et ils ont du pomper çà chez Palaiseul.

L'article a fait dire à Vurpillot que sa première piqure lui a rendu en une minute la fougue de ses 15 ans. Ce à quoi je réponds : mon cul, c'est impossible ! Excusez ma vulgarité mais j'enrage et j'ai envie d'étriper jusqu'à ce que mort s'ensuive une papardelle de ces journalistes qui racontent les histoires de façon sensationnaliste et qui se contente de rapporter le scénario classique du médecin qui demande une expérimentation hospitalière alors qu'on sait très bien qu'il n'en saurait être question, quand sous la pression du lobby pharmaceutique, des "experts" marrons bouffant à tous les rateliers ont décidé une bonne fois pour toutes que telle technique est obsolète.

A ce propos si la liberté de prescription demeure en théorie, pourquoi on nous emmerde à nous parler des A.M.M. car s'il faut n'utiliser que des médicaments sous A.M.M. et comme il n'y a plus guère que de la merde génératrice de multiples effets secondaires sous A.M.M. (car les médicaments que l'on peut conseiller comme étant à peu près parfaitement sécurisés sont très minoritaires) où est cette liberté de prescription qui théoriquement mais théoriquement seulement demeure inscrite dans le droit et la jurisprudence ?

Comprenez bien (car on n'aura bientôt plus le droit de le dire) que ON se fout de notre gueule !

Coup de gueule !

Mais je le répète, je ne vais pas prendre la défense des pauvres patients qui n'ont au fond que ce qu'ils méritent car après avoir bouffé n'importe quelle saloperie comme des cochons parce que la Sécurité Sociale était là pour pallier à leurs conneries nutritionnelles on a négligé la prévention. Alors les pauvres patients qu'ils se démerdent ! Je donne des informations en déjouant les pièges, les arnaques etc... Mais qu'ils se démerdent avec leurs toubibs.

Même les plus "carrés" (le mien de généraliste est un ancien urgentiste qui m'a bluffé à deux ou trois reprises ce qui en général n'arrive jamais...) il faut tenir son calendrier et leur rappeler de doser ceci ou cela en temps et lieu. Je pourrais citer de nombreux cas où carrément des médecins font leur boulot de travers : un exemple simple, un de mes voisins est soigné pour un diabète et des troubles lipidiques, il a au menu du Crestor (une statine) et deux antidiabétiques. Quand je lui demande à quand remonte ses derniers examens, il me répond en levant les bras au ciel, oh il y a bien plus d'un an qu'on ne m'en a pas prescrit. Mais le cardiologue ne délivre pas d'ordonnance à renouveler, il exige une visite mensuelle. Or en cas de diabète, il faut au moins contrôler l'hémoglobine glyquée tous les 3 mois ou au moins tous les 6 mois. Bref, il y a un minimum ! Et bien il n'est pas fait parce que la SS pousse à la réduction des dépenses mais là les RMO (références médicales obligatoires) sont claires. 

J'ai envie de hurler quand je vois cela mais à quoi bon se gendarmer, les gens ont peur d'entendre parler de médecine. Ils ne veulent pas affronter leurs problèmes et sont comme des morts entre les mains des laveurs de cadavres devant leurs médecins. Ils en ont peur ! Moi pas du tout ! Si ça devait merder, je taperai du poing sur la table. Mais j'évite que ça merde en étant vigilant mais on ne l'est jamais assez !

Il n'y a guère que quelques rares cancéreux qui sous la morsure de l'électrochoc se réveillent et prennent en mains leurs cas... On va en parler...

Donc en 1985, le Dr Vurpillot était encore vivant, il doit l'être toujours, le nom du président de son comité de soutien est donné je vais essayer de le joindre afin de déterminer comme l'intéressé compte transmettre ce dont il dispose. Le mieux serait, au point où nous en sommes de tout balancer sur Internet. Mais sans doute faudrat-il reléguer ça dans ce que l'on appelle l'Internet profond pour le mettre à l'abri de la censure. Mais je n'ai jamais mis les pieds dans ce dédale, j'espère y être initié prochainement. Je dois dire qu'ancien informaticien, très féru de sécurité, les choses se sont tellement compliquées depuis ces dernières années que je n'ai pas envie de prendre trop de risques. Et surtout c'est du temps et j'ai à faire !