25/02/2012
Médecine hospitalière : quand le "privé" prend le pas sur le "public"
Une personne de ma connaissance a été invitée par son généraliste à consulter un spécialiste hospitalier. La personne décroche son téléphone et demande un RV pour une consultation au service compétent. On lui répond que la spécialiste ne prend de malades qu'en consultation privées à 70 € la séance parce lui dit-on elle ne s'occupe gère que de greffes du rein. La personne demande si elle peut ne payer que le dépassement d'honoraires attendu qu'elle bénéficie du 100 % et d'une mutuelle. Réponse : pas question ! Il lui faut avancer les 70 € et se débrouiller avec la SS etc... Manque de pot avec les innovations de Sarko 1 er et les 50 centimes sur chaque boîte de médoc, elle est sûre d'avoir à tout payer de sa poche et comme elle doit s'attendre à faire plusieurs fois la navette entre son domicile et l'hopital (parce qu'il faudra prévoir des examens complémentaires car ca serait bien le diable si le diagnostic devait être fait en deux consultations), elle répond qu'elle va aviser !
Sur mes conseils le patient a pris contact avec la direction qui l'a invitée à relater les faits. Elle vient de recevoir du directeur des affaires juridiques une réponse lui indiquant qu'il diligente une enquête et qu'il sera avisé du résultat.
Si donc ce genre de mésavanture vous arrive, n'hésitez pas une seule seconde. Vous empoignez le téléphone et vous déposez une plainte séance tenante : il est en effet exclu qu'un médecin hospitalier puisse monopoliser un service public au seul bénéfice d'une clientèle privée ! Le système est extrêmmement boiteux mais vous pouvez être assurés que la direction des établissements hospitaliers n'ont absolument pas envie d'avoir des histoires avec ce genre d'abus et j'ajoute pas plus dans des régions où la curruption et ce genre de détournement est monnaie courante au point d'être devenu chose légendaire à tel point qu'en une autre époque le ministère de la Justice a délégué sur place un "procureur de choc" !
Bien évidemment, si vous faites un éclat vous pouvez craindre après avoir obtenu gain de cause, d'être plus ou moins mal soigné. Ce à quoi je réponds qu'il n'existe qu'un moyen de ne pas se faire blouser, c'est que s'informer. Pour ma part cela fait entre 30 et 40 ans que je me passionne pour la médecine. Quand un problème se pose, je prends le taureau par les cornes, je commence par quérir la documentation sur Internet et le cas échéant, je questionne le biologiste du laboratoire et je pose des questions aux médecins que je fréquente. Je ne peux pas m'en passer si j'ai besoin de contrôle (ce qui est absolument nécessaire surtout passé un certain âge) et je n'ai absolument aucun complexe devant ces derniers. Il faut dire que je ne fais pas confiance à n'importe qui. Par exemple mon généraliste est un ancien urgentiste et pour qu'il m'ait "bluffé" à deux reprises, il est clair que ce n'est pas n'importe qui !
Le genre d'abus que je vient de relater n'existe que parce que la majorité de nos concitoyens ayant peur de la maladie (je vois les réactions autour de moi quand je parle de médecine, certaines personnes se sauvent carrément...), ils ne veulent pas savoir ce qui les prédispose à être le jouet de toutes sortes de manipulations. C'est dommage pour ceux qui méritent un autre traitement mais tout comptes faits, on peut aussi puiser dans ce genre d'incident passablement désagréable, une ferme volonté de ne jamais s'en laisser conter. Et si les spécialistes sont indispensables quand ils font leur boulot correctement dans l'intérêt du patient, il demeure que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même car avec toute la documentation qui existe, on est en mesure de débrouiller bien des questions et de pouvoir ainsi dégager les bonnes questions et les poser à qui de droit, ce qui évite les échappatoires. Finalement tout le monde y gagne, le patient et les médecins qui, lorsqu'ils sont honnêtes, apprécient que leurs clients prennent leur santé en mains.
Il y a malheureusement encore des médecins généralistes qui ont peur de perdre des pratiques s'ils guérissaient leur malade. Un exemple : j'ai donné du gel de silicium à deux patients d'un médecin de campagne connu pour son aprêté au gain. Ex : il demeure au village mais descend à son cabinet à 10 km pour avoir un prétexte pour remonter ces 10 km, histoire de facturer un déplacement alors qu'il a été touché à son domicile par un renvoi d'appel. Deux patients ont donc été complètement soulagé non par un médicament mais par un produit en vente partout dans les pharmacies et en dehors. Dans l'un des deux cas, son patient a été débarrassé d'une espèce de "nouure" qui l'empêchait de marcher. Or c'est un chasseur... La chose s'est avéré assez spectaculaire pour qu'il demande à son malade qu'est-ce qu'il avait bien pu faire pour obtenir ce résultat. Le patient à répondu qu'il avait utilisé un remède de "grand mère"... Le médecin n'a pas insisté. J'ai fait passer à ce toubib la table de mon livre et des échantillons. Il ne connait pas mon nom, que mon pseudo mais il aurait pu avoir la curiosité de poser des questions. Ce qui me serait revenu aux oreilles. Il n'en a rien fait, les échantillons moisiront dans un tiroir. Mais c'est égal, je m'y attendais ! Voilà où nous en sommes ! Le problème c'est que ses clients sont parfaitement conscients de son avidité mais n'étant pas en mesure de juger par eux-mêmes ils sont pieds et poings liés entre les mains d'un de ces praticiens qui ruinent la Sécurité Sociale en prescrivant des ordonnances à rallonge.
Ce n'est pas moi qui peut changer là donne mais tant que l'on aura la possibilité de hurler sa détestation de telles pratiques, on pourra s'en accommoder car elle ne nuisent guère qu'à ceux qui attendent tout d'un "état providence" même si elles compliquent la vie de ceux qui ne les méritent pas. Je ne peux donc qu'encourager mes lecteurs à ne jamais se laisser mener par le bout du nez. N'oubliez surtout pas qu'en toutes matières le client est roi ! L'ere des patients est révolue, vive l'ère de l'impatience et de la révolte !
17:02 Publié dans Médecine hospitalière | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sida et "révisionnisme"
J'ai eu l'occasion d'évoquer le "négationnisme" qui se pratique à propos du virus du Sida. Voir à ce propos :
http://silicium.blogspirit.com/archive/2011/01/10/alain-s...
Ce "négationnisme" se manifeste en avant plan de plusieurs contextes idéologiques assez particularisés.
Cette question a fait l'objet d'un article de Rue89 il y a de cela plus de 6 mois, je n'en ai eu connaissance qu'assez récemment et je n'ai pas eu le temps de revenir sur cette question. Voici le lien :
http://www.rue89.com/2011/06/30/le-sida-nexiste-pas-le-vi...
Voici donc un article assez détaillé sur le plan technique qui devrait contribuer à réfuter le "négationnisme" en question. Je rappelle qu'à mes yeux les choses sont simples : à partir du moment où les trithérapies ont eu raison des infections opportunistes, c'est bien la preuve qu'il existe un agent infectant et en l'occurence un virus à l'origine du syndrome. Bien entendu cette thérapie, ne serait-ce qu'en raison de ses effets secondaires redoutables, n'est pas satisfaisante à mes yeux mais si elle parvient à réduire la charge virale comme elle le fait c'est que l'agent de cette maladie a bien été identifié. Qu'il ait besoin de co-facteurs pour manifester une plein virulence ne change rien à l'affaire et cela veut dire qu'il existe, sans aucune doute, d'autres stratégies que celles qui sont employées pour limiter la mortalité dans les meilleures conditions de confort. Mais ceci est une autre histoire !
Enfin en ce qui concerne le caractère mortifère de l'AZT, j'en ai eu la preuve avec ce qu'a fini par me dire un de mes amis. Il s'agit d'un père de famille qui a découvert sa séropositivité à l'occasion d'examens prénuptiaux. Je ne l'ai su qu'à partir du moment où il a commencé à souffrir d'une infection opportuniste. On lui a proposé ce foutu AZT. Je l'ai averti que s'il acceptait il signait son arrêt de mort. Il a donc refusé ce traitement et s'est dirigé vers la médecine chinoise qui a donné quelques résultats.
Il n'a donc accepté un traitement "officiel" qu'à partir du moment où les trithérapies sont entrées en jeu. Des années plus tard, les médecins qui lui avaient proposé l'AZT ont eu le cynisme ou l'inconscience de lui dire que s'il avait accepté cette monothérapie, ils n'auraient rien pu faire pour lui ! Je vous laisse juge de cette ... "légéreté"... Ainsi va la médecine "académique" et c'est dire tout le bien que j'en pense !
16:10 Publié dans SIDA, Ebola, maladies à virus | Lien permanent | Commentaires (0) |
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