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28/09/2012

Vidas Lyme le test Elisa de Biomérieux

Vidas.jpg

Sur cette question voir impérativement la dernière note la concernant :

http://silicium.blogspirit.com/archive/2012/09/19/la-maladie-de-lyme-et-le-proces-contre-le-laboratoire-schall.html

Les détracteurs du Vidas Lyme de Mérieux prétendent que ce test à plusieurs dizaines d'années de retard.

Or une new datant de 2011 évoque le lancement de ce test jugé performant dans les centres de référence de la borréliose en France et en Suisse.

Décidément rien n'est clair dans cette affaire. Il faut tout contrôler.

Qui croire ?

Réponse : on apprend en date du 16 septembre 2013 que Viviane Schaller actuellement poursuivie pour escroquerie à l'Assurance Maladie est à l'origine d'une évolution de ce test. La réponse est arrivé dans un article Rue89 un an plus tard...

Maladie de Lyme et affaire Schaller/Christophe, l'improbable est arrivé...

Schaller.jpg

Sur cette question voir impérativement la dernière note qui traite du renvoi en septembre 2013 du procès Schaller :

http://silicium.blogspirit.com/archive/2012/09/19/la-maladie-de-lyme-et-le-proces-contre-le-laboratoire-schall.html

Schaller et Christophe sont passés en audience sur citation directe le 18 septembre, le jugement devait être rendu ce 28. Le tribunal a demandé un supplément d'information et un nouveau procès aura lieu le 14 mai 2013.

Viviane Schaller était poursuivie pour escroqueraie à l'assurance.

Le mécanisme de l'escroquerie supposée

C’est la CPAM (*) qui a découvert le pot aux roses. Le 7 mai 2010, l’organisme de santé porte plainte contre le laboratoire Schaller de Strasbourg qui n’a pas respecté, selon lui, la procédure usuelle dans ses tests de dépistage de la maladie de Lyme.

Dans le collimateur, les 192 000 € de préjudice subi depuis 2007 en raison d’une pratique frauduleuse qui faisait payer aux patients deux tests – le Vidas Lyme, selon la procédure Elisa, et le Western blot – car la biologiste considérait que la validité du premier était « peu fiable pour dépister des pathologies complexes et rares ». Les deux tests étaient alors remboursés par l’assurance-maladie. Or, la CPAM n’était tenue de prendre en charge le second dépistage qu’en cas de positivité du premier test, dont Viviane Schaller ne faisait pas grand cas.

L'explication des faux positifs

La pharmacienne strasbourgeoise a d’ailleurs décidé elle-même d’abaisser le seuil de positivité du test Vidas Lyme, contrairement aux recommandations du fabricant, de telle sorte que la très grande majorité des dépistages indiquait les symptômes d’une possible maladie de Lyme (avec un taux supérieur de 87 % à la moyenne des autres laboratoires de biologie médicale) ou était considérée comme équivoque. Donc un second test était nécessaire.

(...) Cette approche alternative de la maladie de Lyme permet au laboratoire Schaller de voir grossir le nombre de ses clients, avec un nombre de dépistages oscillant entre 12 et 15000 par an.

Source : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2012/09/19/escroq...

On ne connait pas encore la nature du supplément réclamé.

Le tribunal a deux possibilités :

  1. Considérer que cette interprétation du test Elisa était légitime et dans ce cas la thèse de l'escroquerie saute.
  2. Considérer que l'objectif était d'augmenter son chiffre d'affaire, que cette liberté d'interprétation n'est pas fondée et dans ce cas c'est la relaxe.

Dans la nouvelle note je montre à quel niveau juridique se situe le problème... Qui est de savoir si un consensus qui en l'occurence est largement entamé puisque Mérieux aurait abondé dans le sens de la prévenue. Les choses se compliquent avec les révélations d'articles datés du 16 septembre 2013 de Rue89... 

Pour ma part, je ne suis pas convaincu du désintéressement de Madame Schaller ni de celui du Sieur Christophe. Mais d'un autre côté, si le Tribunal devait faire preuve de liberté et estimer qu'il y a bien eu un déni en France, que le test Elisa est fautif (et il l'est car il ne sert qu'à endetter la Sécurité Sociale), ce serait un événement CONSIDERABLE et même une bonne nouvelle.

Mais vous avez bien lu, Viviane Schaller a "trafiqué" (je ne sais comment, pour augmenter de 87% la positivité de l'ELISA par rapport à la moyenne connue. Ce qui ne pouvait avoir que pour but d'encourager à la consommation de Westerne Blot, car elle aurait du respecter les spécifications et dire, je peux vous faire le WB All Diag mais ce sera à votre charge.

Enfin tout ceci confirme bien que dès mais dernier j'avais bien vu ce qui s'est passé.

Concernant les WBs allemands

J'ai avancé dans mon enquête et j'ai obtenu la confirmation que contrairement à ce que l'on affirme ou laisse entendre chaque la laboratoire à le droit de choisir la marque des WB qu'elle utilise. Cela m'a été confirmé aujourd'hui même par deux laboratoires d'analyses.

Donc le WB Lymecheck de All Diag n'est pas interdit en France !

L'affaire aura eu l'avantage d'attirer l'attention sur un déni de la maladie et plusieurs laboratoires indépendants vont probablement opter pour le All Diag, qui précisont le à sa représentation en France à Strasbourg et c'est un certain M. Muller qui est spécialiste de la borréliose !

Souhaits

Bien que pour ma part je ne sois pas persuadé de l'honnêteté de Viviane Schaller car j'ai des indices indiquant qu'elle faisait une interprétation assez tendancieuse du WB et surtout qu'elle préconisait une répétition du test inutile (car refaire le test 3 semaines après avoir engagé le traitement à l'AC, ça ne sert strictement à rien).

Interprétation du WB

Outre qu'il existe plusieurs WB de qualité et de portée inégale (All Diag et celui de Bio Advance par exemple), il faut savoir  (qu'en simplifiant à l'extrême) une IgG positive signifie simplement que la personne a été contaminée.

Il faut une forte positivité des IGM pour pouvoir évoquer une infection active alors que dans le cas d'IgG faible et éventuelle solitaire on n'a guère que l'indication d'une "cicatrice sérologique" qui signe une contamination ancienne.

Mais s'il n'y a que cette cicatrice et que l'anamnèse clinique confirme l'existence d'une borréliose chronique, il faut de toutes façons traiter et comme on ne peut pas employer des antibiotiques costauds à haute dose au hasard, il n'y a pas d'autre solutions que les méthodes alternatives et là ca se complique parce que des cas d'auto-immunité sont envisageables.

La patient que je suis vient de voir une interniste en milieu hospitalier et apparemment des investigations sérieuses ont été prescrites, on va voir ce qui va en résulter. 

Car je m'aperçois que le "déni" n'est pas généralisé. Le prof. Montagnié a tenu des propos san équivoque sur la chronicité de la borréliose et il existe (c'est inespéré) un espoir que les choses en viennent à bouger.

A suivre...

PS. On est en train d'établir une liste des labos pratiquant effectivement le WB All Diag, je ne la publierai pas parce que je ne souhaite pas m'attirer d'emmerdements. En effet, dans la mesure où on ne peut pas poursuivre les labos qui l'utilisent surtout si ce sont les patients qui paient (et vous avez parfaitement le droit d'exiger n'importe quelle analyse si vous payez cash !) on pourrait vouloi me chercher des poux sur la tête. ce qui serait une connerie magistrale ! En effet je n'ai que 400 lecteurs qui me lisent souvent de travers et ne comprenent pas ce que j'écris. M'emmerder aurait pour seul résultat de me faire de la publicité. Je n'y tiens pas !

Je me refuse à promouvoir ce blog en intervenant dans des forums car je méprise la superficialité et même la connerie qui s'y étale à longueur de pages et je ne pense pas que le lobby ait intérêt à suscister un coup de projecteur dans ma direction car j'écris trop de choses qui sont inconstestables et irréfutables. A moins de vouloir déformer le fond et l'esprit de mes propos.

Donc la suite au prochain numéro...

http://www.dna.fr/actualite/2012/09/28/proces-du-traiteme...