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11/10/2017

Levothyrox nouvelle formule : La thèse du Dr Dupagne, dernier épisode ?

Capture Levo.JPG

MAJ du 14 octobre

L'ANSM est infoutue d'employer les expressions qui conviennent, on s'en doute que les problèmes rencontrés sont dus à un déséquilibre thyroïdien mais pourquoi n'avoir pas expliqué clairement que dès lors qu'on change de médicament un problème de bioéquivalence lié à des facteurs personnels peut se produire. décidément les problèmes de communication perdurent. oui pas de symptômes nouveaux mais je rappelle que certains effets indésirables ne sont que des signes d'hypo ou d'hyper. Décidément c'est vraiment le pagaille ! Alors faut pas s'étonner de la panique qui est bien sûr aggravée par les médias qui bien évidemment amplifient les erreur de terminologie. Quel bordel que cette administration incompétente et perclue de conflits d'intérêts par dessus le marché... J'ose espérer que, cette fois, la messe est dite...

MAJ du 11 octobre

Voir : http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/10/11/les-effets...

Il s'agit bien, j'en suis convaincu, d'un problème d'adaptation des dosages. Et les fautifs sont d'abord les toubibs qui n'ont pas fait les contrôle requis. Normal, l'immense majorité de ceux-ci, y compris beaucoup d'endocrinos, ne comprennent rien au sujet. Rien d'étonnant car il faut dire que les "normes" de la TSH sont fausses. En d'autres termes, l'intervalle entre les clous est trop élevé puisque selon les spécialistes, il y a suspicion d'hypo dès 1.3 à 1.5 de TSH...

C'est donc en définitive une belle connerie d'avoir remis en selle, provisoirement le Lévo ancienne manière devant l'ampleur de la bronca. C'est crétin d'autant plus que l'approvisionnement s'est avéré défectueux car enfin de toute façon il va falloir se faire à la nouvelle formule...ce rétropédalage a cependant du bon qui démontre l'impéritie de nos dirigeants et il faut souhaiter qu'à présent le refus se recentre sur la nouvelle obligation vaccinale et que le cas échéant les français descendent massivement dans la rue.

Bande de connards

Enfin le comité de pharmacovigilance s'inquiète au sujets des cas « certains patients qui présentent à la fois des signes d’hypo ou d’hyperthyroïdie ».

Apparemment, c'est pour eux une grande découverte, pas pour moi ! Les quelques cas que j'ai suivi m'ont fait toucher du doigt qu'effectivement des symptômes d'hyper peuvent se présenter sur un fond de signes d'hypo dominants. C'est là tout le problème de l'ajustage de la supplémentation et ce n'est pas simple.

Cela dit si on n'avait pas carrément interdit sans raison la poudre de thyroïde, on aurait sans doute plus de facilité à traiter certains cas. En l'absence de thyroïdite auto-immune où l'opothérapie est à éviter... Car en effet il existe 4 hormones thyroïdiennes soit T1 à T4 et si elles existent à l'état naturel c'est que chacune à sa nécessité.

Sur la liste des effets secondaires ou indésirables

Ce qui prouve magistralement l'ignorance et le défaut de maîtrise des spécialistes c'est de voir figurer dans cette liste des symptômes d'hypo, c'est-à-dire en définitive de sous dosage. Fatigue persistante, insomnie et surtout perte de cheveux c'est CLAIREMENT de l'hypo, ces signes n'ont dont pas à figurer dans une liste censée concerner des effets indésirables.

Vraiment, cette affaire du Lévothyrox permet de discerner l'INCOMPETENCE de la gens médicatrix dans certains domaines !! Et ça je vous fiche mon billet que je suis sans doute le seul à le dire aussi clairement !

Moralité ! quel IMMENSE BORDEL que cette malheureuse affaire !

Mise à jour du 19 septembre : La mise au point du Dr Dupagne.

Jacques Valentin, bien connu pour son site Gestion Santé sur free m'a signalé la thèse du Dr Dupagne. Je cite :

Dans le flot d'information inutiles qui nous inondent, vous a peut-être échappée celle-ci :
http://www.atoute.org/n/article359.html
Le Dr Dominique Dupagne qui a consulté un pharmacologue statisticien, pense, à mon avis à juste titre, que Merck a moyenné artificiellement les variations importantes autour de la moyenne de la bioéquivalence du nouveau produit par rapport à l'ancien.
Autrement dit les nouveaux excipients renforcent ou inhibent pour un % non négligeable des personnes la libération du principe actif d'où des traitements déréglés avec hypo ou hyperthyroïdie à la clé.
Comme le traitement est pris par un nombre très important de malades, bonjour les dégâts.
 
Conclusion du Dr Dupagne : Gardons en tête que le nouveau LEVOTHYROX est de meilleure qualité que l’ancien, que la majorité des utilisateurs n’ont rien ressenti d’anormal lors du changement, et que tout finira par s’arranger en adaptant la posologie. Mais il est temps de sortir du paternalisme médical franchouillard : l’information doit être accessible à tous et ce n’est pas en cachant les réalités que l’on évite les crises, bien au contraire. 
 
Effectivement cette page m'avait échappé ! Je connais le site en question mais je n'ai pas eu l'idée d'y regarder...
L'effet nocebo a pu jouer pour un certain nombre de patientes. Il y a aussi le fait que les fortes chaleurs de cet été ont été une source de fatigue et ont pu aggraver le déficit de supplémentation. Enfin, je pense que le Dr Dupagne a mis le doigt sur le vrai problème. On constate en effet que beaucoup de femmes doivent modifier le dosage en plus.

Il est à noter que Richard Haas  n'était était dans la bonne direction qui a fait un rapprochement avec le problème posé par la génériques.

Enfin cette grosse cagade donne une très fâcheuse idée quand à la compétence des officines et des nos dirigeants ! L'afflux de produits concurrentiels risque d'être une cause de soucis. Changer de médicaments pose le même problème d'une adaptation nouvelle et les toubibs sont tellement brillants en matière de thyroïde (car mal formés notamment par des créneaux erronés pour la TSH) qu'on n'est pas encore sorti de l'auberge.

Plainte contre le Lévothyrox : affaire classée à prévoir !

On vient d'avoir le résultat de l'enquête judicaire au sujet des pilules contraceptives de dernière génération. Affaire classée, circulez il n'y a rien à voir ! Alors vous pouvez prévoir le sort des plaintes contre X à propos du Lévothyrox ! Voir :

http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/pilules-contra...

Mise à jour du 18 septembre 2017 : la piste chinoise (??)

Me M-O Bertella-Geffroy : "Il y a eu une sorte de rétropédalage de la ministre de la Santé. C’est très bien. Nous sommes face à une crise sanitaire. Il ne faudrait pas que cela devienne une catastrophe sanitaire. Il faut des mesures de prévention, c'est-à-dire changer de formule. On avait un monopole en France avec le laboratoire Merck. On n'a pas eu le choix ni l'information du changement de formule. En France, sur les trois millions de personnes prenant du Levothyrox, il y a 9.000, peut-être 15.000 maintenant, signalements d'effets indésirables. Il faut faire une enquête sur les conditions de fabrication. Je vais écrire aux juges d'instruction de Marseille pour demander une enquête, notamment sur une usine en Chine."

Aux dernières nouvelles c'était un laboratoire allemand qui frabriquait la nouvelle formule...

Voir : http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/levothyrox-nous...

Un certain Dr Chevalier a noté également l'étrangeté de certains effets secondaires comme les crampes...

Mise à jour du 15 septembre

Cliquer sur l'image pour les dernières réactions.

L'affaire du "Lévo" tourne au scandale depuis qu'Anne Duperey est montée au créneau. Elle accuse le ministère de nous cacher quelque chose. Le ministre et les spécialistes ne cachent rien sinon leur profonde ignorance. Bourdin a interpellé la ministre. Le résultat c'est un rétropédalage  fort peu glorieux qui va accroïtre à juste titre la méfiance. Souhaitons que l'on arrive à faire retropédaler sur la question des 11 vaccinations car ça c'est INFINIMENT plus grave et plus menaçant ! Mais je n'y crois pas ! Le système français a quelques chose de totalitaire et même d'assez soviétique sous des apparences "soft", apparences de plus en plus fragiles même pour ceux qui conservent beaucoup de merde dans les yeux !

Les questions et les réponses officielles :

http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/levothyrox-vos-q...

Réponse correctes en apparence. Car une question demeure sans réponse c'est le mélange de signes d'hypo et d'hyper d'une part, phénomène qui n'est pas nouveau au demeurant. Mon généraliste l'avait constaté avec le "Lévo" à l'ancienne. Une autre question concerne la présence d'effets secondaires qui ne relèvent pas franchement de l'hypo ou de l'hyper et qui sont du reste notés dans la liste figurant sur la notice italienne de l'ancien Lévo. J'a émis la thèse d'une intolérance au mannitol mais on nous dit que la chose existe pour le lactose mais pas pour ce laxatif. Je suis quand même frappé par la violence et l'étrangeté de certains troubles. On nous promet une conclusion en octobre mais je doute qu'on explique quoique ce soit.

Rétropédalage de la ministre

Devant l'ampleur de la protestation populaire, le ministère recule et va redonner l'ancienne formule en France. En effet, j'ai chiffré à 0,3% les plaintes d'après les signalement mais les assos prétendent avoir reçu 1 million de ces plaintes soit 1/3 des médiques. De toute évidence, c'est faux. J'ai profité d'une d'un réunion importante pour faire un petit sondage. Il y a plus de gens qui se trouve aussi bien de la nouvelle formule que de gens qui s'en plaignent.

Sur le rétropédalage voir :

http://actu.orange.fr/france/levothyrox-l-ancienne-formul...

Il existe entre Menton et Vintimille une petite pharmacie où je vais quérir des lysats bactériens qui ont été supprimés en France. C'est un gros village où il y a un supermarché très fréquenté, notamment pour les spiritueux. On me dit qu'il y avait la queue dans la rue. C'est à vérifier. En tous les cas on n'y réclame pas d'ordonnance. On a du se rendre compte en haut lieu que ça allait faire comme pour les cigarettes et on nous annonce en plus la cessation de la non concurrence. Il ne va plus manquer que la dédramatisation de la soit-disant violence de l'Euthyral. Va t-on conserver les 2 formules ? Mystère.

Bref, je ne crois pas à un complot, ou qu'on nous cache quelque chose. Il est clair que les spécialistes appelés à la rescousse ne maîtrise pas la question mais il faut un œil et une oreille averti pour discerner à quelles questions ils ne répondent pas. Il est vrai que la principale n'a pas été posée. Les toubibs sont mal formés, endocrinos compris, alors les journalistes n'en parlons pas !  

Mise à jour du 7 septembre

La ministre est montée au créneau et promet un rapport pour octobre. Autant cette personne s'est avérée détestable quant à la décision de multiplier les vaccins infantiles, autant ses propos sur le "crise" du "Lévo" sont sensés mais nettement insuffisants. Je crois être bien le seul intervenant à avoir fait le tour de la question.

Enfin, les services de pharmacovigilance sont débordées. Pas étonnants. La démagogie a poussé la Marisol Touraine a mettre à disposition un système de déclarations accessibles aux particuliers. Comme ces derniers n'ont pas le discernement requis, çà bouchonne d'autant plus que les employés qui transcrivent les  déclarations n'ont pas la possibilité de contacter les toubibs.

C'est aux pharmaciens et surtout aux médecins d'encadrer cette "crise" mais ils sont si mal formés en matière de thyroïdie qu'il fallait s'attendre à un "gros caca".

La grande difficulté, je le vois bien, c'est clairement de distinguer entre des symptômes typiques d'une remontée de l'hypothyroïdie d'avec des symptômes réellement nouveaux et étrangers à cette problématique. Des désordres intestinaux pourraient être dus à des intolérance à des doses infimes de mannitol. Ce n'est, notez le bien, qu'une hypothèse mais personne ne l'a évoquée.

Je vous avoue que loin de m'arracher des larmes, cette "panique", essentiellement due à la sur information de mauvaise qualité type Internet me fait plutôt me pisser de rire dessus qui a au moins l'heureux effet d'exciter mon mépris abyssal pour cette société où la majeure parties des citoyens sont complètement "starbés"...

Quoiqu'il en soit, j'ai la certitude d'avoir fourni les repères pour faciliter une interprétation correcte du "phénomène". J'ai vraiment envie de distribuer des claques quand on me rapporte que les endocrinos trouvent l'Euthyral "trop violent". La ministresse a annoncé qu'elle a demandé au labo fournissant la thyroxine liquide d'augmenter la production et elle dit vouloir mettre un terme a l'exclusivité dont bénéficie Mercx pour la forme comprimé.

Notez encore que je ne suggère de commander l'ancienne formule en Belgique que pour les patientes qui ont réellement de gros problèmes et simplement pour les rassurer et je ne voudrais pas qu'on en déduise que je condamne la nouvelle formule. Je reste persuadé qu'on doit pouvoir solutionner beaucoup de plaintes en montant un peu le dosage après contrôle de la TSH.

Maintenant, je ne répéterai jamais assez que l'Euthyral n'est pas dangereux, contenant 20 mcg de T3 pour 100 de T4, on observé en général une amélioration en une dizaine de jours avec 1/4 de comprimé de plus. Je viens encore d'en avoir l'exemple ce matin. A supposer qu'on ait eu la main trop lourde, les signes de surdosage durent beaucoup moins qu'avec un surdosage de T4 en raison de la durée de vie de la T4 beaucoup plus longue. Bref, les endocrinos qui ont peur de l'Euthyral en le qualifiant de "trop violents" sont des bourriques.

Cela dit, j'exprime des opinions sensées et raisonnables, je ne pratique pas d'exercice illégal de la médecine dans la mesure où si j'affirme que dans beaucoup de cas l'Euthyral est une alternative, les patients doivent négocier avec leurs toubib pour obtenir le précieux médicament. Et le cas échéant, changer de crémerie. Il leur appartient donc, à ces patients, d'assimiler correctement les données fournies, et d'expliquer çà à leur médecin. Ils ne sont quand même pas tous bouchés à l'émeri ces praticiens et je suis persuadé qu'en lisant ce blog, ils pourraient parfaite leur information sur quelques points.

Certes ça me démange de dire tout le mal que je pense du "Système" ambiant mais je dois dire que je me lave les mains de tout ce bazar, assez franchement comique pour qui garde la tête hors de l'eau !

A propos de "comique", j'apprends que beaucoup de plainte viennent de la région de Nice, c'est sans doute un relent des effets de la canicule récente, il faut sans doute un crâne blindé de "nordique" pour subir sans dommage le soleil de plomb local...

Voir : http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/levothyrox-pourq...

On a eu bien raison de dire que le principal "effet secondaire" de la crise c'est une inflammation de la production des blogueurs lambda. N'ayant pas été cité en exemple par les "merdias" qui ont noté le phénomène, ça serait plutôt un bon point !

Mise à jour du 6 septembre

Dernière minute : un blogueur a émis l'hypothèse que le brevet du Lévothyrox tombant en 2019, le changement de formule viserait à l'obtention d'un nouveau brevet.

En tant que juriste, mes études en droit on été motivées par le souci de défendre efficacement mes droits d'auteurs dans le domaine des arts graphiques. Je me suis également intéressé à la propriété intellectuelle en général.

La question qui se pose est de savoir si dans un médicament le changement de formule d'éléments purement périphériques et au demeurant communs (les excipients), suffirait à créer un "nouveau médicament".

Excipients : Voir cet article qui, dès le 27/08 clarifiait la question.

J'en doute et l'explication avancée, qui est purement mercantile, me parait assez fantaisiste. Mais sait-on jamais ? Il serait souhaitable qu'un juriste spécialisé dans la question des brevets pharmaceutiques donne sa version. Mais si l'hypothèse s'avérait plausible, ce serait à dégueuler !

J'ai fait une recherche sur la base brevet au sujet de la lévothyroxine sodique, il est sortie 9 réponses dont 3 pour Merck mais anciennes. Soit dit en passant, les gens de l'INPI, seraient à fouetter en place publique: il faut pour consulter ces brevets sauver chaque page séparément. C'est nouveau, ça vient de sortir.

Décidément, dans ce pays, il existe une catégorie de fonctionnaires pervers particulièrement nuisibles qui ne sont que des emmerdeurs patentés ! Il faudra un jour se décider à faire courir tous ces gens là en les poursuivant à coup de fourches aux fesses ! Vu qu'il existe un risque, de plus en plus redouté en haut lieu, on vient d'apprendre que la France, à l'imitation du royaume uni et d'Israël ou encore des américains au moyen orient, cette France pourrie a décidé, c'est nouveau ça aussi, ça aussi, d'armé des drones. Sauf que descendre un drone en flammes, si on dispose d'équipements adapté, ça ne doit assez aisément faisable surtout que pour l'instant on les compte encore sur les doigts d'une ou deux mains. Évidemment, on invoque encore le terrorisme comme prétexte et justification. Mais une fois qu'un bombe à retardement a explosé, à part faire des belles photos artistiques, un drone n'est strictement d'aucune utilité...

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L'affaire vient de prendre une tournure "théâtrale" avec le renfort du témoignage de la comédienne Anne Duperey. Je cite :

J'ai commencé à avoir des malaises très inquiétants, une fatigue intense mais une incapacité à dormir, des vertiges, des crampes aux cuisses qui me tétanisent dans mon lit, des désordres intestinaux socialement handicapants.

On comprend fort bien l'émoi ce cette dame qui à 68 ans envisageait de tourner des "scènes de sexe", avec des malaises genre tord boyaux, c'est rapé !

Cela dit, fatigue intense, insomnie ce sont encore des symptômes d'hypothyroïdie.

Désordres intestinaux

Plusieurs informations semblent mettre l'accent sur une localisation intestinale qui sort du cadre de des signes d'hypothyroïdie. En hypo on observe de la constipation et en hyper des diarrhées. Ces désordres m'incitent et m'incite à pointer le mannitol auxquels certaines patientes pourraient être réfractaires même à doses infinitésimales...

Confirmation d'un emballement médiatique

Cette histoire m'intrigue car je ne vois nulle part de propos témoignant d'un minimum de raison, que cela vienne des médiqués, des médecins ou des officines (ANSM, Comité de pharmacovigilance) alors j'ai fait ma petite enquête. J'ai questionné une dame que je connais pour être supplémentée, c'est une marchande de journaux qui m'avait raconté que son généraliste était incapable de trouver la bonne dose d'où la nécessité d'engraisser son endocrino.

C'est à peine si elle a remarqué le changement de formule. Pour elle rien n'a changé. Alors comme on ne fait pas de stats sur un cas, j'ai questionné mon pharmacien qui a une très grosse clientèle, c'est vraiment le "cador" du coin. Aucune réclamation jusqu'à ce que la presse s'en mêle. A partir de ce moment là quelques plaintes, en fait insignifiantes. Une personne qui dormait mal se plaint de ne plus dormir. En fait le changement de formule n'aura été qu'un prétexte pour majorer une insatisfaction antérieure. Rien de flagrant !

Comme indiqué plus haut, il est possible que la nouvelle combinaison d'excipients ne réussisse pas à quelques patients. Il se peut que Madame Duperey ne supporte pas le mannitol à doses infinitésimales et qu'il entrave l'assimilation du principe actif. Enfin on ne verra clair dans cette histoire que lorsque les patients "lévothyroxatomisés" aurait fait doser leur TSH et que l'on pourra apprécier le % de ceux qui ont vu leur TSH grimper.

Le mannitol a remplacé le lactose, or les granules homéopathiques sont toujours à base de lactose et je n'entends jamais les patients qui consomment de l'homéopathie se plaindre de désordres intestinaux... La part du phénomène de "contagion hystérique" dans cette histoire n'est pas négligeable ! Il y a certes des patientes chez qui la "nouvelle formule" coïnce et il doit suffire d'adapter le dosage pour remédier... Mis pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

Le problème essentiel reste de déterminer le % réel des patients réagissant mal aux nouveau Lévothyrox. Sur les 3 millions d'abonnés au médicament incriminés, c'est probablement moins de 1 %. C'est sans doute peu mais il importe de solutionner leur problème.

Le véritable scandale : en France, pas d'alternative au Lévothyrox !  Des patients transformés intentionnellement en vulgaires "cobayes"

La formule du médicament a été changée à la demande de l'ANSM parce que la tenue du principe actif résistait mal au facteur temps et la nouvelle formule a finalement aggravé cette situation

Cet article démontre l'existence d'une anomalie. Merck devait changer la formule partout en Europe. La France a été choisie comme cobaye en raison du fait que le Lévothyrox n'y subit aucune concurrence, pas même d'un simple générique !

Voir : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/levothyrox...

En effet partout ailleurs en Europe, l'ancienne formule a été conservée et le choix existe de produits concurrents. Il y a bien une crise sanitaire dont la France semble posséder le secret.

Commandez votre Lévothyrox ancienne formule en Belgique à Corbion !

La solution pour les patients qui ne "digèrent" pas la nouvelle formule, c'est de commander en Belgique. En raison du principe de libre circulation des marchandises, les douanes ne peuvent aps s'opposer à ce genre d'importation. Il faut rappeler que Labo Life a fait condamner la France pour s'être opposé à l'importation de ses produits.  En pratique, demandez à votre médecin une ordonnance pour plusieurs mois de consommation et abouchez vous avec une pharmacie belge limitrophe.  

Voyez avec http://www.pharmaciecorbion.be/3-micro-immunotherapie-lab...

Cette pharmacie est à la frontière, ils n'ont qu'à la traverser pour poster un colis. L'envoi de produit Labo Life est légal et l'envoi de produits à bases d'hormones thyroïdiennes l'est tout autant à condition de joindre un ordonnance. Il n'y a pas nécessité de se déplacer.

Mise à jour du 4 septembre

J'ai reçu de Richard Haas, un texte relatif à un "coup de gueule" au sujet du problème posés par les excipients.

Nous nous rejoignons en ce sens qu'il faut bien distinguer les effets relatifs aux excipients considérés indépendamment de la molécule d'avec les effets éventuels de la combinaison excipients/molécule active quand à la stabilité et efficacité de cette dernière.

Il n'est pas impossible que Merck ait raté son coup en changeant les excipients. Pour ma part, en prenant le recul nécessaire, j'observe que les prétendus effets indésirables ne sont pas du aux excipients mais que ce qui est décrit c'est une perte d'efficacité du médicament et une remontée de l'hypothyroïdie chez des patientes qui étaient relativement stabilisée.

En creusant certains commentaires j'apprends que les pharmaciens auraient du conseiller un dosage de la TSH à 6 semaines de l'adoption de la nouvelle formule, quand aux médecins ils auraient du prescrire ce dosage d'office. Quand l'ANSM évoque un "défaut d'information" c'est probablement de cette consigne qu'il s'agit.

Moralité : que tous les patients qui se plaignent de la nouvelle formule fassent faire le dosage et comparer avec les antérieurs. Ainsi on risque d'aboutir à la conclusion que Merck a dégradé son médicament avec nécessité d'augmenter les dose.

A ce propos, outre les interférences possibles des nouveaux excipients avec le principe actif, Richard évoque une autre possibilité :

Lors de la fabrication d’un médicament générique ou nouveau Lévothyrox qui utilise un excipient différent de l’original, le fabricant est éventuellement amené à modifier la pression de sa machine pour agglomérer le nouveau comprimé d’où une modification éventuelle de la dureté de ce dernier, sa durée de dissolution et l’endroit ou il se dissout dans le système digestif ainsi que sa persistance dans l’organisme.

Voir aussi le chapitre des questions : l'auteur du coup de gueule se demande à qui profite le crime et met en cause implicitement l'ANSM pour n'avoir pas exigé une expérimentation sur un panel suffisant de patients.

Pour ma part, je ne pense pas qu'un labo puisse avoir intérêt à saboter un médicament éprouvé et que tout ça s'explique par une bonne dose d'incompétence et de j'menfoutisme à tous les échelons !

Donc première chose à faire, redoser la TSH, comparer avec les antérieurs et augmenter le dosage administré. Mais s'il faut l'augmenter beaucoup, ça voudra dire que la concentration n'est absolument pas fiable ! On n'a sûrement pas fini de parler de cette grosse "boulette" de Merck.

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Je rappelle ma thèse au sujet de ce problème :

La plupart des femmes qui sont sous Lévothyrox sont mal supplémentées, la T4 qui est inactive est mal transformée en T3 et il se peut que les cellules cibles de cette T3 ne soient pas très opérationnelles.

Je ne parle pas de nombreuses femmes, et plus rarement des hommes, qui ne sont même pas diagnostiqués hypothyroïdien alors qu'ils le sont réellement tout simplement parce que les "clous" fixés par les labos pour la TSH montent trop haut (jusqu'à 4 MUI voir 6 et j'ai vu un cardiologue ne pas réagir à 9, Un comble) !

Je le répète, à partir de 1.3/1.5 et plus il y a suspicion d'hypo. Et le diagnostic se fait IMPERATIVEMENT par la clinique.

Dernière minute : le cas de "Armelle", et si question "stabilité" Merck avait raté son coup !

Arrivé à la fin de mon article, j'ai cherché une photo pour l'illustrer. J'ai trouvé celle-ci très bien car elle associe l'image du "Lévo" à une physionomie classique d'hypothyroïdisme. Voyez la photo originale pour le signe de Hertoghe (tiers externe des sourcils rapés). Je présume que si on lui pince la peau ça lui fait assez mal...

Voir http://www.20minutes.fr/sante/2121135-20170824-levothyrox...

Ce que je subodore au travers de ce témoignage n'invalide pas ce que j'ai écrit avant. Et ce qui ressort dudit témoignage, c'est que la TSH  monté et que les signes d'hypo se sont aggravé ce qui pourrait indiquer que le labo a raté son coup en voulant améliorer la stabilité du principe actif !

A diffuser largement !

Peut-être que les excipients nuisent à cette stabilité mais en aucun cas, j'en suis sûr, il ne sont, en eux-mêmes et intrinsèquement, la cause d'effets secondaires qui leur seraient particuliers. Alors s'il s'avérait que le labo a finalement nuit au principe actif, et si la chose venait à être reconnue, ce serait un sacré scandale.

Voilà une piste à laquelle je n'avais pas pensé... Elle demande à être confirmée par d'autres exemples mais il n'est pas besoin d'en trouver des tonnes ! Si vous découvrer plusieurs témoignages indiquant que la TSH a grimpé avec la nouvelle formule vous pourriez considérer que le cas est clair !

Soyez charitables, je n'ai pas le temps d'aller pérorer sur les forums spécialisés mais vous pourriez y relayer mes propos car pour l'instant il est clair que les gens qui s'occupent de la questions tournent en rond et ça risque de durer. En effet le labo a annoncé qu'il ne reviendra pas à l'ancienne formule.

Une autre raison m'interdit d'aller me commettre sur d'autres pages c'est la modération qui, 9 fois sur 10, tourne à la censure. Il faut adopter un ton politiquement correcte et tourner autour du pot et moi ça me gave! Dans certains cas apposer un lien est interdit !

Le changement de formule et les pétitions ont créé un écran de fumée et lancé la population sur une fausse piste !

Le changement de formule est non seulement innocent à mes yeux mais positif, le mannitol à haute dose n'est pas recommandable, ça fout la chiasse mais comparé au lactose en tant qu'excipient, c'est un progrès.

Beaucoup de patientes étaient mal supplémentées et elles on fait une fixation sur le changement de formule en s'y raccrochant comme à la cause de leur malaise et par un phénomène d'hystérie médiatique se les ont plus ou moins amplifiés mais lorsqu'on examine les soit-disant effet secondaires on voit bien que ça masque plus ou moins une persistance d'une hypothyroïdie.

Un bon questionnaire pour juger de l'état de la thyroïde

Ce questionnaire canadien est très bien car vous pouvez imprimer le résultat et le montrer à votre médecin, voir l'annoter et surligner les points importants pour plus de clarté.

http://www.thyroid.ca/fr/thyroid_questionnaire_fr.php

Tous les autres test par questions (avec une question à la fois) et qui se soldent par une note sont mal foutus ! C'est nul à chier ! Voilà donc un test tout à fait "pro" et un site bien documenté.

Donc en cas de fatigue, somnolence, manque de sommail, frilosité, signe de Hertoghe (extrémité des sourcils rapés (oublié dans ce test, il faut y penser), il vaut la peine d'y regarder de plus près.

Limites du questionnaire

Non seulement, les signes indiqués comme positifs doivent être vérifiés et soupesés par le médecin et même s'ils sont concordants ils n'indiquent une hypothyroïdie que si la TSH est relativement élevée (+ de 1,3/1.5). J'ai vu un cas où en dépit du nombre de réponses positives l'hypo a été exclue sur la base de la TSH et de la photo du visage. On ne fait pas d'auto diagnostic sur la base des données (toujours confuses) d'un forum ou d'un échange de mails.

Des signalements qui grimpent en flèche des le 16 août

On voit bien que la pétition ou plutôt les deux pétitions on créé un emballement.

Toutefois on observe que sur les quelque 5 000 déclarations, 765 cas ont pour l’instant été transmis aux centres régionaux de pharmacovigilance, débordés. « Seuls 30 dossiers étaient complets, dont 25 présentaient des hypo ou hyperthyroïdies », souligne Dominique Martin, directeur général de l’agence.

Au total 0,6% de signalements pertinents !

En clair, sur 5000 signalements, 25 sur 30 ont été clairement identifiés comme "hypo". Les 765 cas qui restent à l'étude, sont pour l'instant inélucidés (15%).

Ces 0,6% représentent une supplémentation insuffisante ou excessive (5 cas).

Le reste est très probablement plus ou moins ininterprétable, tout simplement parce que des particuliers n'ayant pas de formation médicale sont incapable de transmettre une observation objective. Enfin quand on sait que l'immense majorité des médecins ne sait pas que les chiffres des labos pour la TSH sont trompeurs, faut pas demander à leurs patientes de faire des étincelles en matière de discernement.

La nouvelle formule semble pouvoir jouer sur l’équilibre des hormones thyroïdiennes, sans que la cause précise de ces effets indésirables soit à ce jour élucidée. « Aucun cas grave n’a à ce jour été signalé », indique M. Martin. 

Le mystère des prétendus "effets indésirables"

Certes les hypothyroïdiennes en particulier sont sujettes à des réactions paradoxales. Raucité de la voix ou difficulté à parler par sensation de serrage de la gorge, palpitations quand on augmente un peu la supplémentation mais sans que les signes clairs d'hypo disparaissent. Les palpitations sont plutôt un signe d'hyper mais ce signe n'est pas suffisant pour conclure à un surdosage. J'ai vu aussi un cas de décharge d'iode urinaire considérable chez une hypothyroïdienne alors que rien dans l'alimentation ne la justifiait, un vraie mystère !

Une enquête de pharmacovigilance est en cours, dont les premiers résultats devraient être connus en octobre.

Acceptons en l'augure, mais au train où vont les choses, je crains qu'il n'en résulte pas beaucoup de lumière...

Voici ce qu'on trouve dans la presse à propos de ces prétendus effets secondaires :

Fatigues, vertiges, troubles de la concentration, douleurs, palpitations…

A mes yeux de tels signes, surtout la fatigue, tout cela relève d'une supplémentation mal équillibrée, ça ne peut pas venir des excipients !

L'ANSM reconnaît un manque d'information

Rappel des faits : l’ANSM a demandé en mars 2012 au laboratoire Merck d’améliorer la formule du Levothyrox, prescrit à 80 % à des femmes, afin que le médicament soit plus stable. Le principe actif, la lévothyroxine, est resté le même. Le lactose, excipient à effet notoire pouvant entraîner des intolérances, a été remplacé par le mannitol et l’acide citrique, très utilisé dans les médicaments et dans les aliments.

Le problème ne vient pas de l'ANSM mais de l'incompréhension des patients, autrement dit de leur inculture. Il y aurait eu un problème de stabilité du principe actif. Il se trouve que le labo a du profiter de l'occasion pour virer le lactose qui a pu provoquer des effets secondaires.

Les patientes et les médecins se rabattent sur une formule liquide réservée au enfants

Réservé aux enfants car en déposant des gouttes sur la langue il n'y a pas nécessité de déglutir.

Mais là catastrophe, il  y aurait risque de pénurie ! Ce à quoi je réponds : que l'ANSM et les labos se DEMERDENT ! C'est leur problème !

C'est sans doute plus facile, galéniquement parlant, d'assurer la précision d'un dosage et la stabilité d'un principe actif dans un liquide. Et puis quelle galère quand il faut partager des comprimés qui s'effritent !

Une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" !

Voilà à présent le bouquet ! Il y a des bonnes femmes qui ne doutent de rien et qui n'ont évident rien compris à la manière dont les choses fonctionnent, la justice en particulier. En ce qui concerne le comité de pharmacovigilance, la montagne va probablement accoucher d'une souris et la plainte sera classée.

Les responsables sont complètement "largués"

Voilà en définitive, ce qui ressort de tout ce bordel médiatique que je viens d'évoquer? Je ne répéterai jamais assez que la cause principale de tout ce binx c'est que la fausseté des normes des labos pour la TSH et l'aveuglement plus ou moins volontaires des toubibs qui ne veulent rien savoir de la clinique et se retranchent derrière cette norme. Norme très pratique car si la supplémentation n'est pas coûteuse, elle est délicate quand à l'équilibrage car les extraits thyroïdiens, en France ont été interdits à cause des abus des amaigrisseurs, sinistres individus qu'il aurait fallu pendre haut et court plutôt que de supprimer un remède parfois incontournable. En l'absence de thyroïdite auto immune, les extraits ont en général une action bien supérieur car il existe 4 hormones thyroïdiennes, et T1 et T2 ont forcément une utilité biologique puisqu'elles existent.

Régression médicale

Il ya a deux livres à lire pour bien comprendre tout ce qui regarde la thyroïde c'est le livre du Dr Claeys et celui du Dr Starr, un américain, sur l'hypothyroïdisme de type II. Je me suis donné la peine de les étudier, j'ai appris à lire sur les visages grâce aux nombreux photographies prise avant et après traitement par le Dr Hertoghe. Apprendre la clinique dans le domaine de l'endocrinologie çà passe aussi par le visuel, et aussi la palpation...

C'est malheureux à dire mais on a sérieusement régressé dans ce domaine.

http://www.20minutes.fr/sante/2125039-20170901-scandale-l...

http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/01/levothyrox...

Lire l'article sur les compléments qui peuvent aider au bon fonctionnement de la thyroïde

22:50 Publié dans Thyroïde | Lien permanent | Commentaires (0)

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