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27/01/2016

Petite leçon de sociologie conjugale : "mères célibataires", le poids des mots

dessinmur.jpgLe message suivant me donne l'occasion de préciser un certain nombre de nuances quant à ma façon de voir certaines choses. Notez au passage qu'une correspondante assez féministe avec laquelle je m'étais embrouillé jadis est revenue vers moi à l'occasion de la cérémonie des voeux et à propos de sa pratique des bains Salmanoff.

A propos je note qu'elle s'affirme guérie d'une méchante maladie de Lyme grâce aux petites fioles de Pierre le Saint. C'est possible. A cette occasion, l'intéressée a admis que ma misogynie était devenue moins sensible. Donc je ne suis pas tenu pour "guéri" mais simplement "en rémission" ;>))

Voici la teneur d'une partie d'un échange que je trouve intéressant car il montre à quel point certains mots ou concept empêchent les gens de percevoir la réalité. J'ai en vue l'expression "mère célibataire"...

Donc vous parler seulement de manque d'autorité chez (en direction de) les enfants et les jeunes adultes ? J'ai entendu dire qu'une mère omniprésente pour son petit garçon pouvait engendrer l'homosexualité. En astrologie la mère "abusive" et étouffante peut rejoindre l'analogie de l'homosexualité comme l'absence du père pour la femme homo.

Cependant que dire d'une inversion chez les parents et le résultat sur un enfant (la mère yang et le père yin)?

Il est certain que pour l’équilibre en toute logique l'enfant a besoin du double exemple père et mère, oulala un truc à pas dire en public sinon on nous catégorie en homophobe et on a plus d'ami! je préfère un chien à des amis fourbes et idiots.

Par contre ne le prenez pas mal mais ces jeunes dont vous parlez on besoin d'avoir une place, comme tous le monde et la seule manière d'y parvenir et le seule exemple de comportement qu'il ont eu à avoir est d'être infecte et omnipotent avec leur mère célibataire. Qui a accepté cela et/ou qui n'en a pas eu le choix.

je suis en colère contre la connerie ambiante de notre génération elle atteint des summum inespérés. malgré tout j'appelle à votre compassion elle est la seule solution. (l'euthanasie étant interdit!) bref. j'ai 30 ans, je suis mère célibataire, je porte toute l'autorité parentale car mon ex la papa est présent mais ne mets pas de limite et quand je veux lui expliquer il ne supporte pas car je pointe sa lacheté.

J'ai des horaires infectes (7h à 13 h - 17h à 21h) et le comportement des adultes responsables (mmaitresse , personnel du périscolaire) me donne envie de m'installer en mère au foyer à plein temps. Mais comment vais je faire pour payer mes cotisations sociales ....?

Meme pas drole.

Bonne journée

Réponse : 2016-01-27 12:10:49

Je publierai anonymement notre échange car il est instructif quand aux méprises catégorielles dues à l'emprise des mots.

Je parle effectivement d'un défaut d'autorité et une mère omniprésente relève de l'abus d'autorité, du harcèlement, de la possessivité enfin de tous ce que vous voudrez sauf de ce qui est nécessaire et suffisant. L'autorité n'exclut pas de laisser la place à une certaine latitude. L'autorité est nécessaire à la sociabilisation qui implique de respecter certaines limites permettant à autrui d'exister et de vivre.

Sur les "mères possessives" l'astrologie n'a rien à dire : elle reflète actuellement toute les conneries de la psychologie ambiante et nous devons cette "pollution" à un certain André Barbault en particulier.

L'histoire des défauts de père ou d'excès de mère comme cause de l'homosexualité c'est de la foutaise. D'abord j'ai expliqué qu'il existe deux cas de figure sans lien entre eux, le forme "ludique" plus ou moins mâtinée de bisexualité et l'exclusive qui résulte d'un choix qui peut avoir été inconscient.

On se détermine à son insu en fonction d'un programme de vie ou d'une vocation que l'on découvre progressivement. Pour l'homosexualité et l'influence supposée des parents, je cite toujours l'exemple d'une famille avec d'un côté un enfant pieux qui intégrerait la thèse biblique de la femme complice du serpent et se sent "homo" car la femme présente un côté diabolique et que ses "ragnagna" c'est pas ragoûtant, ce à quoi vous m'objecterez que c'est bien évidemment un "préjugé" car il est légitime de se poser la question de savoir si tel orifice est moins septique que son vis à vis. Cet enfant devenu gay peut avoir cohabité avec un frère dénué de toute morale qui va se comporter comme un jouisseur dénué de toute entrave morale hormis celle qu'impose la pression sociale. Il multipliera les conquêtes, fera des enfants à droite et à gauche sans être rongé par le scrupule. Quand un même milieu éducatif produit des spécimens aussi différents voir opposés, on est bien obligé d'admettre qu'un enfant arrive avec un potentiel propre dont une partie peut venir d'ailleurs que du milieu éducatif qui est censé l'avoir façonné.

Il faudrait aussi distinguer dans l'homosexualité les cas pathologiques de ceux qui ne le sont pas. Du temps de Proust elle l'était assez franchement, à cause d'une société bourgeoise dont la toxicité est un héritage du catholicisme le plus bourgeois. Toxique elle l'est toujours autant et plus à certains égards. En revanche, si l'on cherche du côté des modèles antiques grecs ou romains, la toxicité due à l'hypocrisie bourgeoise est absente. Pour les Romains le sexe du partenaire est indifférent mais ne peuvent être passifs que les vaincus et les esclaves. Donc tant qu'on reste fidèle à son statut masculin et qu'on garde l'initiative, pas de problème ! J'ai fonctionné selon cette perspective, sauf que je ne méprise les garçons passifs que s'ils singent les femmes, ce qui n'est pas du tout fatal. C'est même un "non sens" qui bien évidement ne peut que me faire débander. La donne a changé à cet égard, il suffit pour s'en convaincre de visiter n'importe quel site porno dédié. C'est le seul point positif à noter ! 

Peut conduire à une pathologie "homo" une incertitude dans l'orientation du fait d'un doute identitaire. Là si la mère a voulu une fille et qu'elle a eu un garçon, son désir inconscient peut causer des ravages. Un autre cas de figure et l'histoire du "jumeau perdu" mais là c'est pas négatif du tout !

A force d'observer la psychologie des sexes, j'ai des vues très différentes voire opposées à celles qui ont la faveur du public. Le mâle trouve sa justification dans une implication sociale, il est plus vulnérable au regard des autres. Observez des mecs qui se battent pour une insulte, il aspirent à se réconcilier et à boire ensemble un pot après s'être foutus sur la gueule y compris chez les pires voyous.

A moins d'être plus ou moins "chrétienne", une femme échappe plus facilement à ce déterminisme. J'ai vu deux femmes se crêper le chignon et rouler agrippées l'une à l'autre en pleine rue et provoquer un bouchon. La différence c'est qu'il est impossible de les raisonner, on peut les séparer mais elles n'aspirent pas à la réconciliation et à la première occasion se feront les pires crasses.

Vous pouvez dire que je suis partial mais j'ai l'absolue certitude que ce n'est pas le cas. Mais notez que je ne généralise pas car j'ai invoqué un facteur civilisateur opposé à cette différence de nature. Il existe en effet des conditions particulières dans la culture chrétienne qui manifestement n'existent pas dans l'Islam où les femmes tendent à être reléguées dans des espaces privés communiquant par les toits dans l'architecture traditionnelle du pourtour méditéranéen, ce qui ne résoud pas le problème d'une possible sédition mais l'amplifie en favorisant, sous des dehors de soumission, une complicité agissante. L'homme est plus porté aux abstractions intellectuelle, la femme est plus "matérialiste" du fait de sa constitution.

J'observe que le "débondage" que favorise l'avènement d'une société se prétendant faussement "libérée" se solde par un renversement qui rend beaucoup mieux compte du caractère intrinsèque de la psychologie des garçons et des filles. Le renversement que l'on observe avec d'un côté des garçons sentimentaux très vulnérables à la culpabilisation orchestrée par le féminisme hard et de l'autre des filles portées plus ou moins à une vulgarité des plus sordides, tout cela veut bien dire quelque chose quant aux tendances "instinctives" donc "naturelles".

Certes, il y a forcément dans l'aspiration des garçons a être reconnus socialement, une part due à l'ambiance culturelle héritée des siècles et des millénaires de formatage mais on ne peut plus vraiment parler d'une influence éducative puisqu'à défaut d'un minimum de châtiments corporels, on ne peut plus guère signifier des limites. Alors comment prétend-on gérer l'afflux de milliers et même de millions de "migrants" dans ces condittion ? Et ça les gosses le savent bien qui par désœuvrement viennent vous faire chier et vous provoquer  en vous rasant à vélo et en vous tournant autour quand vous discutez sur un banc. Sans parler de comportements plus préoccupants de déprédation caractérise, la puberté venue et largement dépassée.

La mère yang et le père yin ou inexistant revient à une monoparentalité féminine d'un type apparenté à la femme lesbienne en mode hypermasculin, c'est évidemment pas le top mais ça dépend si la situation est pathologique. Il y a pas mal de "papa poules" donc yins associés à des femmes actives et décideuses qui ne sont pas forcément négatives. C'est contraire à l'usage et déséquilibré mais vaut mieux qu'un père hyper macho et homophobe de surcroît donc caricatural.

Les enfants ont besoin d'un double modèle paternel et maternel mais pas forcément dans le couple parental même. Le modèle mâle (paternel) peut se trouver dans la famille étendue ou même à l'extérieur dans la société. Il n'est du reste pas possible qu'on les trouva obligatoirement réunis chez les géniteurs surtout vu les conditions économiques et sociales ambiantes. Même dans une société plus "normale" et moins chamboulée, disons que la la probabilité pour un enfant de trouver des parents modèles est finalement assez infime.

Ce qui compte c'est surtout l'affection, la protection et un minimum d'encadrement c'est pourquoi toutes les théories évoqués à l'encontre des mariages de même sexe relève de l'hystérie pure. On assiste là à la conséquence la plus caricaturale et la plus nocive d'une "théoricaillerie" dualiste. C'est l'héritage d'une scolastique de myopes congénitaux abusés par leur esprit de système binaire. Évidemment comme c'est simplicité dérisoire, tous les connes et les cons (souvent mitrés) s'en font un régal et nous bassinent avec cette mécanique dérisoire à deux balles.  

Le problème de l'innovation est seulement dans le mot "mariage" qui implique de baiser ensemble. Or on peut très bien imaginer un couple de mecs qui tout en ayant de l'affection l'un pour l'autre trouveront parodiques de revendiquer le couple bourgeois classique comme modèle. Le PACS a ceci de bien que c'est avant tout un contrait de SOLIDARITE et non un contrat pour se garantir un "garage à bite à domicile". Il eut été souhaitable d'inventer un nouveau contrat privé plus élaboré et moins précaire que le PACS or ce n'était point nécessaire, il a existé ce fut le contrat notarié d'affrèrement.

J'ajoute que les curés qui s'insurgent contre la loi Taubira ignorent que des églises chrétiennes ont procédé à des bénédictions de couples de même sexe sous l'égide de Saint serge et Saint Bacchus pour les mecs. Ce fut évidement un moyen de faire la "part du feu" sans pour autant justifier une promotion de l'homosexualité mais pour la canaliser vers quelque chose de plus "spirituel" que la vogue consumériste actuelle. Je constate que lorsqu'il vous demande un avis et qu'on leur en parle en leur communiquant la "doc", faute de mouvoir réfuter, on en n'a aucun écho. Enfin quand les rapports demeurent cordiaux et inchangés, c'est bien suffisant. Je vais à l'église pour m'occuper uniquement de "musique" déclarée à tort "sacrée" car ce n'est que de la musique d'opéra en version religieuse.

Cela dit, concernant votre cas, je n'ai jamais exclu qu'il y ait des mères célibataires responsables.

En tout état de cause, votre cas s'apparente à celui d'un couple où l'homme est trop Yin. Le fait qu'il soit présent mais en retrait fait qu'il n'est pas différent de celui de beaucoup de couples. Donc le mot "célibataire" vous a égaré. Il correspond à une réalité à une qualification avant tout JURIDIQUE mais votre propre relation doit s’interpréter, du point de vue qui nous occupe (sociologique) comme une relation conjugale atténuée ou distendue et c'est pas du tout la même chose. On ne peut légitimement parler de "mère célibataire" que lorsque le femme s'est faite engrosser avec la ferme intention de jeter l'instrument de sa fertilisation après usage, voir celle d'en tirer le maximum en terme de pension et sans lui donner aucune possibilité d'influer sur l'éducation de l'enfant. Et j'aoute en cumulant avec ce parasitage, tous les avantages sociaux à elles dévolue plus la possibilité, en sus, de se faire entretenir par des amants de passage si l'occasion s'en présente.

Cela dit et vu l'inconsistance de beaucoup de mes collègues, je comprends fort bien qu'une femme puisse aspirer à un minimum d'autonomie. Comprendra t-on un jour que mes points de vues n'ont rien de "réactionnaires" tout en n'étant pas du tout en prise avec une certaine modernité. Je sais, la notion de "juste milieu", n'est pas une chose très répandue sous nos latitudes mais j'estime avoir des droits à revendiquer un statut de relative exception.

Je ne manque pas de "compassion" et comme vous je m'insurge contre la bêtise et cela nécessite parfois des paroles fortes.

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